{"id":117627,"date":"2015-02-09T00:00:00","date_gmt":"2015-02-08T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/tvaryny.com\/?p=117627"},"modified":"2026-08-17T13:07:05","modified_gmt":"2026-08-17T10:07:05","slug":"hokkaido-ainu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/breed-hokkaido-ainu","title":{"rendered":"Hokkaido (Ainu)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le <strong>Hokkaido<\/strong>, aussi appel\u00e9 <strong>Hokkaido Ken<\/strong> et <strong>Ainu Ken<\/strong>, est l&rsquo;une des six races japonaises inscrites par l&rsquo;\u00c9tat au registre des monuments naturels. C&rsquo;est un spitz autochtone de taille moyenne, \u00e0 double fourrure \u00e9paisse, oreilles dress\u00e9es et queue enroul\u00e9e, s\u00e9lectionn\u00e9 pour la chasse dans les montagnes et les neiges du nord du Japon. La race reste rare jusque chez elle : en 2025, le Japan Kennel Club a enregistr\u00e9 24 Hokkaido, contre 3 598 Shiba Inu la m\u00eame ann\u00e9e. Nous avons rassembl\u00e9 ci-dessous ce qui se v\u00e9rifie sur pi\u00e8ces : le standard FCI n\u00b0 261, le registre de l&rsquo;Agence japonaise des Affaires culturelles, le standard de l&rsquo;association japonaise NIPPO et des publications v\u00e9t\u00e9rinaires \u00e0 comit\u00e9 de lecture. D\u00e9couvrez-en plus sur <a href=\"https:\/\/tvaryny.com\/fr\">Tvaryny<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le Hokkaido (Ainu) : bref aper\u00e7u et caract\u00e9ristiques<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"500\" height=\"360\" src=\"https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/color-160046_1.jpg\" alt=\"Chien Hokkaido Ken\" class=\"wp-image-117358\" srcset=\"https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/color-160046_1.jpg 500w, https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/color-160046_1-300x216.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><th>Param\u00e8tre<\/th><th>Caract\u00e9ristique<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td><strong>Pays d&rsquo;origine<\/strong><\/td><td>Japon<\/td><\/tr><tr><td><strong>Standard FCI<\/strong><\/td><td>N\u00b0 261 \u00ab HOKKAIDO \u00bb, version en vigueur publi\u00e9e le 30.10.2016, version anglaise du 09.02.2017<\/td><\/tr><tr><td><strong>Classification FCI<\/strong><\/td><td>Groupe 5 (chiens de type spitz et de type primitif), section 5 (spitz asiatiques et races apparent\u00e9es), sans \u00e9preuve de travail<\/td><\/tr><tr><td><strong>Utilisation selon le standard<\/strong><\/td><td>Chien de chasse, chien de compagnie<\/td><\/tr><tr><td><strong>Taille au garrot, m\u00e2les<\/strong><\/td><td>48,5\u201351,5 cm (FCI n\u00b0 261)<\/td><\/tr><tr><td><strong>Taille au garrot, femelles<\/strong><\/td><td>45,5\u201348,5 cm (FCI n\u00b0 261)<\/td><\/tr><tr><td><strong>Taille selon le standard japonais NIPPO<\/strong><\/td><td>m\u00e2les 52 cm (fourchette 46\u201355), femelles 49 cm (fourchette 43\u201352)<\/td><\/tr><tr><td><strong>Poids<\/strong><\/td><td>Le standard FCI n\u00b0 261 ne fixe aucun poids<\/td><\/tr><tr><td><strong>Poil<\/strong><\/td><td>Double : poil de couverture dur et droit, sous-poil doux et dense<\/td><\/tr><tr><td><strong>Couleurs selon le standard<\/strong><\/td><td>S\u00e9same, bring\u00e9, rouge, noir, noir et feu, blanc<\/td><\/tr><tr><td><strong>Statut au Japon<\/strong><\/td><td>Monument naturel national depuis le 21 d\u00e9cembre 1937<\/td><\/tr><tr><td><strong>Enregistrements au JKC en 2025<\/strong><\/td><td>24 chiens (toutes races confondues, 141 races : 302 530)<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Origines : ce que disent r\u00e9ellement les documents<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il est facile d&rsquo;\u00e9crire une belle l\u00e9gende sur les races japonaises autochtones, et difficile d&rsquo;en \u00e9crire une page v\u00e9rifiable. Commen\u00e7ons donc par le document qui d\u00e9crit officiellement la race. Le r\u00e9sum\u00e9 historique du standard FCI n\u00b0 261 affirme que la race descend de chiens japonais de taille moyenne venus \u00e0 Hokkaido avec des migrants de Honshu \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de Kamakura, dans les ann\u00e9es 1140, alors que les \u00e9changes se d\u00e9veloppaient entre Hokkaido et la r\u00e9gion du Tohoku. Cette formulation m\u00e9rite l&rsquo;attention, car elle contredit le r\u00e9cit le plus r\u00e9pandu sur Internet, celui des \u00ab descendants directs des chiens de la p\u00e9riode Jomon \u00bb. Le standard fait remonter la race non pas au n\u00e9olithique, mais \u00e0 une migration m\u00e9di\u00e9vale venue de l&rsquo;\u00eele principale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La science est ici plus prudente que les textes de vulgarisation. L&rsquo;\u00e9tude des mitog\u00e9nomes de chiens japonais anciens (Xiaokaiti et coll., <em>Anthropological Science<\/em>, 2024) part d&rsquo;un fait arch\u00e9ologique : le chien est pr\u00e9sent au Japon depuis au moins 9 300 ans, d\u00e8s la p\u00e9riode Jomon. Mais les auteurs montrent ensuite que les lign\u00e9es mitochondriales des chiens de la fin du VIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle sont d\u00e9j\u00e0 diff\u00e9rentes et plus diverses que celles des chiens Jomon : les vagues de migration ult\u00e9rieures ont amen\u00e9 leurs propres chiens, et les haplogroupes anciens ont \u00e9t\u00e9 largement remplac\u00e9s. Une filiation directe \u00ab chien Jomon \u2192 race moderne \u00bb ne d\u00e9coule pas de ces donn\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En revanche, il existe une observation ancienne et tr\u00e8s concr\u00e8te qui distingue le Hokkaido des races japonaises m\u00e9ridionales. En 1984, Hashimoto, Yamakawa et Tanabe ont publi\u00e9 dans le <em>Journal of Biochemistry<\/em> une \u00e9tude des glycolipides \u00e9rythrocytaires chez 1 591 chiens de 36 races. Ils ont mis en \u00e9vidence un polymorphisme du sucre terminal de l&rsquo;h\u00e9matoside : certains chiens portent l&rsquo;acide N-ac\u00e9tylneuraminique, d&rsquo;autres l&rsquo;acide N-glycolylneuraminique. La seconde variante ne se rencontre que chez quelques races orientales, et le Hokkaido en \u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9ment d\u00e9pourvu dans cet \u00e9chantillon, \u00e0 la diff\u00e9rence des races autochtones du sud du Japon, du nord de la Chine et de Cor\u00e9e. Les auteurs en concluent \u00e0 des routes de peuplement distinctes : les chiens du sud du Japon seraient venus du nord de la Chine par la p\u00e9ninsule cor\u00e9enne, tandis que les chiens du nord de l&rsquo;archipel ont une autre origine.