Le Nova Scotia Duck Tolling Retriever, ou simplement Toller, est le représentant le plus petit, mais extraordinairement énergique et vif du groupe des retrievers. Ce chien roux « ressemblant à un renard », connu pour sa méthode de chasse unique et son caractère joueur, est un véritable concentré d’énergie et d’intelligence. Son nom complet (Nova Scotia Duck Tolling Retriever) se traduit littéralement par « retriever de Nouvelle-Écosse qui attire les canards ». Découvrez-en plus sur Tvaryny.
Le caractère du Toller est un mélange de joueuseté, de dévotion et d’une sacrée dose d’obstination. Gérer un tel chien peut être délicat, c’est pourquoi une socialisation précoce et un dressage cohérent, mais juste, sont essentiels. C’est un excellent nageur et un rapporteur infatigable, ce qui en fait un compagnon idéal pour les personnes actives. On l’appelle aussi parfois le « Chien aux Canards de Little River » en l’honneur de la région de Nouvelle-Écosse d’où il est originaire.
Histoire de l’origine de la race

L’histoire du Nova Scotia Duck Tolling Retriever est étroitement liée aux traditions de chasse du Canada, et plus précisément au comté de Yarmouth en Nouvelle-Écosse. La race a commencé à se former au début du XIXe siècle, lorsque les chasseurs ont eu besoin d’un chien petit mais robuste, capable non seulement de rapporter le gibier abattu de l’eau, mais aussi d’effectuer une fonction unique – le « tolling ». Le tolling (du moyen anglais « tollen » – « tenter », « attirer ») est un processus au cours duquel le chien joue sur le rivage, lançant des bâtons et les poursuivant, attirant ainsi l’attention des canards et des oies curieux, les forçant à s’approcher à portée de tir du chasseur. Après le tir, le chien, comme les autres retrievers, se jette à l’eau pour récupérer la proie.
Pour créer un chasseur aussi unique, on a utilisé un véritable cocktail de races. On pense que la base était constituée de chiens de leurre indigènes locaux et de races européennes introduites par les colons. Parmi les ancêtres du Toller, on mentionne des chiens comme le Chesapeake Bay Retriever, les épagneuls anglais, les setters irlandais et, peut-être, de petites variétés de colleys pour l’intelligence et les instincts de berger. Il existe également une théorie très plausible d’un lien étroit avec la race hollandaise Kooikerhondje, qui était utilisée pour un type de chasse au canard similaire dans des pièges spéciaux. La similitude externe et les qualités de travail de ces deux races sont trop évidentes pour être ignorées. Le développement de la race s’est concentré sur les qualités de travail, plutôt que sur l’apparence, ce qui a permis de créer un chien fonctionnel et en bonne santé. Le Club Canin Canadien (CCC) n’a officiellement reconnu la race qu’en 1945. En dehors du Canada, notamment aux États-Unis et en Europe, les Tollers ont commencé à gagner en popularité beaucoup plus tard, principalement dans les années 1980, et sont aujourd’hui les préférés des familles actives et des athlètes dans les pays scandinaves.
Standard de la race et apparence

