Le Griffon Bruxellois (Brussels Griffon) est une race belge de petits chiens fauves à l’expression incroyablement marquée, pleine d’assurance et presque humaine. Celle-ci est formée par des sourcils broussailleux, de grands yeux et un prognathisme inférieur notable. Ces chiens sont souvent surnommés « petits singes » ou « gremlins » en raison de leur apparence unique. Malgré leur air faussement sérieux, voire un peu revêche, les Griffons Bruxellois sont des compagnons incroyablement joyeux, dévoués et charmants. Ils vivent littéralement pour leur maître, nécessitent beaucoup d’attention et ne supportent pas la solitude. Leur entretien a ses spécificités, notamment pour leur poil dur. Leur face plate (brachycéphale) les prédispose à certaines maladies, bien que, contrairement aux Carlins, ils ne ronflent et ne grognent généralement pas autant. Apprenez-en plus à ce sujet sur Tvaryny.
Le Griffon Bruxellois : bref aperçu de la race

| Origine | Belgique |
| Première mention | 1883 (premier enregistrement), standard 1903 |
| Espérance de vie | 12-15 ans |
| Taille au garrot | 18-25 cm (le standard n’est pas précis) |
| Poids | 3.5 – 6 kg (le standard divise en deux classes) |
| Tempérament | Dévoué, curieux, sensible, alerte |
| Toilettage | Exigences élevées (nécessite une épilation) |
| Activité | Moyenne, s’adapte bien à l’appartement |
| Mue | Minimale (avec un entretien adéquat) |
| Intelligence | Élevée, mais parfois têtu |
| Autres noms | Griffon Bruxellois |
Histoire de la race

L’histoire du Griffon Bruxellois commence en Belgique au XIXe siècle. Ses ancêtres étaient de petits chiens à poil dur, gardés dans les écuries pour lutter contre les rongeurs. Ces chiens étaient appelés « Griffons d’Écurie » et étaient un peu plus grands et plus rustiques que les représentants modernes de la race. Ils étaient les favoris des cochers de Bruxelles, qui les emmenaient souvent dans leurs fiacres pour leur tenir compagnie et les garder.
Pour perfectionner la race, ces ratiers locaux ont été croisés avec d’autres races. On pense que les influences clés ont été :
- L’Affenpinscher : C’est de lui que les Griffons ont hérité leur museau « de singe », leur poil dur et leur caractère affirmé.
- Le Carlin : Ce croisement fut décisif. Il apporta le nez court, les grands yeux, la structure de crâne brachycéphale et, surtout, le gène du poil lisse. C’est ainsi qu’apparut la variété de griffon à poil lisse.
- Le King Charles Spaniel : Cette race a probablement ajouté la couleur fauve intense et contribué à la formation de la tête ronde et des grands yeux expressifs.
Initialement, les trois variétés (poil dur fauve, poil dur noir/noir et feu, et poil lisse) étaient considérées comme une seule race. Le véritable essor de popularité eut lieu à la fin du XIXe siècle, lorsque la reine Marie-Henriette de Belgique, grande amatrice de chiens, tomba amoureuse de ces drôles de créatures et commença à les élever. La faveur royale rendit instantanément la race à la mode au sein de l’aristocratie et de la haute société.
Le premier club de race fut fondé à Bruxelles en 1883. La race fut presque anéantie pendant les Première et Seconde Guerres mondiales. Sa survie dépendit en grande partie des passionnés en Grande-Bretagne et aux États-Unis, qui réussirent à préserver le cheptel. Plus tard, une division officielle (selon les standards de la FCI) en trois races distinctes eut lieu :
- Le Griffon Bruxellois : Uniquement à poil dur, exclusivement de couleur fauve (rouge, unicolore).
- Le Griffon Belge : À poil dur, mais de couleur noire, noir et feu, ou mélangée (noir et fauve).
- Le Petit Brabançon : La variété à poil lisse, qui admet les mêmes couleurs que les two types à poil dur.
Il est à noter que dans certains pays (comme les États-Unis), les trois variétés sont toujours considérées comme une seule race, « Brussels Griffon », avec différents types de poil et couleurs.
À quoi ressemble le Griffon Bruxellois : description de l’apparence

