| Poids | 3,5–7 kg |
| Espérance de vie | 12–16 ans |
| Pelage | court ou mi-long, tipping argenté ou doré |
| Reconnaissance | LOOF (ASI · BUR · BML) · FIFe (BML) · WCF (BMS) · GCCF · CFA · TICA |
| Origine | Royaume-Uni, 1981 |
Notes exactes
- Polykystose rénale PKD1 (c.10063C>A, autosomique dominante, lignée persan chinchilla) — test ADN disponible
- Myopathie hypokaliémique WNK4 (c.2902C>T, autosomique récessive, lignée burmese ; 17 porteurs sur 133 burmillas, Malik et al. 2015) — test ADN disponible
- Cardiomyopathie hypertrophique : aucune donnée de prévalence publiée pour la race, aucun test ADN validé — suivi par échocardiographie
- Tartre et gingivite : brossage dentaire régulier
- Surpoids après la stérilisation ; sensibilité cutanée chez certains individus
Ration de qualité, riche en protéines animales et pauvre en glucides, avec une part significative d'alimentation humide pour ménager les reins (ascendance persane). Ration à réajuster dès la stérilisation, pesée mensuelle la première année. Brossage 1–2 fois par semaine. N'acheter un chaton qu'auprès d'un élevage qui teste les deux parents en PKD1 et en hypokaliémie WNK4, et qui a demandé les pedigrees LOOF de la portée.
Le burmilla est un chat élégant au pelage soyeux et vaporeux, né d’une porte laissée ouverte par mégarde en 1981. Il combine la fourrure argentée héritée du chat persan chinchilla et le tempérament ouvert du chat burmese. Il s’intègre sans heurt dans presque n’importe quel foyer, s’accommode très bien d’un appartement et n’a rien d’un caractère difficile. Sa voix discrète en fait un compagnon aussi adapté à une personne seule qu’à une famille avec enfants. En France, cependant, une particularité qu’on ne retrouve nulle part ailleurs : ici, « chat de race » n’est pas une formule commerciale, c’est une notion de droit. Pour approfondir, rendez-vous sur Tvaryny.
Le burmilla en bref

| Carte d’identité de la race | |
|---|---|
| Origine | Royaume-Uni, 1981 |
| Ancêtres | Burmese anglais × persan chinchilla |
| Statut en France | Race reconnue par le LOOF ; standard commun asian / burmese / burmilla |
| Reconnaissances | GCCF, FIFe, CFA, TICA, WCF, LOOF |
| Poids adulte | 3,5 à 7 kg (femelles nettement plus légères) |
| Espérance de vie | 12 à 16 ans |
| Robe | Poil court ou mi-long, tipping argenté ou doré |
| Yeux | Grands, cerclés de foncé, du jaune-vert à l’émeraude |
| Deux tests ADN à exiger | PKD1 (dominant) et hypokaliémie WNK4 (récessif) |
À retenir : le chat burmese lui a transmis sa charpente et son goût de la compagnie humaine ; le chat persan chinchilla, ce voile argenté et ce regard souligné de khôl. Mais l’héritage va dans les deux sens, et c’est le cœur de cet article : chaque parent a apporté une maladie héréditaire distincte, avec un mode de transmission différent.
En France, « chat de race » est une notion juridique : le pedigree LOOF
C’est la singularité française, et elle change tout pour qui cherche un burmilla dans l’Hexagone. Ailleurs, les registres félins sont des associations privées concurrentes : un même chat peut être inscrit chez l’une, ignoré par l’autre, et le mot « race » relève du vocabulaire des clubs. En France, non. Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le seul livre généalogique félin reconnu par le ministère de l’Agriculture, et cette reconnaissance commande ce que le vendeur a le droit d’écrire dans son annonce.
Un registre unique, adossé à l’État
Le LOOF est une association loi 1901 agréée par le ministère de l’Agriculture depuis un arrêté du 4 novembre 1996. Depuis le 6 janvier 1999, pour les chats nés en France, seuls ceux inscrits au LOOF sont légalement reconnus comme chats de race. Tous les autres — y compris des chats parfaitement typés, issus de parents eux-mêmes inscrits — sont des chats d’apparence.
Ce monopole a été contesté, puis confirmé : le 6 juin 2018, le Conseil d’État a validé la légitimité d’un livre généalogique unique confié à une seule fédération nationale. Le LOOF exerce donc une mission de service public : il établit les standards, fixe les règles de qualification des reproducteurs et délivre les pedigrees. Quand un éleveur vous parle du LOOF, il ne vous parle pas de son club préféré, mais du cadre légal de la vente.
« Burmilla » ou « d’apparence burmilla » : deux mots, deux statuts
Voici la règle qui surprend le plus les acheteurs : il ne suffit pas que les deux parents aient un pedigree pour que le chaton soit un chat de race. Le pedigree n’est pas automatique, c’est une démarche que l’éleveur doit engager, chaton par chaton. S’il ne la fait pas, le chaton ne sera jamais un burmilla au sens du droit français : il devra être présenté comme « d’apparence burmilla », mention que le code rural prévoit noir sur blanc pour les annonces.
La nuance n’est pas administrative. Un chat d’apparence n’a aucune généalogie vérifiable : impossible de savoir ce qu’il y a quatre générations en arrière, ni si la lignée persane ou la lignée burmese domine. Or c’est là que se logent les deux risques héréditaires de la race. Le pedigree ne garantit pas la santé — le LOOF le dit lui-même — mais il rend la généalogie traçable, et sans traçabilité aucun raisonnement sur le risque n’est possible.
