Avec l’arrivée du printemps, nous avons l’habitude de ressentir un regain d’énergie grâce aux premiers rayons du soleil, mais en même temps, nous nous plaignons souvent de somnolence, d’un teint terne et d’une fatigue générale. Nous allons à la pharmacie chercher des multivitamines pour soutenir notre organisme après l’hiver. Mais avez-vous déjà pensé que vos amis à quatre pattes traversent des processus similaires ? En savoir plus sur Tvaryny.
Pour les chiens et les chats, la période printanière est un moment de sérieux bouleversements physiologiques. Le changement de température, la mue active et le réveil des parasites imposent une charge énorme sur l’immunité. Beaucoup de propriétaires se posent la question : l’avitaminose printanière existe-t-elle chez les animaux au sens où nous l’entendons, et faut-il courir à l’animalerie pour acheter des boîtes de comprimés colorés ? Analysons cela en profondeur, en nous appuyant sur la science vétérinaire et non sur les mythes marketing.
Avitaminose ou Hypovitaminose : Mettons les points sur les « i »

Avant de parler de traitement, il convient de clarifier la terminologie. Ce que nous appelons couramment « avitaminose » est en réalité le plus souvent une hypovitaminose.
- L’avitaminose est l’absence totale d’une certaine vitamine dans l’organisme. C’est un état pathologique grave qui peut entraîner des conséquences sérieuses, parfois irréversibles, voire la mort. Chez les animaux domestiques qui reçoivent au moins un peu de nourriture, cela se rencontre extrêmement rarement.
- L’hypovitaminose est un manque partiel (déficit) d’une ou d’un groupe de vitamines. C’est précisément ce phénomène que l’on observe le plus souvent au printemps, lorsque les réserves de l’organisme sont épuisées par l’hiver et que les besoins en ressources augmentent en raison de l’activité et de la mue.
Par conséquent, en parlant des problèmes printaniers, nous ferons référence spécifiquement à l’hypovitaminose saisonnière et à la baisse générale de la résistance de l’organisme.
Pourquoi le printemps est-il un stress pour l’organisme de l’animal ?
Beaucoup pensent que si un animal mange la même nourriture toute l’année, la saisonnalité ne l’affecte pas. C’est une erreur. Au printemps, des processus biologiques importants se produisent :
- La mue saisonnière. C’est probablement le processus le plus coûteux en ressources. Pour faire pousser un nouveau pelage, l’organisme dépense une quantité colossale de protéines, de soufre, de zinc et de vitamines du groupe B. Si ces substances ne sont pas suffisantes dans l’alimentation, elles sont « puisées » dans les réserves internes, ce qui affaiblit d’autres organes.
- Les poussées hormonales. L’augmentation de la durée du jour affecte le système endocrinien, surtout chez les animaux non stérilisés. Cela accélère le métabolisme et augmente les besoins en nutriments.
- Le changement d’activité. En hiver, les promenades avec les chiens sont généralement plus courtes. Au printemps, le temps d’activité augmente, ce qui demande plus d’énergie et d’antioxydants pour les muscles.
Signaux d’alarme : Symptomes de carence en vitamines
Comment savoir si votre animal a besoin d’aide ? Les symptômes peuvent être flous, mais un propriétaire attentif remarquera les changements. Il est important de ne pas confondre la carence en vitamines avec d’autres maladies. D’ailleurs, certaines manifestations cutanées sont souvent confondues avec des allergies. Si vous voyez que l’animal se gratte, nous vous recommandons de lire l’article sur les allergies printanières et le rhume des foins chez les animaux, pour différencier le problème avec précision.
Nous avons rassemblé les principaux signes d’hypovitaminose dans un tableau pratique :
| Système de l’organisme | Symptômes chez les chiens | Symptômes chez les chats |
|---|---|---|
| Pelage et peau | Poil terne, mue prolongée, sécheresse de la peau, pellicules (« neige » sur le dos), cicatrisation lente des égratignures. | Poils ébouriffés, calvitie autour des oreilles ou des yeux, perte de brillance. |
| Comportement | Léthargie, réticence à faire de longues promenades, fatigue rapide, ingestion d’objets non comestibles (terre, craie, excréments). | Somnolence plus importante que d’habitude, irritabilité, refus de jouer. |
| Appareil locomoteur | Démarche chancelante, difficultés à se lever après le sommeil (surtout chez les grandes races). | Réticence à sauter sur des surfaces élevées, boiterie. |
| Yeux | Larmoiement, opacité de la cornée, détérioration de la vision au crépuscule. | Écoulements oculaires, clignements fréquents. |
TOP 5 des vitamines nécessaires au printemps

Toutes les vitamines ne sont pas également critiques durant la période printanière. Voici le « club des cinq » auquel il faut prêter attention.