Le Griffon Bruxellois est un petit chien robuste, de format carré, à l’apparence surprenante. Son allure est empreinte d’intelligence, de vivacité et d’assurance. Sa caractéristique principale est son expression presque humaine.
Caractéristiques principales du standard :
- Tête : Grande par rapport au corps, arrondie. Le front est large et bombé.
- Museau : Extrêmement court. Le nez est très court, retroussé (remontant), avec des narines larges et ouvertes. La truffe est située au même niveau que les yeux.
- Morsure : Prognathisme inférieur très prononcé (la mâchoire inférieure dépasse). Le menton est marqué, large. Les lèvres sont bien serrées, de couleur noire.
- Yeux : Très grands, ronds, sombres (presque noirs), bien écartés. Ils ne doivent pas être globuleux. Le regard est vif et expressif.
- Oreilles : Petites, attachées haut. Autrefois, elles étaient souvent coupées, mais aujourd’hui, dans la plupart des pays, les oreilles sont laissées au naturel – elles sont portées semi-dressées, avec la pointe retombant vers l’avant.
- Corps : Compact, solide, de format carré (la longueur du corps est à peu près égale à la hauteur au garrot).
- Queue : Attachée haut. Auparavant coupée. La queue naturelle est portée relevée, avec une légère courbure vers le dos, mais sans s’enrouler.
Poil et couleur
Ce sont le type de poil et la couleur qui distinguent le Griffon Bruxellois de ses plus proches parents. Le Griffon Bruxellois se caractérise par :
- Type de poil : Dur (wire coat). Au toucher, il est rêche, sec, légèrement ondulé, mais non bouclé. Il doit y avoir un sous-poil. Sur le museau, le poil est plus long, formant les « garnitures » caractéristiques – moustache, barbe et sourcils. Ce poil dur ne mue presque pas.
- Couleur : Exclusivement fauve (rouge, couleur cerf). Un léger masque plus sombre (noir) sur le museau est toléré, mais pas obligatoire.
Caractère : tempérament et comportement

Les représentants de cette race donnent l’impression d’être des chiens vifs et décidés, avec un regard intelligent dans leurs yeux pétillants. Le côté comique du Griffon Bruxellois vient de la combinaison d’une expression pleine d’assurance et d’une taille miniature. C’est un chien de compagnie dans toute l’acception du terme.
Traits de caractère clés :
- « Chien-pot-de-colle » (Velcro dog) : C’est peut-être le trait le plus important. Le Griffon Bruxellois adore son maître. Il veut être à ses côtés 24h/24, 7j/7 – assis sur vos genoux, dormant dans votre lit, vous suivant aux toilettes. Ils choisissent souvent un « maître principal » dans la famille.
- Grande sensibilité : Ils sont très émotifs et sensibles à l’humeur de leur maître et à l’atmosphère de la maison. Ils réagissent mal aux cris, aux disputes ou à la brutalité.
- Gardien alerte : Malgré sa taille, c’est une excellente sonnette d’alarme. Ils sont vigilants, attentifs et préviendront toujours d’un aboiement sonore l’arrivée d’invités, du livreur ou des bruits suspects derrière la porte.
- Intelligence et entêtement : Ce sont des chiens très inteligents qui apprennent vite… quand ils le veulent. Ils ont leur propre opinion et peuvent être assez têtus, surtout s’il s’agit de quelque chose qui ne leur plaît pas (comme sortir sous la pluie).
- Absence d’agressivité : Avec une bonne socialisation, les Griffons ne sont pas agressifs, bien qu’ils se montrent méfiants envers les étrangers. Ils peuvent jouer les « caïds » avec d’autres chiens, inconscients de leur petite taille.
- Tendance à l’anxiété : Leur plus gros problème est l’anxiété de séparation. Ils souffrent physiquement de la solitude. Cette race est catégoriquement déconseillée aux personnes qui passent toute la journée au travail.
Interaction avec les enfants et autres animaux
Le Griffon Bruxellois peut bien s’entendre avec les enfants, mais ce n’est pas le meilleur choix pour les familles avec de jeunes enfants. Premièrement, le chien est assez fragile et un enfant pourrait le blesser par inadvertance. Deuxièmement, les Griffons ne tolèrent pas la familiarité et les gestes brusques. Ils peuvent se défendre s’ils sont taquinés ou si on leur fait mal. Ils sont parfaits pour les familles avec des enfants plus âgés et responsables (à partir de 10-12 ans).
Avec les autres chiens et les chats, ils s’entendent généralement bien, surtout s’ils ont grandi ensemble. Une socialisation précoce joue ici un rôle crucial. Ils peuvent être un peu jaloux si leur maître accorde de l’attention à un autre animal.
Avantages et inconvénients de la race