Le Nova Scotia Duck Tolling Retriever est un chien de taille moyenne, de constitution robuste, compacte et harmonieuse. Il possède une ossature puissante et une musculature bien développée, ce qui témoigne de sa force, de son endurance et de son agilité. L’expression de son museau est légèrement triste, mais en action ou en jeu, elle se transforme instantanément en une expression de concentration intense et d’excitation.
- Tête : Le crâne est large, de forme légèrement cunéiforme. Le stop (transition du front au museau) est modéré. Le museau s’affine vers le nez, mais n’est pas pointu.
- Yeux : De forme amande, de taille moyenne, largement espacés. Leur couleur varie de l’ambre au marron foncé, en harmonie avec la couleur du poil.
- Oreilles : De forme triangulaire, de taille moyenne, attachées haut et légèrement en arrière du crâne. Elles sont recouvertes de poils courts avec de longues franges sur le bord postérieur.
- Corps : Le dos est court et droit. La cage thoracique est profonde, offrant suffisamment d’espace pour le cœur et les poumons. Les côtes sont bien cintrées, mais pas en tonneau.
- Queue : C’est la prolongation de la ligne du dos, large à la base, abondamment recouverte de poils (le fameux « panache »). En mouvement et au travail, le chien porte sa queue haute, la remuant constamment.
- Poil : Double et imperméable. Le sous-poil est doux et dense, tandis que le poil de couverture est de longueur moyenne, doux au toucher, pouvant être légèrement ondulé sur le dos, mais autrement droit. Sur le cou, la gorge et la partie arrière des cuisses, le poil est plus long.
- Couleur : Différentes nuances de roux ou d’orange. Des marques blanches sont souvent présentes sur un ou plusieurs des endroits suivants : l’extrémité de la queue, les pattes (ne dépassant pas le carpe), la poitrine et une « étoile » sur le front. L’absence de marques blanches n’est pas un défaut.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Hauteur au garrot (mâles) | 48-51 cm |
| Hauteur au garrot (femelles) | 45-48 cm |
| Poids (mâles) | 20-23 kg |
| Poids (femelles) | 17-20 kg |
| Durée de vie | 10-14 ans |
Caractère et tempérament

Le caractère du Toller est l’une des caractéristiques les plus intéressantes et en même temps les plus complexes de la race. Ce n’est pas seulement un chien, c’est une personnalité dotée d’une grande intelligence et d’une opinion propre. Ils sont incroyablement intelligents et astucieux, ce qui les rend capables d’apprendre rapidement, mais en même temps, ils s’ennuient facilement avec des tâches monotones. Leur esprit exige des défis et une stimulation constante.
Dans le cercle familial, c’est un compagnon affectueux, joueur et dévoué. Ils s’attachent fortement à leur famille et choisissent souvent un « maître principal » auquel ils accordent le maximum d’attention. Avec les enfants qui savent se comporter avec les chiens, les Tollers s’entendent généralement bien, devenant des partenaires de jeu infatigables. Cependant, en raison de leur grande énergie, il ne faut pas laisser les jeunes enfants sans surveillance avec eux.
Les Tollers sont prudents et réservés envers les étrangers. Ce n’est pas de l’agressivité, mais plutôt un trait naturel qui en fait de bons gardiens – ils avertiront toujours de l’arrivée d’invités par un aboiement fort. Une socialisation correcte et précoce est d’une importance capitale pour que ce trait ne se transforme pas en timidité ou en suspicion excessive. Leur comportement avec les autres chiens peut varier ; certains Tollers s’entendent parfaitement avec leurs congénères, d’autres peuvent montrer de la dominance. L’une des caractéristiques les plus connues de la race est le « cri du Toller » (Toller scream). C’est un son perçant et aigu que le chien émet en état de forte excitation ou en prévision de quelque chose d’intéressant, par exemple, une excursion au lac ou un jeu de balle. Ce son peut être inattendu et assez bruyant.
Avantages et inconvénients de la race
Avant d’adopter une race aussi singulière que le Nova Scotia Duck Tolling Retriever, il est essentiel de peser le pour et le contre.
| 👍 Avantages | 👎 Inconvénients |
|---|---|
| Grande intelligence : Très intelligents, ils apprennent rapidement de nouvelles commandes et astuces. | Besoin élevé d’activité : Nécessitent au moins 1.5-2 heures d’exercices intenses chaque jour. |
| Joueurs et énergiques : Compagnons idéaux pour les personnes et les familles actives. | Obstination : Peuvent être indépendants dans la prise de décisions, ce qui complique l’éducation. |
| Taille compacte : Le plus petit des retrievers, pratique pour vivre en appartement. | « Cri du Toller » : Le son spécifique et fort en état d’excitation peut être irritant. |
| Dévouement familial : Très affectueux et attachés à leurs propriétaires. | Mue abondante : Muent deux fois par an très intensément, nécessitent un brossage régulier. |
| Polyvalence : Réussissent dans de nombreux sports canins (agility, flyball, obéissance). | Méfiance envers les étrangers : Nécessitent une socialisation précoce et approfondie. |
| Apparence vive : Belle robe rousse et traits de renard qui attirent l’attention. | Besoin de « travailler » : Un Toller qui s’ennuie peut devenir destructeur. |
Soins et entretien