Comment un chaton obtient concrètement son pedigree
- La déclaration de saillie et de naissance (DSN). L’éleveur dispose de deux mois après la naissance pour déclarer la portée au LOOF ; ensuite, la procédure se complique sérieusement.
- La demande de pedigree, chaton par chaton. Seul l’éleveur peut la formuler. L’acheteur ne peut pas s’y substituer après coup : c’est le point de non-retour.
- L’ascendance. Le chaton doit descendre d’au moins quatre générations de reproducteurs reconnus par le LOOF — pedigrees LOOF ou pedigrees étrangers reconnus.
- L’identification. Le chaton doit être identifié, puce ou tatouage, pour que le pedigree lui soit rattaché.
Retenez le point 2 : la question à poser n’est pas « les parents sont-ils LOOF ? » mais « avez-vous demandé les pedigrees des chatons de cette portée ? ». La première n’apprend presque rien, la seconde tranche.
Et si le chaton vient de l’étranger ? Le LOOF ne réédite alors pas de pedigree français : il délivre un certificat d’enregistrement de généalogie qui conserve le numéro d’origine. Le chat reste pleinement utilisable en exposition et en élevage, et sa descendance née en France recevra, elle, des pedigrees LOOF.
Lire une annonce de burmilla : la checklist légale
La loi encadre très précisément le contenu d’une petite annonce de cession de chat. Les mentions ci-dessous ne relèvent pas des usages de bonne conduite : elles sont imposées par le code rural, et leur absence constitue une infraction.
| Mention obligatoire | Ce que vous devez en conclure |
|---|---|
| Numéro SIREN du vendeur, ou numéro de portée délivré par le livre généalogique | Le numéro de portée n’est admis qu’au vendeur qui ne produit pas plus d’une portée par an et par foyer fiscal et ne cède que des chatons inscrits ; au-delà, le SIREN s’impose. |
| Âge des animaux | Un chaton ne peut pas être cédé avant huit semaines. Une annonce qui en propose un de six semaines annonce déjà une infraction. |
| Numéro d’identification du chaton ou, à défaut, celui de sa mère | C’est ce qui atteste d’une existence réelle et vérifiable. |
| Nombre d’animaux de la portée | Une portée de burmilla compte le plus souvent quatre à cinq chatons. |
| Inscription ou non à un livre généalogique | « Inscrit au LOOF » ou « non inscrit ». Il n’y a pas de zone grise. |
| Race, ou mention « d’apparence » | « Burmilla » si le pedigree est demandé ; « d’apparence burmilla » sinon. Le vocabulaire est imposé, pas laissé au marketing. |
S’y ajoutent trois pièces dues au moment de la cession : l’attestation de cession, le document d’information sur les besoins de l’animal et le certificat vétérinaire, prévus à l’article L. 214-8 du code rural. Elles se remettent en main propre, pas « par courriel plus tard ».
Le certificat d’engagement et le délai de réflexion
Depuis le 1er octobre 2022, tout acquéreur d’un chaton doit signer un certificat d’engagement et de connaissance, issu de la loi du 30 novembre 2021 contre la maltraitance animale. Surtout, un délai de sept jours court obligatoirement entre cette signature et la remise du chaton : un vendeur qui vous propose de repartir le jour même vous met tous les deux hors des clous.
Il ne peut être délivré que par une personne compétente : titulaire de l’ACACED chat, vétérinaire ou diplôme équivalent — excellent filtre, un éleveur sérieux sait exactement de quoi vous parlez. Notez enfin que, depuis le 1er janvier 2024, la cession de chats et de chiens en animalerie est interdite en France : un burmilla se trouve chez un éleveur, jamais dans une vitrine.
Les vices rédhibitoires : le filet de sécurité à la française
Peu d’acheteurs le savent : le droit français prévoit un régime de garantie spécifique pour la vente d’animaux. Quatre maladies félines sont classées vices rédhibitoires par l’article R. 213-2 du code rural : la leucopénie infectieuse (le typhus), la péritonite infectieuse féline, l’infection par le virus leucémogène félin et celle par le virus de l’immunodépression féline. Le mécanisme repose sur deux horloges : le délai de suspicion, pendant lequel un vétérinaire doit établir un diagnostic, et le délai pour agir, de trente jours. Toutes deux partent de la livraison de l’animal, date portée sur la facture ou le bon de livraison.
| Maladie | Délai pour faire établir le diagnostic de suspicion |
|---|---|
| Leucopénie infectieuse féline (typhus) | 5 jours |
| Infection par le virus leucémogène félin | 15 jours |
| Péritonite infectieuse féline | 21 jours |
| Délai pour introduire l’action (espèces canine et féline) | 30 jours à compter de la livraison |
Concrètement : la visite vétérinaire qui suit l’adoption ne se planifie pas « quand on aura le temps », mais dans les jours qui suivent l’arrivée du chaton — passé cinq jours, l’un des recours est déjà éteint. Notez aussi ce que ce régime ne couvre pas : ni la polykystose, ni l’hypokaliémie, ni une cardiomyopathie. Pour l’héréditaire, le filet de sécurité n’est pas la loi, c’est le test ADN.
Identification : une obligation, pas une option
Tous les chats doivent être identifiés — puce ou tatouage — et enregistrés au fichier national I-CAD. L’obligation a d’abord visé les chats nés après le 1er janvier 2012 ; la loi du 30 novembre 2021 l’a étendue à tous les chats de plus de sept mois. Elle vaut pour le burmilla d’appartement qui n’a jamais vu un jardin comme pour le chat qui sort, et détenir un chat non identifié est une contravention, aggravée en cas de récidive.