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le nom \u00ab Ainu Ken \u00bb renvoie aux A\u00efnous, peuple autochtone de Hokkaido, de Sakhaline et des \u00eeles Kouriles. Le r\u00e9sum\u00e9 historique du standard FCI indique explicitement que les A\u00efnous \u00e9levaient ces chiens pour la chasse \u00e0 l&rsquo;ours et \u00e0 d&rsquo;autres animaux, et que la seconde appellation de la race vient de l\u00e0. En langue a\u00efnoue, le chien porte plusieurs noms, que l&rsquo;archive linguistique du Mus\u00e9e national a\u00efnou (\u56fd\u7acb\u30a2\u30a4\u30cc\u6c11\u65cf\u535a\u7269\u9928) consigne avec pr\u00e9cision : <strong>seta<\/strong> est le mot principal, r\u00e9pandu \u00e0 Hokkaido, \u00e0 Sakhaline et dans les Kouriles ; dans le nord-est de l&rsquo;\u00eele \u2014 r\u00e9gions de Kitami, Kushiro et Tokachi \u2014 la langue courante dit <strong>sita<\/strong>, tandis que <em>seta<\/em> reste le registre soutenu. Il existe aussi des noms descriptifs : <strong>reyep<\/strong>, \u00ab celui qui rampe \u00bb (parce que le chien s&rsquo;approche de l&rsquo;humain en rampant lorsqu&rsquo;il qu\u00eate une caresse), et <strong>apacampe<\/strong>, \u00ab celui qui se tient pr\u00e8s de la porte \u00bb. Rien d&rsquo;exotique l\u00e0-dedans : c&rsquo;est la synonymie ordinaire d&rsquo;une langue vivante, document\u00e9e par une institution scientifique nationale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le tournant survient en 1937. La base des biens culturels nationaux de l&rsquo;Agence japonaise des Affaires culturelles comporte une fiche au nom de <strong>\u5317\u6d77\u9053\u72ac<\/strong> (\u307b\u3063\u304b\u3044\u3069\u3046\u3051\u3093, \u00ab Hokkaido Ken \u00bb) : cat\u00e9gorie, monument naturel ; date de classement, <strong>21.12.1937<\/strong>. \u00c0 la rubrique \u00ab localisation \u00bb figure la mention \u5730\u57df\u3092\u5b9a\u3081\u306a\u3044, \u00ab aucun territoire d\u00e9fini \u00bb : le statut est accord\u00e9 \u00e0 la race en tant que telle, et non \u00e0 un lieu ou \u00e0 des animaux pr\u00e9cis. La notice, r\u00e9dig\u00e9e dans une langue administrative ancienne, \u00e9num\u00e8re exactement les traits que reprendront les standards : c&rsquo;est l&rsquo;un des chiens japonais de taille moyenne \u00e9lev\u00e9s de longue date \u00e0 Hokkaido ; oreilles petites, museau pointu, corps relativement long par rapport \u00e0 la hauteur au garrot, angle du jarret ouvert.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le standard FCI ajoute une pr\u00e9cision sur le nom : lorsque la race a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e monument naturel, elle a pris le nom de la r\u00e9gion. \u00ab Hokkaido Ken \u00bb est donc devenu l&rsquo;appellation officielle, \u00ab Ainu Ken \u00bb restant le second nom, historique. Les deux sont encore employ\u00e9s aujourd&rsquo;hui, et la FCI elle-m\u00eame fait figurer \u00ab Ainu \u00bb en compl\u00e9ment du nom de la race.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce m\u00eame registre permet de situer le Hokkaido dans une s\u00e9rie : dans les ann\u00e9es 1930, l&rsquo;\u00c9tat japonais a class\u00e9 l&rsquo;une apr\u00e8s l&rsquo;autre les races canines comme monuments naturels, et le Hokkaido ferme la marche.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><th>Race au registre<\/th><th>Date de classement comme monument naturel<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>\u79cb\u7530\u72ac \u2014 Akita<\/td><td>31.07.1931<\/td><\/tr><tr><td>\u7532\u6590\u72ac \u2014 Kai<\/td><td>22.01.1934<\/td><\/tr><tr><td>\u7d00\u5dde\u72ac \u2014 Kishu<\/td><td>01.05.1934<\/td><\/tr><tr><td>\u8d8a\u306e\u72ac \u2014 Koshi no Inu<\/td><td>28.12.1934<\/td><\/tr><tr><td>\u67f4\u72ac \u2014 Shiba<\/td><td>16.12.1936<\/td><\/tr><tr><td>\u571f\u4f50\u72ac \u2014 Tosa Ken (aujourd&rsquo;hui Shikoku Ken)<\/td><td>15.06.1937<\/td><\/tr><tr><td>\u5317\u6d77\u9053\u72ac \u2014 Hokkaido<\/td><td>21.12.1937<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Parall\u00e8lement au registre d&rsquo;\u00c9tat, la race est encadr\u00e9e par une structure associative. La soci\u00e9t\u00e9 de pr\u00e9servation des chiens japonais NIPPO (\u516c\u76ca\u793e\u56e3\u6cd5\u4eba\u65e5\u672c\u72ac\u4fdd\u5b58\u4f1a) a adopt\u00e9 d\u00e8s 1934 le \u00ab Standard du chien japonais \u00bb, document unique couvrant les six races r\u00e9parties par taille en petites, moyennes et grandes. L&rsquo;essence du chien japonais y tient en trois notions : <strong>kan&rsquo;i<\/strong> (\u608d\u5a01), force int\u00e9rieure contenue et dignit\u00e9 ; <strong>ryosei<\/strong> (\u826f\u6027), bon caract\u00e8re \u00e9quilibr\u00e9 ; <strong>soboku<\/strong> (\u7d20\u6734), sobri\u00e9t\u00e9 naturelle, sans appr\u00eat. Ces trois mots ne sont pas un ornement exotique : ils expliquent pourquoi les standards japonais d\u00e9crivent si peu le \u00ab caract\u00e8re \u00bb au sens occidental, et pourquoi la timidit\u00e9 y est tenue pour un d\u00e9faut s\u00e9rieux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une pr\u00e9cision s&rsquo;impose ici, car c&rsquo;est sans doute la confusion la plus fr\u00e9quente. Les \u00ab six Nihon Ken \u00bb ne sont pas l&rsquo;ensemble des chiens autochtones du Japon, mais les six races class\u00e9es par l&rsquo;\u00c9tat et suivies par NIPPO. La litt\u00e9rature scientifique \u2014 notamment l&rsquo;article de Gojobori et coll. dans <em>Nature Communications<\/em> (2024) \u2014 d\u00e9nombre onze races autochtones au Japon. La formule \u00ab l&rsquo;une des six races japonaises originelles \u00bb n&rsquo;est donc exacte qu&rsquo;au sens du statut de protection.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dernier d\u00e9tail historique, contemporain celui-l\u00e0 : NIPPO note que les anciennes lign\u00e9es locales du Hokkaido s&rsquo;estompent et que la race converge vers un type unifi\u00e9. Pour une race rare, la nouvelle est ambivalente : l&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de type progresse, mais la diversit\u00e9 des lign\u00e9es dans lesquelles puiser des reproducteurs non apparent\u00e9s se r\u00e9duit.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Apparence du Hokkaido : lecture du standard FCI n\u00b0 261<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/gallery-160046.jpg\" alt=\"Hokkaido (Ainu) dans la nature\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;aspect g\u00e9n\u00e9ral est d\u00e9crit ainsi : chien de taille moyenne au dimorphisme sexuel fortement marqu\u00e9, bien \u00e9quilibr\u00e9, de construction solide et bien charpent\u00e9 ; musculature ferme et s\u00e8che. Les proportions sont d\u00e9taill\u00e9es de fa\u00e7on inhabituelle pour une race japonaise \u2014 il y en a trois : hauteur au garrot \/ longueur du corps = 10 : 11 (le corps peut \u00eatre un peu plus long chez les femelles) ; longueur du cr\u00e2ne \/ longueur du chanfrein = 3 : 2 ; longueur du cr\u00e2ne \u00e9gale \u00e0 la largeur des joues. \u00c0 titre de comparaison, les standards du Shiba, du Kai, du Kishu, du Shikoku et de l&rsquo;Akita s&rsquo;en tiennent \u00e0 la premi\u00e8re de ces proportions.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Cr\u00e2ne et front :<\/strong> larges et l\u00e9g\u00e8rement plats. Le stop est peu marqu\u00e9 mais d\u00e9fini.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Truffe :<\/strong> noire. Une l\u00e9g\u00e8re d\u00e9pigmentation est admise chez les sujets blancs.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Museau :<\/strong> en forme de coin, chanfrein droit. Joues bien d\u00e9velopp\u00e9es.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>L\u00e8vres et langue :<\/strong> l\u00e8vres serr\u00e9es, \u00e0 bords noirs. Une phrase distincte du standard pr\u00e9cise que la couleur bleu-noir de la langue n&rsquo;est pas un d\u00e9faut.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Dents :<\/strong> fortes, articul\u00e9 en ciseaux.