Les soins d’un Toller exigent une approche systématique, en particulier en ce qui concerne ses besoins physiques et intellectuels. Ce n’est pas un chien qui restera tranquillement sur le canapé toute la journée.
Exercice physique et activité
C’est un aspect clé de l’entretien du Toller. Il a besoin d’exercices physiques quotidiens, prolongés et variés. Une simple promenade en laisse n’est pour lui qu’un échauffement. Une journée idéale pour un Toller comprend :
- Rapport : Leur passion. Lancer une balle, un frisbee ou des jouets spéciaux sur terre et dans l’eau.
- Nage : La plupart des Tollers adorent l’eau. L’accès à un plan d’eau sûr rendra votre chien incroyablement heureux.
- Courses ou balades à vélo : Un Toller adulte et en bonne santé sera un excellent partenaire de course ou un compagnon lors d’une balade à vélo.
- Sports canins : Agility, flyball, dock diving, obéissance – dans ces disciplines, les Tollers obtiennent d’excellents résultats, car ils combinent l’effort physique et mental.
Soins du poil
Le double poil du Toller ne nécessite pas un toilettage complexe, mais demande un entretien régulier. Il doit être brossé 1 à 2 fois par semaine pour éliminer les poils morts et prévenir la formation de nœuds. Pendant la mue saisonnière (printemps et automne), la procédure devra être quotidienne. Il est préférable de ne baigner le chien qu’en cas de besoin, car des lavages fréquents avec du shampoing peuvent endommager la couche lipidique naturelle qui rend le poil imperméable. De plus, examinez et nettoyez régulièrement ses oreilles, coupez ses griffes et veillez à l’hygiène bucco-dentaire.
Dressage, éducation et socialisation

Le dressage du Toller est un processus fascinant, mais en même temps complexe. Leur intelligence aiguisée leur permet de tout comprendre au vol, mais leur obstination innée exige patience, cohérence et ingéniosité de la part du propriétaire. Les séances d’entraînement doivent être courtes, intéressantes et basées sur le renforcement positif (friandises, éloges, jeu). Les méthodes dures ou les punitions ne fonctionnent pas avec les Tollers et peuvent entraîner une perte de confiance et un refus de coopérer.
Comme les autres retrievers, par exemple, le Labrador Retriever ou le Curly-Coated Retriever, le Toller est né pour le rapport, et cette qualité doit être utilisée dans son apprentissage. Les activités construites sous forme de jeu donnent les meilleurs résultats. La socialisation précoce est absolument essentielle. Dès son plus jeune âge, familiarisez votre Toller avec différentes personnes, sons, lieux et autres animaux. Cela aidera à élever un chien confiant et équilibré, plutôt que craintif ou excessivement méfiant.
Santé et maladies génétiques

En général, les Nova Scotia Duck Tolling Retrievers sont une race saine et robuste. Cependant, comme beaucoup d’autres chiens de race pure, ils ont une prédisposition à certaines maladies génétiques. Les éleveurs responsables testent leurs chiens pour ces problèmes. Les plus courants incluent :
- Atrophie progressive de la rétine (APR) : Une maladie dégénérative des yeux qui conduit à la cécité. Il existe un test génétique.
- Anomalie de l’œil du Colley (AOC) : Une autre maladie oculaire héréditaire.
- Dysplasie de la hanche et du coude : Développement incorrect des articulations pouvant entraîner de l’arthrite et des douleurs.
- Maladie d’Addison : Un trouble des glandes surrénales qui nécessite une thérapie à vie.
- Troubles auto-immuns : La race présente une prédisposition aux problèmes liés au système immunitaire.
Il est important de choisir un chiot auprès d’éleveurs vérifiés qui fournissent les résultats des tests génétiques des parents. Des examens vétérinaires réguliers, une alimentation équilibrée et le maintien d’un poids optimal aideront à préserver la santé de votre animal de compagnie pendant de nombreuses années.
Alimentation : comment et avec quoi le nourrir ?