Deux réflexes en découlent. À l’achat, exigez le changement de détenteur dans la base : tant qu’il n’est pas effectué, le chat reste administrativement celui de l’éleveur, et c’est lui qui serait appelé s’il était trouvé. Ensuite, tenez vos coordonnées à jour après chaque déménagement — un burmilla qui file par une fenêtre entrouverte le jour de l’emménagement est un scénario très banal chez une race aussi curieuse.
Une race née d’une porte mal fermée
L’histoire du burmilla est l’une des plus savoureuses de la félinotechnie moderne, et elle est parfaitement documentée. En 1981, la baronne Miranda von Kirchberg possède un persan chinchilla nommé Jemari Sanquist, acquis comme chat de compagnie et destiné à être castré peu après. Quelques jours avant l’opération, une employée de maison oublie de refermer une porte : Sanquist rejoint Bambino Lilac Fabergé, une femelle burmese lilas. Le 11 septembre 1981, quatre chatons naissent — quatre femelles, toutes à poil court, toutes noir shaded silver.
La baronne aurait pu tourner la page. Elle fait l’inverse : frappée par le contraste entre la robe argentée et le regard souligné, elle lance en 1982 un programme destiné à fixer le caractère argenté sur la morphologie burmese. La variété prend le nom de burmilla, contraction de burmese et de chinchilla. L’éleveuse britannique Therese Clarke structure le travail, et deux associations — la Burmilla Association et le Burmilla Cat Club — portent le dossier de reconnaissance.
Le programme produit un effet collatéral imprévu : en croisant burmese et chinchillas, les éleveurs obtiennent aussi des chatons unicolores, tabbys, chocolat, bleus, et des chatons à poil mi-long. Plutôt que de les écarter, les Britanniques les baptisent : asian pour les poils courts non argentés, tiffanie pour les poils mi-longs. Le burmilla n’est donc pas un accident isolé — c’est l’accident fondateur de tout un groupe de races.
Reconnaissances officielles : une race admise partout
| Fédération | Statut |
|---|---|
| GCCF (Royaume-Uni) | Statut de championnat préliminaire en 1990, plein statut en 2003, au sein du groupe asian |
| FIFe | Reconnaissance au 1er janvier 1995 |
| CFA (États-Unis) | Enregistrement en 2011, statut de championnat en 2014 |
| TICA | Décision en 2014, effective au 1er mai 2015 |
| WCF | Code BMS, catégorie 3, mention « reconnu par toutes » les fédérations listées |
| LOOF (France) | Race reconnue ; standard commun asian / burmese / burmilla, version 2021 |
Rare ne veut donc pas dire marginale. La ligne WCF mérite un mot : dans la nomenclature EMS de la World Cat Federation, le burmilla à poil court porte le code BMS et figure dans la colonne « reconnu par : toutes » — statut maximal possible, où WCF, CFA, FIFe, TICA, GCCF, les fédérations australiennes, néo-zélandaise et sud-africaine ainsi que le LOOF figurent tous. Une date que l’on croise parfois, « TICA 1999 », est fausse : la décision date de 2014.
Le piège des sigles : BML ne veut pas dire la même chose partout
Voilà un détail qui a de quoi faire tourner en bourrique un propriétaire déchiffrant le pedigree de son chat.
- Chez la WCF, BMS désigne le burmilla à poil court et BML la variété à poil long.
- Chez la FIFe, BML désigne au contraire le burmilla à poil court — la FIFe ne reconnaissant pas la tiffanie comme race distincte.
- Au LOOF, la référence est un standard tripartite dont l’identifiant réunit trois sigles, ASI, BUR et BML : asian, burmese et burmilla partagent un même texte.
Trois lettres identiques, trois lectures différentes selon le papier que l’on a sous les yeux. Si le sigle d’un pedigree importé ne colle pas à ce que vous attendiez, ce n’est probablement pas une erreur de l’éleveur : c’est la traduction d’un système dans un autre. Vérifiez toujours la longueur de poil décrite avant de vous fier au sigle seul.
Burmilla, asian, tiffanie : une famille, trois noms
Le LOOF a fait un choix cohérent avec l’histoire de la race : burmilla, asian et tiffanie sont les facettes d’un même ensemble, de type médioligne semi-foreign, sous un standard commun. La répartition se fait ensuite sur la robe.
| Appellation | Poil | Robes admises |
|---|---|---|
| Burmilla | Court | Uniquement les robes tipped, silver ou golden (shaded et shell) |
| Asian | Court | Toutes les robes unicolores, tabby et silver, en catégorie traditionnelle et en catégorie sépia |
| Tiffanie | Mi-long | Même palette que l’asian, sur un poil mi-long et soyeux |
La conséquence est savoureuse : dans une même portée peuvent naître des burmillas et des asians, exactement comme en 1981. Le sort en exposition varie ensuite — la tiffanie a le plein statut de championnat au GCCF depuis 2003 mais n’est pas reconnue à la FIFe.