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Yeux :<\/strong> presque triangulaires, <strong>pas trop petits<\/strong>, brun fonc\u00e9 ; les coins externes l\u00e9g\u00e8rement relev\u00e9s. C&rsquo;est le d\u00e9tail sur lequel les descriptions courantes de la race se trompent le plus souvent : le standard exige des yeux \u00ab pas trop petits \u00bb, et non des yeux petits.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Oreilles :<\/strong> petites, triangulaires, l\u00e9g\u00e8rement inclin\u00e9es vers l&rsquo;avant et fermement dress\u00e9es. Des oreilles non dress\u00e9es sont un d\u00e9faut \u00e9liminatoire.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Cou :<\/strong> puissant et muscl\u00e9, sans fanon.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Corps :<\/strong> garrot haut, dos droit et fort, rein mod\u00e9r\u00e9ment large et muscl\u00e9, croupe correctement inclin\u00e9e. Poitrail bien d\u00e9velopp\u00e9, poitrine profonde et mod\u00e9r\u00e9ment large, c\u00f4tes bien cintr\u00e9es, ventre l\u00e9g\u00e8rement relev\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Queue :<\/strong> attach\u00e9e haut, \u00e9paisse, port\u00e9e sur le dos vigoureusement enroul\u00e9e ou courb\u00e9e en faucille ; pendante, sa pointe atteint presque les jarrets.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Membres :<\/strong> \u00e9paules mod\u00e9r\u00e9ment obliques, avant-bras droits et secs, m\u00e9tacarpes l\u00e9g\u00e8rement obliques, angulations post\u00e9rieures mod\u00e9r\u00e9es, jarrets solides. Doigts serr\u00e9s et bien arqu\u00e9s, coussinets \u00e9pais et \u00e9lastiques, ongles durs, noirs ou de couleur fonc\u00e9e.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Allure :<\/strong> active, rapide, l\u00e9g\u00e8re et \u00e9lastique.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-heading wp-block-paragraph\"><strong>La langue bleu-noir : ce qui s\u00e9pare le Hokkaido de l&rsquo;Akita<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les taches de pigment sur la langue sont mentionn\u00e9es dans presque tous les textes consacr\u00e9s au Hokkaido, g\u00e9n\u00e9ralement avec une allusion \u00e0 une parent\u00e9 avec le Chow-Chow. V\u00e9rifions sur pi\u00e8ces : le r\u00e9sultat est plus int\u00e9ressant que l&rsquo;allusion. Le standard du Hokkaido (FCI n\u00b0 261) autorise explicitement la langue bleu-noir : \u00ab n&rsquo;est pas un d\u00e9faut \u00bb. Le standard de l&rsquo;Akita (FCI n\u00b0 255) inscrit \u00e0 sa liste des d\u00e9fauts la ligne \u00ab langue bleue ou tachet\u00e9e de noir \u00bb. Les standards du Shiba (n\u00b0 257), du Kai (n\u00b0 317), du Kishu (n\u00b0 318) et du Shikoku (n\u00b0 319) ne mentionnent pas la langue. Autrement dit, parmi les six races japonaises, le Hokkaido est la seule dont le standard pr\u00e9voie sp\u00e9cialement la pigmentation de la langue comme admissible \u2014 l\u00e0 o\u00f9 elle constitue un d\u00e9faut chez son plus proche parent de groupe. Les standards ne se prononcent pas sur la cause de cette pigmentation, et nous n&rsquo;en tirons donc aucune g\u00e9n\u00e9alogie ; mais la divergence, elle, se v\u00e9rifie sur deux PDF du site de la FCI.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-heading wp-block-paragraph\"><strong>Pelage et couleurs<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le poil est double : poil de couverture dur et droit, sous-poil doux et dense, poil de la queue assez long et d\u00e9tach\u00e9. Le standard reconna\u00eet six couleurs \u2014 la palette la plus large parmi les races japonaises de la nomenclature FCI.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>S\u00e9same :<\/strong> le standard le d\u00e9finit comme un m\u00e9lange homog\u00e8ne de poils noirs, rouges et blancs sur l&rsquo;ensemble du corps.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Bring\u00e9 :<\/strong> motif ray\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Rouge.<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li><strong>Noir.<\/strong> Le noir uni est une entr\u00e9e reconnue \u00e0 part enti\u00e8re, que la plupart des descriptions grand public omettent, ne conservant que le \u00ab noir et feu \u00bb.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Noir et feu.<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li><strong>Blanc.<\/strong> Selon NIPPO, la proportion de sujets blancs augmente ces derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Deux d\u00e9tails faciles \u00e0 manquer. D&rsquo;abord, le standard du Hokkaido n&rsquo;exige <em>pas<\/em> l&rsquo;\u00ab urajiro \u00bb \u2014 ces zones claires sur les c\u00f4t\u00e9s du museau, les joues, la gorge, la poitrine, le ventre et la face interne des membres \u2014 alors que c&rsquo;est obligatoire chez le Shiba pour toutes les couleurs, et chez l&rsquo;Akita pour toutes sauf le blanc. Ensuite, la liste des d\u00e9fauts du standard du Hokkaido comporte la \u00ab couleur pinto \u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire de larges taches blanches sur fond color\u00e9 : le blanc est reconnu comme robe unie, non comme panachure.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-heading wp-block-paragraph\"><strong>Taille : pourquoi les chiffres diff\u00e8rent selon les sources<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il faut \u00eatre pr\u00e9cis ici, car c&rsquo;est sur la taille que la confusion est la plus fr\u00e9quente. La FCI n\u00b0 261 donne la taille sous forme de <em>fourchette<\/em> : m\u00e2les 48,5\u201351,5 cm, femelles 45,5\u201348,5 cm. C&rsquo;est une exception parmi les races japonaises : tous les autres standards FCI donnent un chiffre id\u00e9al assorti d&rsquo;une tol\u00e9rance \u2014 Shiba 39,5 \/ 36,5 cm avec tol\u00e9rance de 1,5 cm, Kai 50 \/ 45 cm avec +3 cm, Kishu et Shikoku 52 \/ 49 cm avec +3 cm, Akita 67 \/ 61 cm avec \u00b13 cm. Le Hokkaido est le seul des six pour lequel la FCI ait fix\u00e9 des bornes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le NIPPO japonais mesure la race autrement : m\u00e2le 52 cm (fourchette de travail 46\u201355 cm), femelle 49 cm (43\u201352 cm). L&rsquo;association japonaise place donc le Hokkaido dans le m\u00eame format que le Kishu et le Shikoku, tandis que la FCI le d\u00e9crit un peu plus bas et entre deux bornes. Les deux s\u00e9ries de chiffres sont exactes : ce sont simplement deux documents distincts. Si une description de la race affiche \u00ab 46\u201356 cm \u00bb d&rsquo;un seul tenant pour les deux sexes, ce n&rsquo;est plus un standard, c&rsquo;est la fusion de deux fourchettes. Ni la FCI n\u00b0 261 ni la fiche de monument naturel ne fixent de poids.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-heading wp-block-paragraph\"><strong>D\u00e9fauts et \u00e9liminatoires : ce que cherche le juge sur le ring<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le standard ouvre ce chapitre par la formule commune \u00e0 toute la FCI : tout \u00e9cart aux points pr\u00e9c\u00e9dents doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un d\u00e9faut, dont la gravit\u00e9 s&rsquo;appr\u00e9cie exactement en proportion de son degr\u00e9 et de ses cons\u00e9quences sur la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre du chien. Suit une liste courte, qui pour le Hokkaido se pr\u00e9sente ainsi.