Le Nova Scotia Duck Tolling Retriever est un chien actif, son alimentation doit donc être de haute qualité et équilibrée pour couvrir toutes ses dépenses énergétiques. La base de son alimentation peut être des croquettes sèches de qualité ou une alimentation naturelle.
Pour le choix des croquettes sèches, privilégiez les marques super-premium ou holistiques, conçues pour les chiens actifs de taille moyenne. L’ingrédient principal de la composition doit être la viande. Pour une alimentation naturelle, la base de la ration (environ 60-70%) doit être constituée de protéines d’origine animale.
| Type de produit | Exemples | Notes |
|---|---|---|
| Protéines | Viande maigre (bœuf, dinde, poulet), abats, poisson de mer désarêté. | Base de la ration. |
| Glucides | Sarrasin, riz, avoine. | Source d’énergie. |
| Fibres et vitamines | Légumes (carottes, potiron, courgettes, brocolis), fruits et baies en petites quantités. | Ne donnez pas de raisins ni d’oignons à votre chien ! |
| Graisses | Huile de poisson, huile d’olive (à petites doses). | Pour la santé de la peau et du pelage. |
| Produits laitiers fermentés | Kéfir, fromage blanc maigre. | Bénéfiques pour la digestion. |
Important : La quantité de nourriture doit être ajustée en fonction de l’âge, du poids et du niveau d’activité du chien. Évitez le surpoids, car un poids excessif exerce une charge supplémentaire sur les articulations. Assurez-vous toujours qu’il ait accès à de l’eau potable fraîche.
Faits intéressants sur le Toller
- Chasseur unique : Le tolling est une méthode de chasse unique en son genre, où le chien n’effraie pas, mais attire le gibier. Aucun autre retriever n’utilise une telle tactique.
- Descendant des « chiens renards » : Il existe une version selon laquelle les premiers colons européens en Nouvelle-Écosse ont remarqué comment les renards, par leur jeu sur la rive, attiraient les oiseaux aquatiques, et ont décidé d’élever un chien qui imiterait ce comportement.
- Symbole provincial : En 1995, le Nova Scotia Duck Tolling Retriever a été déclaré chien provincial officiel de la Nouvelle-Écosse, sa terre natale historique.
- Pas pour tous les retrievers : Contrairement au Golden Retriever, amical avec tout le monde, le Toller peut être assez réservé avec les étrangers, ce qui rend son caractère plus complexe et nuancé.
- « Manteau » imperméable : Leur double poil repousse l’eau et protège du froid si efficacement que le Toller peut travailler même dans les eaux glacées des régions du nord.
Questions fréquentes sur la race (FAQ)
Le Nova Scotia Duck Tolling Retriever est-il adapté aux débutants ? Plutôt non. En raison de son niveau d’énergie élevé, de son intelligence et de son obstination, cette race nécessite un propriétaire expérimenté qui pourra lui assurer une éducation, un dressage et une activité physique adéquats.
Aboient-ils beaucoup ? Ils ne sont pas enclins à aboyer sans raison, mais sont assez « bavards ». Ils alerteront de l’arrivée d’invités et peuvent émettre le fameux « cri du Toller » lorsqu’ils sont excités. Ce n’est pas le chien le plus silencieux.
Peuvent-ils vivre en appartement ? Théoriquement oui, mais seulement si le propriétaire est prêt à consacrer 2-3 heures par jour à des promenades actives et à des entraînements en extérieur. Pour une vie confortable, le Toller serait mieux adapté à une maison individuelle avec un terrain clôturé.
Comment s’entendent-ils avec les autres animaux ? Avec une socialisation correcte dès le plus jeune âge, ils peuvent bien s’entendre avec les autres chiens et chats. Cependant, il faut se rappeler leur instinct de chasse envers les petits animaux et les oiseaux.
Quel est le prix d’un chiot Toller ? Le prix d’un chiot Nova Scotia Duck Tolling Retriever provenant d’éleveurs responsables peut être assez élevé, car la race n’est pas très répandue et les éleveurs investissent des sommes considérables dans les tests génétiques et l’élevage approprié de la portée. En France, vous pouvez vous attendre à des prix compris entre 1 500 et 3 000 euros, selon la lignée, les accomplissements des parents et la réputation de l’élevage.