La robe : deux gènes et un maquillage

Tout l’effet visuel du burmilla tient à une idée simple : le poil n’est pas coloré sur toute sa longueur, seulement à son extrémité. La base reste claire, presque blanche en silver, chaude et abricotée en golden. Deux gènes orchestrent l’affaire : l’inhibiteur (I) éclaircit la base du poil, l’agouti (A) répartit le pigment par bandes le long de la tige. Ensemble, ils produisent ce voile qui semble flotter au-dessus du chat. Reste à savoir sur quelle proportion du poil le pigment se dépose : c’est là qu’interviennent les codes EMS, et là qu’une inversion circule abondamment sur le web francophone.
| Code EMS | Patron | Aspect |
|---|---|---|
| 11 | Shaded | Pigment sur environ un tiers de la longueur du poil : la variante la plus contrastée |
| 12 | Shell (chinchilla) | Pigment sur le seul huitième terminal : un simple voile posé sur une robe presque blanche |
| s | Silver | Base argentée, froide |
| y | Golden | Base chaude, de l’abricot au miel |
On combine donc code de race, code de couleur de base et code de patron. Un burmilla noir silver shaded s’écrit BML ns 11 à la FIFe ; le même chat en version shell devient BML ns 12. Les bases les plus fréquentes sont le noir (n), le bleu (a), le chocolat (b) et le lilas (c) — la teinte de Fabergé, la fondatrice. Les golden, longtemps écartés, ont été admis par plusieurs fédérations au début des années 2010.
Le geste des juges : pour apprécier l’homogénéité du tipping, on souffle sur la robe à rebrousse-poil ; l’ombrage doit se fondre sans plaque ni démarcation nette. Quant au fameux maquillage, le tour des yeux, le contour du nez et les lèvres sont soulignés d’un trait sombre, comme tracé au crayon : c’est ce cerne qui fait dire à tous les visiteurs que le chat « a l’air maquillé ».
Morphologie : un athlète en tenue de soirée
- Corps — de taille moyenne, musclé et compact sans lourdeur, plus dense qu’il n’y paraît. Poitrine large, dos droit.
- Tête — cunéiforme aux contours arrondis, triangulaire vue de face, pommettes hautes et museau arrondi ; joues nettement plus marquées chez les mâles.
- Oreilles — moyennes à grandes, à bout arrondi, inclinées vers l’avant.
- Yeux — grands et expressifs, ligne supérieure oblique et ligne inférieure arrondie : cette double courbure donne à la race son regard si particulier.
- Nez — de longueur moyenne ; truffe souvent rosée, cernée de la couleur de base.
- Queue — de longueur moyenne, portée haute, s’affinant vers le bout.
- Fourrure — courte, douce et soyeuse ; mi-longue et fluide chez la tiffanie. Le sous-poil existe, mais sans commune mesure avec celui du persan.
L’adulte pèse entre 3,5 et 7 kg, les mâles dans la moitié haute de la fourchette. Il atteint sa charpente définitive vers dix-huit mois à deux ans, plus tard que la moyenne : un burmilla d’un an est encore un adolescent longiligne, et beaucoup de propriétaires s’inquiètent à tort de sa minceur.
Caractère : le juste milieu entre le burmese et le persan
Si le burmese ne vous lâche pas d’une semelle et le persan vous regarde vivre depuis son coussin, le burmilla se tient exactement entre les deux — et c’est probablement sa meilleure qualité. Il vient, il participe, il s’installe, puis il vous rend votre tranquillité — un chat qui garde des allures de chaton une bonne partie de sa vie, sans la turbulence du burmese.
- Sociabilité. Il accueille les visiteurs au lieu de disparaître sous le canapé. C’est un chat de maison ouverte, pas un chat qui se planque.
- Adaptabilité. Trajet en voiture, sac de transport, déménagement : il encaisse mieux que la moyenne, à condition d’avoir un point d’ancrage familier — un panier, une couverture qui sent chez lui.
- Intelligence. Il ouvre les placards, comprend les poignées, vient à bout des distributeurs de croquettes : une race à qui il ne faut pas montrer deux fois où se range la boîte de friandises.
- Discrétion vocale. Sa voix est douce, presque roucoulante — très loin du timbre insistant du burmese. Un argument de poids en appartement mitoyen.
- Attachement. C’est le revers de la médaille : il supporte mal les longues journées de solitude, et l’ennui, chez un chat intelligent, finit toujours par coûter un rideau.
Santé : deux héritages, deux modes de transmission
C’est la section la plus importante de cet article, et elle tient en une phrase : le burmilla a hérité d’une maladie de son ascendance persane et d’une autre de son ascendance burmese ; les deux se dépistent par test ADN, mais ne se transmettent pas du tout de la même façon. Cette différence détermine ce que vous devez demander à l’éleveur — et ce que vous devez faire de sa réponse.
Côté persan : la polykystose rénale (PKD1), dominante
La polykystose rénale autosomique dominante est liée à une mutation ponctuelle du gène PKD1, référencée c.10063C>A. Des kystes se développent dans les reins, souvent visibles à l’échographie avant un an, et grossissent jusqu’à compromettre la fonction rénale à l’âge adulte.
Dominante signifie qu’un seul exemplaire muté suffit. Il n’existe pas de porteur sain : un chat qui porte la mutation est un chat atteint, même sans signe visible, et il la transmet à environ la moitié de sa descendance quel que soit le statut de l’autre parent. La conséquence est d’une simplicité brutale : un reproducteur positif au PKD1 n’a rien à faire dans un programme d’élevage, point final.
Côté burmese : l’hypokaliémie WNK4, récessive
La myopathie hypokaliémique périodique est due à une mutation non-sens du gène WNK4, notée c.2902C>T. L’enzyme codée par ce gène agit dans la partie distale du néphron ; sa défaillance provoque des fuites de potassium et des chutes brutales de la kaliémie. Le chat atteint fait des épisodes de faiblesse musculaire touchant la nuque et la ceinture scapulaire : la tête part vers le bas, l’animal se déplace comme s’il portait un poids sur les épaules. Les crises sont souvent déclenchées par un effort ou un stress.