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>D\u00e9fauts :<\/strong> absence de dimorphisme sexuel ; prognathisme sup\u00e9rieur ou inf\u00e9rieur l\u00e9ger ; timidit\u00e9 ; couleur pinto.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>D\u00e9fauts \u00e9liminatoires :<\/strong> agressivit\u00e9 ou timidit\u00e9 excessive ; toute anomalie physique ou comportementale manifeste ; prognathisme sup\u00e9rieur ou inf\u00e9rieur prononc\u00e9 ; oreilles non dress\u00e9es ; queue pendante ou queue courte.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Notez que le comportement figure ici \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;anatomie : un chien peut \u00eatre irr\u00e9prochable de construction et n\u00e9anmoins \u00eatre \u00e9cart\u00e9 pour son temp\u00e9rament. Pour une race que les textes grand public pr\u00e9sentent comme \u00ab s\u00e9v\u00e8re et m\u00e9fiante \u00bb, la nuance compte : la r\u00e9serve envers les inconnus et la timidit\u00e9 excessive sont deux choses diff\u00e9rentes, et la seconde est officiellement inacceptable.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comparaison avec les proches parents : le majestueux <a href=\"https:\/\/tvaryny.com\/uk\/breed-akita-inu\">Akita Inu<\/a> d\u00e9passe le Hokkaido de 15 \u00e0 19 cm au garrot selon les standards, tandis que le <a href=\"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/breed-shiba-inu\">Shiba Inu<\/a> lui est inf\u00e9rieur d&rsquo;environ 9 \u00e0 12 cm. Le Hokkaido appartient, avec le Kai, le Kishu et le Shikoku, aux chiens japonais moyens, et il est facile de les confondre : NIPPO rel\u00e8ve sp\u00e9cifiquement que le poitrail du Hokkaido est particuli\u00e8rement d\u00e9velopp\u00e9, ce qui lui donne l&rsquo;impression d&rsquo;un centre de gravit\u00e9 bas et une allure plus trapue que celle des autres chiens japonais de taille moyenne.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Caract\u00e8re : ce que disent les standards, et ce qu&rsquo;ils ne disent pas<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"640\" height=\"480\" src=\"https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/color-160046.jpg\" alt=\"Chien Hokkaido regardant au loin\" class=\"wp-image-117373\" srcset=\"https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/color-160046.jpg 640w, https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/color-160046-300x225.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le chapitre \u00ab Comportement \/ temp\u00e9rament \u00bb du standard FCI n\u00b0 261 se lit ainsi : chien d&rsquo;une endurance remarquable, faisant preuve de dignit\u00e9 et d&rsquo;une candeur naturelle ; le temp\u00e9rament est fid\u00e8le, <strong>docile<\/strong>, tr\u00e8s vigilant et hardi ; il fait \u00e9galement preuve d&rsquo;un jugement s\u00fbr et d&rsquo;une grande r\u00e9sistance. Le mot \u00ab docile \u00bb n&rsquo;est ni une coquille ni un adoucissement : on le retrouve dans les standards du Kishu et de l&rsquo;Akita, et le Shikoku est d\u00e9crit comme \u00ab docile envers son ma\u00eetre \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">NIPPO va plus loin dans sa description du Hokkaido et met explicitement en garde contre la romantisation : par le caract\u00e8re, le Hokkaido ne diff\u00e8re gu\u00e8re des autres chiens japonais, et malgr\u00e9 son r\u00f4le de chien de chasse au gros gibier, ce n&rsquo;est pas une race dont il faudrait souligner la f\u00e9rocit\u00e9. Cela contredit frontalement l&rsquo;image populaire du \u00ab combattant intr\u00e9pide face \u00e0 l&rsquo;ours \u00bb, qui circule de texte en texte. Race de chasse, oui ; race dont il faudrait vanter l&rsquo;agressivit\u00e9, non.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le standard comporte une autre dimension, rarement \u00e9voqu\u00e9e et pourtant tr\u00e8s pratique. La timidit\u00e9 figure parmi les d\u00e9fauts, et un chien \u00ab agressif ou excessivement timide \u00bb est \u00e9limin\u00e9, au m\u00eame titre que \u00ab tout chien pr\u00e9sentant des anomalies physiques ou comportementales manifestes \u00bb. Pour l&rsquo;acheteur, cela se lit simplement : dans une race o\u00f9 la timidit\u00e9 est officiellement un d\u00e9faut, un chiot qui, \u00e0 8 ou 10 semaines, fuit le contact humain n&rsquo;est pas un \u00ab Japonais r\u00e9serv\u00e9 typique \u00bb mais une raison de poser des questions suppl\u00e9mentaires \u00e0 l&rsquo;\u00e9leveur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Ce qu&rsquo;il faut en retenir pour la vie quotidienne :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Un attachement s\u00e9lectif.<\/strong> Le Hokkaido noue en g\u00e9n\u00e9ral un lien particuli\u00e8rement \u00e9troit avec une personne, m\u00eame si le reste de la famille compte aussi parmi les \u00ab siens \u00bb. Organisez l&rsquo;\u00e9ducation de sorte que les ordres de base soient travaill\u00e9s par plusieurs membres du foyer, sinon l&rsquo;ob\u00e9issance restera s\u00e9lective.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Une motivation de chasse.<\/strong> La race a \u00e9t\u00e9 fa\u00e7onn\u00e9e pour le travail sur gibier : le mouvement rapide d&rsquo;un petit animal est un stimulus puissant. Pr\u00e9voyez une cl\u00f4ture fiable, une longe dans les lieux nouveaux et un travail sp\u00e9cifique sur le rappel.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Une vigilance sans agitation.<\/strong> Le standard qualifie la race de \u00ab tr\u00e8s vigilante \u00bb. En pratique, cela donne un chien qui r\u00e9agit aux changements plut\u00f4t qu&rsquo;un chien qui aboie en fond sonore.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Des tensions entre cong\u00e9n\u00e8res de m\u00eame sexe.<\/strong> C&rsquo;est un trait courant chez les spitz de chasse, \u00e0 int\u00e9grer dans l&rsquo;organisation des promenades et des rencontres.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si vous cherchez quelque chose d&rsquo;aussi inhabituel mais dont le rapport aux petits animaux diff\u00e8re, jetez un \u0153il au <a href=\"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/breed-mexican-hairless-dog-xoloitzcuintli\">Chien nu du Mexique (Xoloitzcuintli)<\/a> \u2014 \u00e9galement une race primitive, mais au temp\u00e9rament et aux besoins d&rsquo;entretien tout autres.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Avantages et inconv\u00e9nients de la race<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized size-full\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"600\" src=\"https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/color-160046_0.jpg\" alt=\"Chiot Hokkaido\" class=\"wp-image-117388\" style=\"width:431px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/color-160046_0.jpg 800w, https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/color-160046_0-300x225.jpg 300w, https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/color-160046_0-768x576.