Histoire des origines du Cymric
L'histoire du Cymric est intimement liée à son ancêtre à poil court, le Manx, un chat originaire de l'Île de Man, située dans la mer d'Irlande, entre la Grande-Bretagne et l'Irlande. La caractéristique la plus marquante du Manx est une mutation naturelle qui entraîne un raccourcissement ou une absence totale de la queue. Cette mutation est probablement apparue spontanément dans la population de chats domestiques de l'île il y a plusieurs siècles et s'est fixée grâce à l'isolement géographique.
Des chatons à poil long naissaient occasionnellement dans les portées de Manx à poil court, car le gène du poil long est récessif. Pendant de nombreuses années, ces chatons ont été considérés comme indésirables et n'étaient pas utilisés dans la reproduction de Manx de pure race. La situation a changé dans les années 1960 au Canada, lorsque les éleveurs Elaine Held et Blair Wright s'intéressèrent aux variantes à poil long du Manx et commencèrent à les élever de manière ciblée. Le nom « Cymric » vient du mot « Cymru », qui signifie Pays de Galles en gallois. Bien que la race n'ait pas de lien direct avec le Pays de Galles, le nom fut choisi pour sa consonance celtique, à l'instar de « Manx ».
Le chemin vers la reconnaissance officielle fut semé d'embûches. L'Association Canadienne du Chat (CCA) reconnut le Cymric comme une race distincte dans les années 1970. L'Association des Amateurs de Chats (CFA) les enregistra d'abord comme des Manx à poil long, mais leur accorda le statut de race à part entière en 1994, sous le nom de Cymric. D'autres grandes organisations, comme The International Cat Association (TICA), reconnaissent également le Cymric, souvent comme une variation à poil long du Manx. Cependant, la plus grande fédération européenne, la FIFe, ne reconnaît ni le Manx ni le Cymric en raison de préoccupations éthiques liées à la mutation génétique qui cause l'anourie (absence de queue) et les potentiels problèmes de santé qui en découlent.