Récessive signifie qu’il faut deux exemplaires mutés pour être malade. Un chat qui n’en porte qu’un est un porteur sain : il ne sera jamais atteint, rien dans son comportement ne le trahira, il peut vivre quinze ans sans que personne ne s’en doute — et transmettre la mutation à la moitié de ses chatons. D’où sa circulation si discrète dans les lignées.
Le travail de référence est celui de Malik et de ses collègues, publié en 2015 : chez le burmilla, 17 chats sur 133 testés étaient porteurs, soit environ 13 % (26 sur 124 bombays, 7 sur 21 tiffanies). Deux porteurs sains accouplés ensemble donnent statistiquement un quart de chatons atteints, une moitié de porteurs et un quart d’indemnes. Toutes les races issues du burmese sont concernées : asian, australian mist, bombay, burmilla, cornish rex, devon rex, singapura, sphynx, tiffanie, tonkinois.
La conclusion pratique diffère donc de celle du PKD1 : un porteur sain de WNK4 peut rester en élevage, à condition d’être marié à un chat testé indemne. Écarter tous les porteurs d’une race qui compte si peu d’individus appauvrirait dangereusement le patrimoine génétique. C’est la logique retenue outre-Manche : depuis le 1er janvier 2018, le GCCF impose le test WNK4 à tous les chats du groupe asian inscrits en registre actif et destinés à la reproduction. Le porteur de deux copies est exclu de la reproduction, et le certificat de test doit accompagner la demande d’enregistrement, faute de quoi le chat bascule en registre non actif.
Dominant ou récessif : ce que cela change pour vous
| Critère | PKD1 (polykystose) | WNK4 (hypokaliémie) |
|---|---|---|
| Origine | Lignée persan chinchilla | Lignée burmese |
| Transmission | Autosomique dominante | Autosomique récessive |
| Existe-t-il des porteurs sains ? | Non : porteur = atteint | Oui, et ils sont invisibles |
| Réponse attendue de l’éleveur | « Négatif » sur les deux parents | « Indemne », ou « porteur marié à un indemne » |
| Un parent porteur est-il acceptable ? | Non | Oui, si l’autre est indemne |
| Signes visibles chez le reproducteur | Souvent aucun pendant des années | Aucun chez un porteur |
Ce tableau est la raison d’être de cette section. Un éleveur qui répond « mes chats sont testés » sans préciser quoi ne vous dit rien : demandez les deux résultats nommés, sur les deux parents, avec le laboratoire et le numéro d’identification du chat sur le compte rendu. En France, plusieurs laboratoires de génétique vétérinaire réalisent ces analyses sur simple écouvillon buccal ; l’un d’eux liste explicitement la polykystose rénale et la myopathie hypokaliémique dans le panel du burmilla.
Les chiffres qui circulent et qui ne tiennent pas
- « Polykystose chez 3 à 5 % des burmillas ». Ce chiffre n’a pas de source. La seule mesure publiée sur la race provient d’une étude australienne de Barrs et de ses collègues, en 2001, sur la prévalence de la polykystose chez le persan et les races apparentées : 2 chats sur 14. Un échantillon de quatorze individus ne permet aucune estimation fiable — ni 3 %, ni 5 %, ni le taux brut qu’on en tirerait. Ce travail démontre en revanche que la mutation est bel et bien passée du persan au burmilla ; et c’est justement parce que le pourcentage réel est inconnu que le test ADN individuel est la seule réponse valable.
- « Cardiomyopathie hypertrophique chez 8 à 10 % des burmillas ». Il n’existe aucune donnée de prévalence de la HCM publiée pour le burmilla. Le chiffre voisin de 8,5 % que l’on voit circuler vient d’une étude danoise de Granström et de ses collègues, en 2011 — et elle portait sur le british shorthair. Un pourcentage emprunté à une autre race, recopié de fiche en fiche jusqu’à passer pour un fait établi.
La règle dépasse largement le burmilla : quand un chiffre n’a pas de source, mieux vaut ne pas avoir de chiffre du tout. Une invention plausible est bien plus dangereuse qu’une invention grossière, parce que personne ne prend la peine de la vérifier.
Faut-il pour autant ignorer la cardiomyopathie hypertrophique ? Certainement pas : c’est la première maladie cardiaque du chat, toutes races confondues, et elle est connue dans les lignées de souche burmese. Simplement, la bonne question n’est pas « quel pourcentage dans la race ? » mais « les reproducteurs sont-ils suivis ? ». La réponse tient en un examen : l’échocardiographie réalisée par un vétérinaire cardiologue, répétée périodiquement, car un cœur sain à deux ans peut ne plus l’être à six. Aucun test ADN validé n’existe pour la HCM du burmilla.
Pour le reste, le burmilla est un chat solide : les points de surveillance sont ceux de tout chat d’intérieur — tartre et gingivite, surpoids après la stérilisation, et une sensibilité cutanée qui rend certains individus réactifs aux produits antiparasitaires mal choisis.
Les six questions à poser à l’éleveur
- Avez-vous demandé les pedigrees LOOF pour les chatons de cette portée ?
- Puis-je voir le résultat PKD1 des deux parents, laboratoire et numéro d’identification à l’appui ?
- Puis-je voir le résultat WNK4 des deux parents ? Si l’un est porteur, l’autre est-il indemne ?