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><th>Les plus (+)<\/th><th>Les moins (\u2212)<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Tr\u00e8s attach\u00e9 \u00e0 sa famille ; le standard d\u00e9crit un temp\u00e9rament fid\u00e8le et docile<\/td><td>Tendance \u00e0 travailler \u00ab pour lui-m\u00eame \u00bb et \u00e0 tester les limites<\/td><\/tr><tr><td>L&rsquo;endurance est le mot-cl\u00e9 du standard pour cette race<\/td><td>Mue saisonni\u00e8re abondante du sous-poil dense<\/td><\/tr><tr><td>Attentif et r\u00e9ceptif aux changements \u00e0 la maison<\/td><td>Tensions possibles avec les chiens de m\u00eame sexe<\/td><\/tr><tr><td>Entretien du poil simple hors p\u00e9riode de mue<\/td><td>Exige une d\u00e9pense physique quotidienne importante<\/td><\/tr><tr><td>Supporte bien le froid gr\u00e2ce \u00e0 son double poil<\/td><td>Supporte la chaleur moins bien que le gel<\/td><\/tr><tr><td>Race rare \u00e0 l&rsquo;histoire documentaire limpide<\/td><td>Chiot difficile \u00e0 trouver ; les lign\u00e9es doivent imp\u00e9rativement \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9es<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Sant\u00e9 et g\u00e9n\u00e9tique : l&rsquo;anomalie de l&rsquo;\u0153il du Colley, et quoi en faire<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"900\" height=\"506\" src=\"https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/hokkaido-dog-3.jpg\" alt=\"Hokkaido blanc\" class=\"wp-image-117448\" srcset=\"https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/hokkaido-dog-3.jpg 900w, https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/hokkaido-dog-3-300x169.jpg 300w, https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/hokkaido-dog-3-768x432.jpg 768w, https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/hokkaido-dog-3-860x484.jpg 860w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le point le plus important \u00e0 conna\u00eetre sur la sant\u00e9 du Hokkaido concerne les yeux \u2014 et ce n&rsquo;est pas une g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9, mais une publication pr\u00e9cise, avec des chiffres. En 2012, l&rsquo;\u00e9quipe de Mizukami, Yabuki et Yamato a publi\u00e9 dans <em>Veterinary Ophthalmology<\/em> (volume 15, num\u00e9ro 2, p. 128\u2013132) l&rsquo;article \u00ab Collie eye anomaly in Hokkaido dogs: case study \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le point de d\u00e9part est une femelle Hokkaido de neuf mois chez laquelle l&rsquo;ophtalmoscopie a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une <strong>anomalie de l&rsquo;\u0153il du Colley<\/strong> (AOC) : une hypoplasie choro\u00efdienne bilat\u00e9rale dans les zones temporales. D\u00e9tail capital : <em>le chien ne pr\u00e9sentait aucun trouble visuel apparent<\/em>. Les auteurs ont ensuite g\u00e9notyp\u00e9 l&rsquo;animal et confirm\u00e9 la mutation associ\u00e9e \u00e0 l&rsquo;AOC : une d\u00e9l\u00e9tion intronique de 7,8 kilobases dans le g\u00e8ne <strong>NHEJ1<\/strong>. Ils ont poursuivi par le d\u00e9pistage de 17 autres Hokkaido issus de trois \u00e9levages : <strong>12 se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s porteurs h\u00e9t\u00e9rozygotes et 5 atteints<\/strong>. La conclusion de l&rsquo;article est formul\u00e9e sans m\u00e9nagement : du fait de cette mutation connue, la race Hokkaido est hautement pr\u00e9dispos\u00e9e \u00e0 l&rsquo;AOC, tout comme les races du groupe des Colleys.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Reste \u00e0 lire ce r\u00e9sultat correctement. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un <strong>\u00e9chantillon de 17 chiens provenant de trois \u00e9levages<\/strong>, et non d&rsquo;un recensement de la population ; la formule r\u00e9pandue \u00ab un tiers de la population \u00bb n&rsquo;est pas ce que montre cette \u00e9tude, qui rapporte cinq sujets atteints et douze porteurs dans l&rsquo;\u00e9chantillon examin\u00e9. C&rsquo;est peu de chiens, mais \u00e9norm\u00e9ment pour une d\u00e9couverte fortuite \u2014 d&rsquo;o\u00f9 la fermet\u00e9 de la conclusion.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Ce qu&rsquo;est l&rsquo;AOC et pourquoi le test ADN est ici indispensable.<\/strong> L&rsquo;anomalie de l&rsquo;\u0153il du Colley est un trouble cong\u00e9nital du d\u00e9veloppement de la choro\u00efde et de la scl\u00e8re. Les formes l\u00e9g\u00e8res (hypoplasie choro\u00efdienne) peuvent n&rsquo;avoir aucune cons\u00e9quence visuelle de toute une vie ; les formes s\u00e9v\u00e8res \u2014 colobomes, d\u00e9collement de r\u00e9tine, h\u00e9morragies intraoculaires \u2014 peuvent conduire \u00e0 la perte de la vue. La transmission est autosomique r\u00e9cessive et la mutation est identifi\u00e9e comme une d\u00e9l\u00e9tion pr\u00e9cise dans NHEJ1 : le test de laboratoire donne donc une r\u00e9ponse univoque en trois \u00e9tats \u2014 indemne, porteur, atteint. Dans l&rsquo;article cit\u00e9, le g\u00e9notypage a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par PCR en temps r\u00e9el avec analyse des courbes de fusion, compl\u00e9t\u00e9e par un s\u00e9quen\u00e7age.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Question n\u00b0 1 \u00e0 l&rsquo;\u00e9leveur :<\/strong> disposez-vous des r\u00e9sultats du test ADN de l&rsquo;AOC (NHEJ1) pour les <em>deux<\/em> parents du chiot ? Le document, pas la r\u00e9ponse orale.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Question n\u00b0 2 :<\/strong> quelle combinaison de g\u00e9notypes a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour cet accouplement ? Porteur \u00d7 porteur expose \u00e0 des chiots atteints ; porteur \u00d7 indemne ne produit pas d&rsquo;atteints, mais produit des porteurs.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Question n\u00b0 3 :<\/strong> les port\u00e9es ont-elles \u00e9t\u00e9 examin\u00e9es par un ophtalmologue v\u00e9t\u00e9rinaire ? Examen oculaire et test ADN ne se remplacent pas : dans le cas publi\u00e9, la chienne porteuse de la mutation voyait normalement en apparence.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Les articulations.<\/strong> La dysplasie de la hanche est \u00e9voqu\u00e9e dans la race et reste au nombre des points \u00e0 contr\u00f4ler chez les reproducteurs selon la proc\u00e9dure radiographique officielle ; quant \u00e0 des chiffres de pr\u00e9valence propres au Hokkaido que nous serions pr\u00eats \u00e0 signer, nous n&rsquo;en avan\u00e7ons pas. La partie pratique n&rsquo;en change pas pour autant : contr\u00f4le du poids pendant la croissance, exercices mod\u00e9r\u00e9s pour un squelette jeune plut\u00f4t que sauts et longues courses sur sol dur, et radiographies des parents comme exigence normale avant la saillie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Ce que le standard exige et n&rsquo;exige pas.<\/strong> La rubrique N.B. de la FCI n\u00b0 261 ne comporte que la clause g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 toute la f\u00e9d\u00e9ration : seuls les chiens fonctionnellement et cliniquement sains, de conformation typique pour la race, doivent \u00eatre utilis\u00e9s pour la reproduction. Le standard n&rsquo;impose aucun d\u00e9pistage propre \u00e0 la race \u2014 cela rel\u00e8ve des clubs nationaux et des soci\u00e9t\u00e9s de pr\u00e9servation. Dans une race rare, la responsabilit\u00e9 du test incombe donc \u00e0 l&rsquo;\u00e9leveur, et c&rsquo;est bien le dossier du couple concern\u00e9 qu&rsquo;il faut examiner.