1. Vitamine A (Rétinol)
Responsable de la vue, de l’état de la peau et des muqueuses, ainsi que de la croissance des jeunes animaux. Sa carence se manifeste souvent par une « cécité nocturne » et une sécheresse oculaire. Pour les chats, elle est d’une importance critique, car contrairement aux chiens, ils ne peuvent pas la synthétiser à partir du bêta-carotène (nourriture végétale) et doivent la recevoir exclusivement de produits carnés.
2. Vitamines du groupe B (B1, B2, B6, B12)
C’est le « carburant » du système nerveux et le principal matériau de construction pour un pelage sain. C’est précisément le groupe B qui souffre le plus pendant la mue. Le manque entraîne des dermatites, de la nervosité, des crampes et de l’anémie.
3. Vitamine D
Il existe un mythe selon lequel il suffit aux animaux de se promener au soleil. Ce n’est pas tout à fait vrai. La peau des chiens et des chats est recouverte de poils, et la synthèse de la vitamine D sous l’action des ultraviolets est beaucoup moins efficace que chez les humains. Cette vitamine régule le métabolisme calcium-phosphore. Sa carence est un chemin direct vers le rachitisme chez les chiots et l’ostéoporose chez les animaux adultes.
4. Vitamine E (Tocophérol)
Un puissant antioxydant. Il protège les cellules du vieillissement et de l’influence des toxines, et soutient la fonction reproductive. Au printemps, il est nécessaire pour maintenir le tonus musculaire.
5. Biotine (Vitamine H)
Bien que techniquement elle appartienne au groupe B, on la distingue souvent séparément. C’est la « vitamine de la beauté ». Sans biotine, il est impossible d’obtenir une couleur éclatante et une densité du pelage après la mue.
Produits naturels ou complexes pharmaceutiques : Que choisir ?
C’est l’éternel dilemme des propriétaires. La réponse dépend du type d’alimentation de votre compagnon.
Si l’animal est nourri aux croquettes
Les aliments de qualité des classes Super Premium et Holistique sont déjà équilibrés. Le fabricant a calculé la ration quotidienne de tous les oligo-éléments. L’ajout de complexes vitaminés « au cas où » peut entraîner une hypervitaminose (surdosage), ce qui est bien plus dangereux que la carence. Par exemple, un excès de calcium et de vitamine D chez les chiots de grandes races peut entraîner une déformation des os.
Conseil : Si vous donnez une nourriture de qualité mais que vous voyez des signes de carence, n’achetez pas de vitamines vous-même. Faites une analyse sanguine biochimique. Le problème n’est peut-être pas la nourriture, mais le fait que l’organisme de l’animal n’assimile tout simplement pas les substances utiles en raison de problèmes gastro-intestinaux (gastrite, vers).
Si l’animal est nourri avec une ration ménagère (« nourriture naturelle »)
Équilibrer une ration naturelle à la maison au milligramme près est pratiquement impossible. La viande vendue en magasin est souvent appauvrie en vitamines à cause des conditions d’élevage du bétail. Lors du traitement thermique des céréales et des légumes, une grande partie des vitamines est détruite.
Pour les animaux sous alimentation naturelle, les cures printanières de complexes vitamino-minéraux sont obligatoires. Mais il y a ici des règles :
- Ne donnez pas de vitamines humaines ! Le dosage et la composition pour les humains sont totalement différents. Certains édulcorants dans les pilules pour humains (par exemple, le xylitol) sont mortellement toxiques pour les chiens.
- Choisissez des complexes en fonction de l’âge et de la taille. Les besoins d’un Yorkshire et d’un Berger allemand sont radicalement différents.