- Les reproducteurs passent-ils une échocardiographie, et à quelle fréquence ?
- Le chaton sera-t-il identifié et enregistré à l’I-CAD à mon nom, et quand ?
- Quand signons-nous le certificat d’engagement et de connaissance, pour que le délai de sept jours soit respecté ?
Un éleveur passionné répondra aux six sans broncher. Un vendeur qui trouve ces questions déplacées vient, lui aussi, de vous répondre.
Entretien : pelage, griffes, yeux, dents
Bonne nouvelle pour qui redoutait l’héritage persan : le poil est court et soyeux, le sous-poil léger, et la fourrure ne feutre pas.
- Brossage — une fois par semaine au gant de toilettage en silicone, deux fois en période de mue ; deux passages hebdomadaires toute l’année pour la tiffanie.
- Bain — inutile en routine : des bains répétés dessèchent le poil et ternissent l’argenté.
- Yeux — un passage délicat au coin de l’œil avec une compresse non pelucheuse suffit ; un larmoiement persistant n’est pas normal chez cette race.
- Griffes — coupe des pointes toutes les deux à trois semaines, et plusieurs griffoirs de hauteurs différentes : un burmilla s’étire de tout son long, un griffoir trop court ne lui sert à rien.
- Dents — le vrai point d’attention : un brossage deux à trois fois par semaine au dentifrice vétérinaire, commencé tôt, évite bien des détartrages sous anesthésie générale.

Alimentation : viser les reins et la ligne
Le burmilla n’exige aucune alimentation exotique : une ration de qualité, riche en protéines animales et pauvre en glucides, assortie d’une bonne hydratation, couvre l’essentiel. Deux points méritent une vigilance particulière. Les reins d’abord : compte tenu de l’ascendance persane, une part significative d’alimentation humide, des points d’eau multipliés et la gamelle d’eau éloignée de celle de nourriture. Le poids après la stérilisation ensuite : les besoins énergétiques chutent nettement, et le burmilla, gourmand et casanier, prend facilement du volume. Adaptez la ration à ce moment précis, pesez le chat tous les mois pendant un an, et jouez tous les jours.
Le suivi biologique se cale sur l’âge : bilan rénal complet, créatinine et SDMA, à partir de sept ou huit ans, puis annuellement. Méfiance enfin avec les rations ménagères improvisées : l’équilibre phosphocalcique et l’apport en taurine ne s’inventent pas. Si vous tenez au fait maison, faites établir la formule par un vétérinaire nutritionniste.
Le burmilla en appartement : ce que dit la loi française
Le burmilla fait un excellent chat d’appartement : il ne cherche pas à sortir, il est discret, il occupe la verticalité plutôt que le sol. Reste la question que se posent beaucoup de locataires français — et la réponse est plus favorable qu’on ne le croit.
L’article 10 de la loi du 9 juillet 1970 répute non écrite toute clause d’un bail d’habitation interdisant la détention d’un animal familier : la clause figure peut-être dans votre contrat, mais elle est juridiquement inexistante et le bailleur ne peut pas s’en prévaloir. La même logique vaut pour les règlements de copropriété, qui ne peuvent pas interdire ce qu’un bail n’a pas le droit d’interdire. La contrepartie est claire : l’animal ne doit causer ni dégradation à l’immeuble ni trouble de jouissance aux occupants — et sur ce terrain, un burmilla à la voix de velours part avec une confortable longueur d’avance sur bien des voisins bipèdes. Deux réserves : le texte ne vaut pas pour les locations saisonnières de meublés de tourisme, et il ne dispense pas du bon sens. Pour quarante mètres carrés, prévoyez un arbre à chat de bonne hauteur, des perchoirs près des fenêtres et une litière impeccablement propre.
Jeu, stimulation mentale et cohabitation
Contrairement à l’idée reçue selon laquelle le chat n’apprend rien, le burmilla se prête remarquablement bien au clicker. Choisissez un comportement qu’il propose déjà spontanément — sauter sur un tabouret, entrer dans le sac de transport —, marquez-le d’un clic à l’instant précis, puis récompensez dans la seconde. Deux séances de cinq minutes par jour valent mieux qu’une demi-heure. L’application la plus utile n’est pas le numéro de cirque : un burmilla qui entre volontairement dans son sac transforme chaque visite chez le vétérinaire en simple formalité.
Complétez avec des distributeurs de croquettes à faire rouler, des parcours en hauteur et une séance à la canne à pêche le soir, avant le repas : vous exploitez la séquence naturelle chasse-repas-toilette-sommeil, et vous obtenez un chat qui dort la nuit. À éviter : le pointeur lumineux comme unique jeu — une chasse qui n’aboutit jamais génère de la frustration.
Côté cohabitation, le burmilla est l’une des races les plus faciles à intégrer dans une maisonnée peuplée. Avec les enfants, il fait preuve d’une patience remarquable et préfère s’éloigner plutôt que de sortir les griffes — raison de plus pour lui aménager un refuge en hauteur inaccessible aux plus petits. Avec un congénère, l’entente est généralement bonne : c’est la meilleure solution pour un foyer vide en journée. Avec un chien calme et habitué aux chats, tout se passe bien à condition de séparer les ressources et d’installer des étagères où le chat circule sans se retrouver acculé au sol.