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La chaleur, pas le froid.<\/strong> Le double poil au sous-poil dense, que le standard pr\u00e9sente comme une adaptation aux hivers rudes et aux fortes chutes de neige, joue contre le chien sous un climat chaud. L&rsquo;\u00e9t\u00e9, d\u00e9calez les promenades t\u00f4t le matin et tard le soir, assurez ombre et eau, et surveillez la respiration par temps chaud. Les mesures pr\u00e9ventives habituelles \u2014 protection antiparasitaire et vaccination de routine \u2014 sont ici les m\u00eames que pour tout chien qui fr\u00e9quente champs et for\u00eats.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une remarque enfin sur les formulations. On lit souvent, \u00e0 propos des races autochtones rares, qu&rsquo;elles \u00ab ne tombent presque jamais malades \u00bb. Ce n&rsquo;est pas une conclusion, mais une cons\u00e9quence de la petite taille des \u00e9chantillons : l\u00e0 o\u00f9 une race a \u00e9t\u00e9 peu \u00e9tudi\u00e9e, il n&rsquo;existe simplement pas de donn\u00e9es publi\u00e9es. L&rsquo;absence de description est une lacune documentaire, pas un certificat de sant\u00e9. Le Hokkaido en est un bon exemple : il a suffi qu&rsquo;une \u00e9quipe se penche s\u00e9rieusement sur la race pour qu&rsquo;une mutation de fr\u00e9quence \u00e9lev\u00e9e dans l&rsquo;\u00e9chantillon apparaisse.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Soins et entretien<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"650\" height=\"488\" src=\"https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/gallery-160046_1.jpg\" alt=\"Chien Hokkaido en mouvement\" class=\"wp-image-117403\" srcset=\"https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/gallery-160046_1.jpg 650w, https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/gallery-160046_1-300x225.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 650px) 100vw, 650px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Hokkaido se porte bien en appartement comme dans la cour d&rsquo;une maison \u2014 \u00e0 condition que la cour soit cl\u00f4tur\u00e9e, que le chien ne soit pas \u00e0 l&rsquo;attache et qu&rsquo;il ne reste pas seul en permanence. La race a \u00e9t\u00e9 fa\u00e7onn\u00e9e pour travailler aux c\u00f4t\u00e9s de l&rsquo;humain, et c&rsquo;est l&rsquo;isolement social, non le froid, qui brise ces chiens. Si vous vivez en appartement et n&rsquo;\u00eates pas pr\u00eat \u00e0 consacrer chaque jour deux \u00e0 trois heures d&rsquo;activit\u00e9 soutenue, il est plus honn\u00eate d&rsquo;examiner le <a href=\"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/breed-japanese-spitz-nihon-supittsu\">Spitz Japonais (Nihon Supittsu)<\/a> : lui aussi blanc et japonais, mais nettement moins exigeant en d\u00e9pense physique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-heading wp-block-paragraph\"><strong>Toilettage<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le type de poil d\u00e9crit par le standard \u2014 poil de couverture dur et droit, plus un sous-poil doux et dense \u2014 d\u00e9termine tout l&rsquo;entretien. La tonte est contre-indiqu\u00e9e pour ce pelage : le poil de couverture assure une fonction protectrice, y compris contre la surchauffe.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Hors mue :<\/strong> brossage au peigne m\u00e9tallique une \u00e0 deux fois par semaine.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Pendant la mue :<\/strong> quotidiennement \u00e0 la carde ou au peigne \u00e0 dents espac\u00e9es ; le sous-poil part par plaques, et plus vous l&rsquo;\u00e9liminez soigneusement, moins il y aura de n\u0153uds et d&rsquo;irritations cutan\u00e9es.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Bain :<\/strong> rare et au besoin ; des lavages fr\u00e9quents \u00e9liminent le film gras qui repousse l&rsquo;eau et les salissures.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Ongles, oreilles, dents :<\/strong> contr\u00f4le r\u00e9gulier et coupe des ongles ; les oreilles dress\u00e9es s&rsquo;a\u00e8rent bien, mais il faut les inspecter apr\u00e8s une sortie en for\u00eat, \u00e0 la recherche de tiques.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Dressage : non pas un combat, mais un accord<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"507\" height=\"480\" src=\"https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/gallery-160046_0.jpg\" alt=\"Hokkaido attentif\" class=\"wp-image-117418\" srcset=\"https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/gallery-160046_0.jpg 507w, https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/gallery-160046_0-300x284.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 507px) 100vw, 507px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le standard attribue \u00e0 la race un \u00ab jugement s\u00fbr \u00bb \u2014 et c&rsquo;est la description la plus exacte de ce \u00e0 quoi vous aurez affaire sur le terrain. Le probl\u00e8me n&rsquo;est g\u00e9n\u00e9ralement pas que le chien ne comprend pas l&rsquo;ordre, mais qu&rsquo;il \u00e9value la situation par lui-m\u00eame et d\u00e9cide s&rsquo;il vaut la peine de l&rsquo;ex\u00e9cuter maintenant. Les r\u00e9p\u00e9titions monotones fonctionnent donc moins bien que des s\u00e9quences courtes, nettes et avantageuses pour le chien.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>De la fermet\u00e9, sans brutalit\u00e9.<\/strong> La contrainte physique, dans une race o\u00f9 la timidit\u00e9 est officiellement un d\u00e9faut, est le plus court chemin vers un chien qui se referme ou se d\u00e9fend. Ce qui marche : la constance et des r\u00e8gles pr\u00e9visibles.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Socialisation pr\u00e9coce.<\/strong> Avant quatre mois, le chiot doit affronter calmement la ville : transports, foule, bruits forts, autres chiens, cabinet v\u00e9t\u00e9rinaire. La vigilance est un trait du standard ; la m\u00e9fiance envers toute nouveaut\u00e9 est la cons\u00e9quence d&rsquo;une fen\u00eatre de socialisation manqu\u00e9e.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le rappel comme projet \u00e0 part.<\/strong> Pour une race de chasse, ce n&rsquo;est pas \u00ab un ordre parmi d&rsquo;autres \u00bb mais une comp\u00e9tence que l&rsquo;on travaille des ann\u00e9es durant, et que l&rsquo;on ne teste jamais pour la premi\u00e8re fois l\u00e0 o\u00f9 il y a for\u00eat et gibier.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Du travail mental.<\/strong> Jeux de recherche, travail de flair, itin\u00e9raires explorant des lieux nouveaux : cela fatigue une telle race bien mieux que l&rsquo;accumulation m\u00e9canique de kilom\u00e8tres.