Sources de vitamines dans les aliments : Comment enrichir la gamelle

Si vous voulez soutenir votre animal avec des produits naturels, voici une liste de compléments sûrs que vous pouvez introduire dans l’alimentation au printemps :
- Huile de poisson (huile de saumon). Source d’Oméga-3 et de vitamines A et D. A un excellent effet sur le pelage. Commencez par quelques gouttes pour ne pas provoquer de troubles gastriques.
- Varech (laminaire). Recordman de la teneur en iode et en oligo-éléments. Renforce la pigmentation du pelage (attention : à donner avec précaution aux chiens blancs, le poil peut prendre une teinte rousse).
- Levure de bière. La meilleure source de vitamines du groupe B. Vendue en pharmacie vétérinaire comme complément.
- Herbe germée (avoine, blé). Particulièrement pertinent pour les chats. C’est une source d’acide folique et un moyen de nettoyer l’estomac des poils.
- Foie de bœuf. Puissante source de vitamine A. À donner uniquement cuit et pas plus d’une fois par semaine pour éviter le surdosage.
Comment bien choisir son complexe vitaminé ?
Vous entrez dans une animalerie et vous ne savez plus où donner de la tête. Levure de bière, multivitamines, suppléments de calcium… Comment ne pas se tromper ? Le propriétaire doit savoir qu’il n’existe pas de pilule universelle, mais il y a un algorithme de choix :
- Définissez l’objectif. Avez-vous besoin de vitamines « pour le pelage » (en période de mue), « pour les articulations » (pour les vieux chiens ou les chiots de grandes races) ou pour un renforcement général ? Les complexes spécialisés fonctionnent mieux que le « tout-en-un ».
- Forme de présentation.
- Comprimés : Faciles à doser, ont souvent un goût de viande.
- Émulsions liquides : Sont assimilées plus rapidement, pratiques à ajouter à la nourriture des chats difficiles.
- Poudres : Conviennent bien aux grands chiens sous alimentation naturelle.
- Injections : Prescrites uniquement par un médecin en cas de graves carences.
- Fabricant. Faites confiance aux marques éprouvées (par exemple, Canina, 8in1, Beaphar, Nutri-Vet). Les comprimés de craie bon marché ne sont souvent pas assimilés par l’organisme et ressortent tels quels.
Important : Si vous donnez des vitamines dont l’animal a besoin, faites-le par cures. Habituellement, c’est 3-4 semaines au printemps et en automne. La consommation constante de suppléments sans pause inhibe la propre synthèse de vitamines par l’organisme.
Spécificités pour différentes espèces
Rongeurs et oiseaux
Les petits animaux de compagnie souffrent d’avitaminose printanière encore plus fort que les chats et les chiens. Chez les cochons d’Inde, par exemple, l’organisme ne produit pas du tout de vitamine C. Au printemps, quand les légumes de la récolte précédente ont perdu leur utilité et que l’herbe fraîche n’a pas encore poussé, ils ont un besoin critique de vitamines liquides dans l’abreuvoir ou d’aliments spéciaux.
Femelles gestantes et allaitantes
Le printemps est la saison des naissances. Chez une femelle gestante, les besoins en calcium et en vitamines doublent ou triplent. Une carence durant cette période peut conduire à l’éclampsie (fièvre de lait), un état mortellement dangereux. Il existe pour elles des gammes spéciales de préparations.
Conclusions
L’avitaminose printanière n’est pas un mythe, mais ce n’est pas non plus une raison de paniquer. C’est un état physiologique qui nécessite une correction de l’alimentation. Rappelez-vous les règles principales :
- Un animal en bonne santé nourri avec des croquettes professionnelles de qualité n’a généralement pas besoin de vitamines supplémentaires, sauf en période de mue active.
- Les animaux sous alimentation « ménagère » ont besoin d’une cure de vitamines au printemps.
- Ne faites pas d’automédication : l’hypervitaminose est plus dangereuse que la carence.
- Surveillez l’apparence de votre compagnon : le pelage est le miroir de la santé.
Prenez soin de vos boules de poils, assurez-leur de longues promenades ensoleillées et une alimentation savoureuse et saine. Et que ce printemps ne vous apoprte que de la joie en compagnie de vos amis à quatre pattes !