Voyager avec son burmilla
Pour circuler dans l’Union européenne, trois conditions se cumulent, dans cet ordre précis. Le chat doit d’abord être identifié par transpondeur ou tatouage lisible. Il doit ensuite être vacciné contre la rage — possible seulement à partir de douze semaines, et valable seulement si la vaccination suit l’identification. Enfin, il faut attendre vingt et un jours après la primovaccination pour que le vaccin soit reconnu valide. Le tout est consigné dans le passeport européen, délivré par un vétérinaire habilité. Retenez la chronologie, car c’est là que les départs se jouent : puce d’abord, vaccin ensuite, trois semaines d’attente enfin. Hors Union européenne, les exigences varient beaucoup et se vérifient bien avant de réserver quoi que ce soit.
Un chat rare en France : ce que disent les statistiques du LOOF
Le LOOF publie le nombre de pedigrees délivrés par race et par année, ce qui donne une photographie précise du terrain français. Pour le burmilla, le résultat tient en un chiffre : environ 630 pedigrees sur une vingtaine d’années, soit à peine plus de trente chatons par an à l’échelle du pays — moins d’un millième des pedigrees félins délivrés en France, dans un paysage dominé par le maine coon, qui pèse à lui seul plus de quatre pedigrees sur dix. Ses cousins sont encore plus confidentiels : quelques dizaines d’asians à poil court et à peine plus de trois douzaines à poil mi-long sur la même période.
Côté encadrement, une seule association d’élevage est reconnue par le LOOF pour ce groupe depuis 2010 : elle gère conjointement le burmese anglais, l’asian, la tiffanie et le burmilla. Traduction concrète, dans un pays qui compte pourtant plus de seize millions de chats et où le chat est devenu le premier animal de compagnie : les élevages sont peu nombreux et dispersés, et il faut souvent patienter plusieurs mois, voire regarder au-delà des frontières. Cette rareté est aussi une protection, mais elle impose de s’y prendre à l’avance et de se méfier de toute annonce qui propose, comme par magie, un burmilla immédiatement disponible.
Avantages et inconvénients

| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Sociable, à l’aise avec les enfants et les autres animaux | Supporte mal les longues journées de solitude |
| Voix douce, aucune agressivité, parfait en appartement | Deux risques héréditaires à documenter avant l’achat |
| Entretien du pelage très simple malgré l’ascendance persane | Prend facilement du poids après la stérilisation |
| Très intelligent, apprend vite, se prête au clicker | Race rare en France : peu d’élevages, listes d’attente |
| Robe argentée spectaculaire et regard unique | Ouvre placards et portes : logement à sécuriser |
Trois idées reçues à jeter
« Le burmilla est hypoallergénique. » Faux, et il faut être net car l’affirmation circule beaucoup. On lit régulièrement qu’il produirait 40 % de Fel d 1 en moins qu’un chat ordinaire : cette donnée n’existe pas. Il n’y a pas de chat hypoallergénique. Tous produisent la protéine Fel d 1, dans la salive et les sécrétions cutanées, et la variabilité entre individus d’une même race dépasse la variabilité entre races.
« Le burmilla ne perd pas ses poils. » Faux également : il mue deux fois par an, comme tous les chats. Ce qui est vrai, c’est que la mue reste modérée et facile à gérer — le poil ne feutre pas et se retire d’un coup de gant.
« La race n’a aucune mutation héréditaire connue. » Complètement faux, et c’est la plus dommageable des trois, parce qu’elle dissuade de faire tester. Le burmilla a deux mutations parfaitement identifiées et un test ADN pour chacune — c’est même une chance : une maladie testable est un problème que l’élevage sait résoudre.
Quelques faits à retenir
- La race entière descend d’une porte restée ouverte quelques jours avant une castration programmée.
- Les quatre chatons fondateurs étaient tous des femelles, à poil court et noir shaded silver.
- Le nom est un mot-valise limpide : burmese et chinchilla. La mère fondatrice était de robe lilas, la teinte la plus discrète du burmese.
- En France, il partage son texte de standard avec deux autres races : peu de chats peuvent en dire autant.
Questions fréquentes sur le burmilla
Un burmilla sans pedigree LOOF est-il quand même un burmilla ?
Pas au sens du droit français. Depuis le 6 janvier 1999, pour un chat né en France, seule l’inscription au LOOF fait le chat de race ; sans pedigree, l’animal doit être présenté comme « d’apparence burmilla ». Il peut être superbe et parfaitement typé : cela ne change rien à son statut, et cela vous prive de toute généalogie vérifiable — donc de tout raisonnement sur les risques héréditaires.
Que doit obligatoirement contenir une annonce de vente de chaton en France ?
Le numéro SIREN du vendeur ou, pour celui qui ne produit pas plus d’une portée par an et par foyer fiscal, le numéro de portée délivré par le livre généalogique ; l’âge des chatons, qui ne peuvent être cédés avant huit semaines ; le numéro d’identification du chaton ou de sa mère ; le nombre d’animaux de la portée ; l’inscription ou non à un livre généalogique ; et la race, ou la mention « d’apparence ». L’annonce doit figurer dans une rubrique dédiée aux animaux de compagnie.
Quels tests ADN faut-il exiger avant d’acheter un chaton ?
Deux, nommément. Le PKD1 pour la polykystose rénale, héritée du persan : transmission dominante, un seul exemplaire suffit à rendre le chat atteint, donc les deux parents doivent être négatifs. Et le WNK4 pour l’hypokaliémie, héritée du burmese : transmission récessive, avec des porteurs sains invisibles, donc un parent porteur n’est acceptable que marié à un partenaire indemne. Demandez les comptes rendus de laboratoire, numéro d’identification du chat inscrit dessus.
Mon propriétaire peut-il m’interdire d’avoir un chat dans mon logement ?