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si d&rsquo;autres races japonaises au pass\u00e9 de travail comparable vous int\u00e9ressent, regardez le <a href=\"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/breed-kai-ken-tora-inu\">Kai Ken (Tora Inu)<\/a> \u2014 un autre membre des six \u00ab Nihon Ken \u00bb, dont le standard FCI ne reconna\u00eet que les robes bring\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Alimentation<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"983\" src=\"https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/logo-160046-1024x983.jpg\" alt=\"Hokkaido portrait\" class=\"wp-image-117433\" srcset=\"https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/logo-160046-1024x983.jpg 1024w, https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/logo-160046-300x288.jpg 300w, https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/logo-160046-768x737.jpg 768w, https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/logo-160046-1536x1474.jpg 1536w, https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/logo-160046-860x825.jpg 860w, https:\/\/cdn.tvaryny.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/logo-160046.jpg 1816w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il n&rsquo;existe pas de r\u00e9gime \u00ab racial \u00bb propre au Hokkaido : un aliment complet \u00e9quilibr\u00e9 selon les normes d&rsquo;un chien actif de ce format et de cet \u00e2ge convient, tout comme une ration m\u00e9nag\u00e8re \u00e9tablie avec un v\u00e9t\u00e9rinaire nutritionniste. Le rep\u00e8re pratique principal est l&rsquo;\u00e9tat corporel, pas la gamelle : chez un chien au poids correct, les c\u00f4tes se palpent ais\u00e9ment sous le poil et la taille se distingue vue de dessus.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Croissance.<\/strong> Pendant la formation du squelette, l&rsquo;exc\u00e8s calorique et une prise de poids forc\u00e9e sont nuisibles ; les rations du chiot se calculent sur son poids du moment et se recalculent r\u00e9guli\u00e8rement.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Saison.<\/strong> Les besoins \u00e9nerg\u00e9tiques d&rsquo;un chien qui travaille dehors l&rsquo;hiver et ceux du m\u00eame chien l&rsquo;\u00e9t\u00e9 ne sont pas les m\u00eames.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Rythme.<\/strong> Un adulte se nourrit en g\u00e9n\u00e9ral deux fois par jour, apr\u00e8s la promenade et non avant un effort intense.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>\u00c0 ne pas donner :<\/strong> os tubulaires, chocolat, raisin et raisins secs, oignon et ail, xylitol, aliments sal\u00e9s, fum\u00e9s et p\u00e2tisseries.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toute transition alimentaire se fait progressivement, sur plusieurs jours, en m\u00e9langeant le nouvel aliment \u00e0 l&rsquo;ancien, en surveillant les selles et la peau.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le Hokkaido parmi les six races japonaises<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les six races regroup\u00e9es sous le nom de \u00ab Nihon Ken \u00bb sont constamment confondues en ligne. Voici un rep\u00e8re strictement fond\u00e9 sur les standards FCI en vigueur \u2014 Akita n\u00b0 255, Shiba n\u00b0 257, Hokkaido n\u00b0 261, Kai n\u00b0 317, Kishu n\u00b0 318, Shikoku n\u00b0 319.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><th>Race<\/th><th>Taille FCI (m\u00e2le \/ femelle)<\/th><th>Couleurs au standard<\/th><th>Langue<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Hokkaido (n\u00b0 261)<\/td><td>48,5\u201351,5 \/ 45,5\u201348,5 cm \u2014 fourchette<\/td><td>S\u00e9same, bring\u00e9, rouge, noir, noir et feu, blanc<\/td><td>Bleu-noir : pas un d\u00e9faut<\/td><\/tr><tr><td>Akita (n\u00b0 255)<\/td><td>67 \/ 61 cm \u00b13<\/td><td>Rouge fauve, s\u00e9same, bring\u00e9, blanc ; \u00ab urajiro \u00bb obligatoire sauf pour le blanc<\/td><td>Bleue ou tachet\u00e9e de noir : d\u00e9faut<\/td><\/tr><tr><td>Shiba (n\u00b0 257)<\/td><td>39,5 \/ 36,5 cm \u00b11,5<\/td><td>Rouge, noir et feu, s\u00e9same, s\u00e9same noir, s\u00e9same rouge ; \u00ab urajiro \u00bb obligatoire<\/td><td>Non mentionn\u00e9e<\/td><\/tr><tr><td>Kai (n\u00b0 317)<\/td><td>50 \/ 45 cm +3<\/td><td>Bring\u00e9 noir, bring\u00e9 rouge, bring\u00e9<\/td><td>Non mentionn\u00e9e<\/td><\/tr><tr><td>Kishu (n\u00b0 318)<\/td><td>52 \/ 49 cm +3<\/td><td>Blanc, rouge, s\u00e9same<\/td><td>Non mentionn\u00e9e<\/td><\/tr><tr><td>Shikoku (n\u00b0 319)<\/td><td>52 \/ 49 cm +3<\/td><td>S\u00e9same, rouge, noir et feu<\/td><td>Non mentionn\u00e9e<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Autre diff\u00e9rence, visible seulement en lisant les documents c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te : l&rsquo;utilisation. Pour le Hokkaido, le Kai, le Kishu et le Shikoku, le standard indique \u00ab chien de chasse, chien de compagnie \u00bb ; pour le Shiba, \u00ab chien de chasse pour oiseaux et petit gibier, chien de compagnie \u00bb ; et pour l&rsquo;Akita, dans la version en vigueur du standard, simplement \u00ab chien de compagnie \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Faits int\u00e9ressants sur le Hokkaido<\/h2>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Le Hokkaido le plus c\u00e9l\u00e8bre est un chien de publicit\u00e9.<\/strong> Un chien blanc nomm\u00e9 Kai-kun a incarn\u00e9 le \u00ab p\u00e8re \u00bb dans une longue s\u00e9rie de spots de l&rsquo;op\u00e9rateur japonais SoftBank. Selon la salle de presse de l&rsquo;entreprise elle-m\u00eame, il fut le premier \u00ab chien-p\u00e8re \u00bb de la famille Shirato et a tourn\u00e9 dans environ 300 publicit\u00e9s t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es. L&rsquo;agence Jiji Press a rapport\u00e9 que Kai-kun est mort de vieillesse le 28 juin 2018, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 16 ans, et qu&rsquo;il s&rsquo;agissait bien d&rsquo;un Hokkaido Ken.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>24 chiens en un an.<\/strong> Statistiques d&rsquo;enregistrement du Japan Kennel Club pour 2025 : Hokkaido 24, Shikoku 51, Kai 60, Akita 263, Shiba 3 598. Toutes races confondues \u2014 141 races \u2014 le club a enregistr\u00e9 302 530 chiens.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Un statut sans adresse.<\/strong> Au registre national des monuments, la rubrique de localisation du Hokkaido porte la mention \u00ab aucun territoire d\u00e9fini \u00bb : la protection s&rsquo;applique \u00e0 la race, non \u00e0 un lieu ni \u00e0 des animaux particuliers.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Quatre noms en langue a\u00efnoue.<\/strong> L&rsquo;archive linguistique du Mus\u00e9e national a\u00efnou consigne pour le chien les mots <em>seta<\/em>, <em>sita<\/em> (variante courante du nord-est de Hokkaido), ainsi que les descriptifs <em>reyep<\/em>, \u00ab celui qui rampe \u00bb, et <em>apacampe<\/em>, \u00ab celui qui se tient pr\u00e8s de la porte \u00bb.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le seul avec une fourchette.<\/strong> Le Hokkaido est la seule des six races japonaises dont le standard FCI fixe la taille par des bornes plut\u00f4t que par un chiffre id\u00e9al assorti d&rsquo;une tol\u00e9rance.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Le dernier de la liste de 1937.<\/strong> Parmi les races canines inscrites au registre japonais des monuments naturels entre 1931 et 1937, le Hokkaido a \u00e9t\u00e9 class\u00e9 en dernier \u2014 le 21 d\u00e9cembre 1937.