Non. L’article 10 de la loi du 9 juillet 1970 répute non écrite toute clause d’un bail d’habitation interdisant la détention d’un animal familier, et les règlements de copropriété ne peuvent pas davantage l’interdire : la clause peut figurer dans le contrat, elle reste sans effet. Seule limite, l’animal ne doit causer ni dégradation à l’immeuble ni trouble de jouissance au voisinage. Le texte ne s’applique pas aux locations saisonnières de meublés de tourisme.
Le burmilla est-il hypoallergénique ?
Non, et aucun chat ne l’est. Tous produisent la protéine Fel d 1, et les écarts entre deux individus d’une même race dépassent les écarts entre races. L’affirmation selon laquelle le burmilla en produirait 40 % de moins ne repose sur aucune donnée. En cas d’allergie avérée, consultez un allergologue et passez du temps auprès du chat que vous envisagez d’adopter.
Combien de temps vit un burmilla ?
De douze à seize ans, avec des individus qui dépassent ce cadre. On lit parfois « quinze à dix-huit ans » : c’est optimiste et sans fondement. Ce qui fait pencher la fourchette du bon côté tient à trois choses — un poids maîtrisé, des dents entretenues, un suivi rénal régulier.
Le burmilla convient-il à une famille avec de jeunes enfants ?
Oui, c’est même l’un de ses points forts : il tolère bien le bruit et l’agitation, et préfère s’éclipser plutôt que réagir. La condition est de lui offrir un refuge en hauteur inaccessible aux enfants, et d’apprendre à ces derniers qu’on ne va jamais l’y déranger. Un chat qui sait qu’il peut se retirer n’a pas besoin de se défendre.
Un burmilla peut-il rester seul toute la journée ?
C’est ce qu’il supporte le moins bien : ce n’est pas un chat distant, il participe à la vie de la maison et l’absence prolongée lui pèse. Pour un foyer vide en journée, la solution la plus sûre est d’adopter deux chats plutôt qu’un, et d’enrichir l’environnement : perchoirs devant une fenêtre, distributeurs de croquettes, rotation des jouets.
Que faire si le chaton tombe malade juste après l’achat ?
Consultez immédiatement. Le droit français classe quatre maladies félines en vices rédhibitoires — typhus, péritonite infectieuse féline, leucose et immunodépression — mais le diagnostic de suspicion doit être établi par un vétérinaire dans des délais très courts qui courent dès la livraison : cinq jours pour le typhus, quinze pour la leucose, vingt et un pour la péritonite. L’action, elle, se prête dans les trente jours. Attendre une semaine « pour voir », c’est perdre un recours.
Conclusion
Le burmilla réussit une synthèse rare : l’allure d’un chat de concours et le tempérament d’un chat de famille. Il joue avec les enfants, se pose sur les genoux, parle peu, s’accommode d’un appartement et vieillit bien. En France, l’acquérir demande de la méthode : viser un pedigree LOOF et pas seulement des parents inscrits, lire l’annonce à la lumière des mentions obligatoires, exiger nommément les deux tests — PKD1 et WNK4 —, et accepter d’attendre, parce que la race est rare et le restera. En échange, un compagnon d’une douceur peu commune, au regard souligné et à la robe qui semble éclairée de l’intérieur, pour douze à seize années de vie commune.
- Affectueux, sociable, équilibré : le juste milieu entre le burmese et le persan
- Voix douce et discrète, excellent chat d'appartement
- Pelage argenté tipped et regard « maquillé » spectaculaires
- Intelligent, apprend vite, se prête très bien au clicker
- Entretien du pelage simple malgré l'ascendance persane
- Supporte mal les longues journées de solitude
- Risque héréditaire PKD1 de la lignée persane : dominant, les deux parents doivent être négatifs
- Risque héréditaire WNK4 de la lignée burmese : récessif, les porteurs sains sont invisibles
- Prend facilement du poids après la stérilisation
- Race rare en France : peu d'élevages, listes d'attente
| Burmese | British shorthair | Asian tabby | |
|---|---|---|---|
| Poids | 3–6,5 kg | 4–8 kg | 4–7 kg |
| Énergie | 4 | 2.5 | 4 |
| Appartement | 5 | 5 | 5 |
| Débutants | 4 | 4.5 | 4 |
Un burmilla sans pedigree LOOF est-il quand même un burmilla ?
Que doit obligatoirement contenir une annonce de vente de chaton en France ?
Quels tests ADN faut-il exiger avant d'acheter un chaton ?
Mon propriétaire peut-il m'interdire d'avoir un chat dans mon logement ?
Le burmilla est-il hypoallergénique ?
Combien de temps vit un burmilla ?
Le burmilla convient-il à une famille avec de jeunes enfants ?
Un burmilla peut-il rester seul toute la journée ?
Que faire si le chaton tombe malade juste après l'achat ?
LOOF — Livre Officiel des Origines Félines (agrément du ministère de l'Agriculture, arrêté du 4 novembre 1996 ; standard commun asian / burmese / burmilla, version 2021 ; statistiques de pedigrees par race) · Code rural et de la pêche maritime, articles L. 214-8, L. 214-8-1, R. 213-2 et R. 213-5 à R. 213-7 · Loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 · Loi du 9 juillet 1970, article 10 · Règlement (UE) n° 576/2013 · WCF EMS-Code · FIFe · GCCF (Asian/Burmilla, politique de test WNK4 depuis le 1er janvier 2018) · Malik et al. 2015 (JFMS) · Barrs et al. 2001 · Granström et al. 2011
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