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Questions fr\u00e9quentes (FAQ)<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-heading wp-block-paragraph\"><strong>Hokkaido, Ainu Ken et Hokkaido Ken sont-ils une seule et m\u00eame race ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Oui. Dans la nomenclature FCI, la race s&rsquo;appelle Hokkaido (standard n\u00b0 261). \u00ab Hokkaido Ken \u00bb en est le nom japonais ; \u00ab Ainu Ken \u00bb est l&rsquo;appellation historique, li\u00e9e au fait que les A\u00efnous \u00e9levaient ces chiens pour la chasse. Le nom officiel japonais vient de celui de la r\u00e9gion, adopt\u00e9 lors du classement de 1937 au registre des monuments naturels.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-heading wp-block-paragraph\"><strong>Qu&rsquo;est-ce qui distingue le Hokkaido de l&rsquo;Akita et du Shiba ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D&rsquo;abord la taille : l&rsquo;Akita fait 67 cm chez le m\u00e2le selon le standard, le Shiba 39,5 cm, le Hokkaido 48,5\u201351,5 cm. Ensuite : le Hokkaido admet six couleurs, dont le noir uni et le bring\u00e9, absents chez le Shiba ; l&rsquo;\u00ab urajiro \u00bb ne lui est pas impos\u00e9 ; et la langue bleu-noir, qui constitue un d\u00e9faut au standard de l&rsquo;Akita, est explicitement d\u00e9clar\u00e9e non d\u00e9fectueuse au standard du Hokkaido.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-heading wp-block-paragraph\"><strong>Quel est le test de sant\u00e9 principal pour cette race ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le test ADN de l&rsquo;anomalie de l&rsquo;\u0153il du Colley (d\u00e9l\u00e9tion du g\u00e8ne NHEJ1). L&rsquo;\u00e9tude de 2012 parue dans <em>Veterinary Ophthalmology<\/em> a montr\u00e9 que, sur 17 Hokkaido examin\u00e9s issus de trois \u00e9levages, 12 \u00e9taient porteurs et 5 atteints, et a conclu \u00e0 une forte pr\u00e9disposition de la race. Demandez \u00e0 l&rsquo;\u00e9leveur les r\u00e9sultats du test pour les deux parents.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-heading wp-block-paragraph\"><strong>Le Hokkaido aboie-t-il beaucoup ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le standard qualifie la race de tr\u00e8s vigilante et, en pratique, c&rsquo;est un chien qui donne de la voix pour une raison plut\u00f4t qu&rsquo;en fond sonore. Cela dit, le \u00ab silence \u00bb n&rsquo;est pas une caract\u00e9ristique raciale garantie : beaucoup d\u00e9pend du niveau d&rsquo;activit\u00e9 du chien et du temps qu&rsquo;il passe seul.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-heading wp-block-paragraph\"><strong>La race convient-elle \u00e0 un d\u00e9butant ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le standard FCI d\u00e9crit un temp\u00e9rament fid\u00e8le et docile, et NIPPO souligne qu&rsquo;il ne faut pas mettre en avant la f\u00e9rocit\u00e9 de cette race : l&rsquo;image du \u00ab fauve ing\u00e9rable \u00bb est donc exag\u00e9r\u00e9e. Mais il s&rsquo;agit d&rsquo;une race de chasse \u00e0 fort instinct et \u00e0 besoin de mouvement \u00e9lev\u00e9 ; un d\u00e9butant aura besoin d&rsquo;un \u00e9ducateur canin et d&rsquo;une \u00e9valuation honn\u00eate de son emploi du temps.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-heading wp-block-paragraph\"><strong>Comment supporte-t-il la chaleur ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Moins bien que le gel. Le standard rattache explicitement la construction de la race \u00e0 sa capacit\u00e9 \u00e0 supporter le grand froid et de fortes chutes de neige ; le sous-poil dense, salvateur en hiver, g\u00eane la thermor\u00e9gulation en \u00e9t\u00e9. L&rsquo;\u00e9t\u00e9, promenez-le le matin et le soir, assurez ombre et eau, et ne le tondez pas \u00ab pour qu&rsquo;il ait moins chaud \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-heading wp-block-paragraph\"><strong>Quelle est l&rsquo;esp\u00e9rance de vie du Hokkaido ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous n&rsquo;avan\u00e7ons pas de chiffre que nous serions pr\u00eats \u00e0 signer en renvoyant \u00e0 une \u00e9tude de long\u00e9vit\u00e9 portant sur cette race pr\u00e9cise. \u00c0 titre de rep\u00e8re : le repr\u00e9sentant le plus connu de la race, le chien de publicit\u00e9 Kai-kun, a v\u00e9cu 16 ans selon Jiji Press.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Sources<\/h2>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>FCI-Standard N\u00b0 261 \u00ab HOKKAIDO \u00bb, version en vigueur du 30.10.2016 (version anglaise du 09.02.2017) ; pour comparaison, standards FCI n\u00b0 255, 257, 317, 318, 319.<\/li>\n\n\n\n<li>Base des biens culturels nationaux de l&rsquo;Agence japonaise des Affaires culturelles, fiche \u00ab \u5317\u6d77\u9053\u72ac \u00bb, monument naturel, classement du 21.12.1937.<\/li>\n\n\n\n<li>NIPPO \u2014 \u516c\u76ca\u793e\u56e3\u6cd5\u4eba\u65e5\u672c\u72ac\u4fdd\u5b58\u4f1a : \u00ab Standard du chien japonais \u00bb (1934) et notice de race \u5317\u6d77\u9053\u72ac.<\/li>\n\n\n\n<li>Mizukami K. et coll. Collie eye anomaly in Hokkaido dogs: case study. <em>Veterinary Ophthalmology<\/em>, 2012, 15(2), 128\u2013132.<\/li>\n\n\n\n<li>Hashimoto Y., Yamakawa T., Tanabe Y. Further studies on the red cell glycolipids of various breeds of dogs. <em>Journal of Biochemistry<\/em>, 1984, 96, 1777\u20131782.<\/li>\n\n\n\n<li>Xiaokaiti X. et coll. The history of ancient Japanese dogs revealed by mitogenomes. <em>Anthropological Science<\/em>, 2024.<\/li>\n\n\n\n<li>Archive linguistique du Mus\u00e9e national a\u00efnou (\u56fd\u7acb\u30a2\u30a4\u30cc\u6c11\u65cf\u535a\u7269\u9928), entr\u00e9es de dictionnaire relatives aux noms du chien.<\/li>\n\n\n\n<li>Japan Kennel Club (JKC), statistiques d&rsquo;enregistrement 2025.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Vid\u00e9o sur la race<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Hokkaido Dog Pros and Cons | Ainu-ken Advantages and Disadvantages\" width=\"1170\" height=\"658\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/wpciqm2MQCw?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Hokkaido ou Ainu n&rsquo;est pas simplement un chien, c&rsquo;est une l\u00e9gende vivante du Japon, l&rsquo;incarnation m\u00eame de l&rsquo;esprit des \u00eeles du nord et d&rsquo;une volont\u00e9\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":117286,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8871],"tags":[15184,14125,10442,9143,20182],"moimportance":[],"class_list":["post-117627","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-dogs-breeds-fr","tag-chiens-a-pelage-dense","tag-chiens-aux-oreilles-dressees","tag-chiens-courageux","tag-chiens-de-taille-moyenne","tag-spitz-3"],"views":27,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/117627","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=117627"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/117627\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":117649,"href":"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/117627\/revisions\/117649"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/117286"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=117627"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=117627"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=117627"},{"taxonomy":"moimportance","embeddable":true,"href":"https:\/\/tvaryny.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/moimportance?post=117627"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}