Comme toute race, le Griffon Bruxellois a ses avantages et ses inconvénients. Il est important de les évaluer sobrement avant d’adopter un tel chien.
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Dévouement incroyable et orientation vers l’humain | Forte tendance à l’anxiété de séparation (ne peut pas être laissé seul) |
| Mue minimale (avec un toilettage approprié) | Toilettage complexe (nécessite une épilation manuelle régulière) |
| Grande intelligence et vivacité d’esprit | Entêtement et difficultés d’éducation (surtout la propreté) |
| Taille compacte, idéale pour un appartement | Nombreux problèmes de santé (brachycéphalie, yeux, neurologie) |
| Personnalité pétillante, comique, « chien-clown » | Pas le meilleur choix pour les familles avec de jeunes enfants |
| Bonne « sonnette d’alarme » | Coût élevé des chiots et de l’entretien (toilettage, vétérinaire) |
| S’entend bien avec les autres animaux (si socialisé) | Sensibilité à la chaleur et au froid |
Soins et entretien

L’entretien d’un Griffon n’est pas compliqué en termes d’espace, mais il exige beaucoup de temps et d’attention aux détails, en particulier pour le toilettage et la santé.
Toilettage : particularités du poil dur
C’est l’aspect le plus complexe de l’entretien. Le poil dur du Griffon Bruxellois ne mue pas au sens habituel du terme, mais il meurt. Pour que le chien ait une apparence soignée et une texture de poil correcte, il doit être épilé (ou ‘hand-stripping’).
- L’épilation (stripping) est le processus consistant à retirer à la main les poils de couverture morts. C’est indolore pour le chien si c’est fait au bon moment (quand le poil est « mûr »). La procédure est effectuée tous les 2 à 4 mois. Cela permet à un nouveau poil dur, de couleur et de texture correctes, de pousser.
- La tonte (clipping) est une alternative plus simple, mais elle abîme le poil. Après la tonte, le poil devient doux, terne, parfois frisé et perd sa couleur fauve intense. De plus, un chien tondu se met à muer. Cette option convient aux chiens « de compagnie » (non exposés) ou aux chiens âgés, si le propriétaire est prêt à accepter le changement de texture.
Outre l’épilation, des soins réguliers sont nécessaires :
- Entretien de la « barbe » : C’est l’endroit le plus salissant. La barbe et la moustache doivent être lavées ou essuyées quotidiennement après les repas pour éviter l’accumulation de restes de nourriture, de salive et l’apparition de mauvaises odeurs.
- Soins des yeux : En raison de leurs grands yeux proéminents, ils larmoient souvent. Il faut essuyer quotidiennement les plis sous les yeux avec une lotion spéciale pour prévenir les traces de larmes et les infections.
- Griffes : À couper toutes les 2-3 semaines.
- Oreilles : À inspecter et nettoyer régulièrement.
Activité physique et promenades
Ce « lutin » fauve n’a pas besoin d’un exercice physique excessif. Le Griffon Bruxellois n’est pas un athlète. Il satisfait la plupart de ses besoins d’activité en courant dans l’appartement derrière son maître.
Néanmoins, des promenades quotidiennes sont nécessaires pour la socialisation et la stimulation mentale. Une à deux promenades de 20-30 minutes suffisent. Ils aiment jouer, mais se fatiguent vite. Il est crucial de se souvenir de leur structure brachycéphale : ils tolèrent mal la chaleur (risque de coup de chaleur) et le grand froid.
Conditions de vie
C’est exclusivement un chien d’appartement. Il a besoin d’un accès constant à son maître. La vie en chenil ou à l’extérieur est pour lui synonyme de mort par ennui et par froid. Ils se sentent parfaitement à l’aise même dans un petit appartement, à condition que leur maître soit à proximité.
Santé : maladies typiques et prévention

Malheureusement, l’apparence charmante du Griffon est associée à un certain nombre de problèmes de santé graves. C’est une race qui exige un choix rigoureux de l’éleveur et un suivi vétérinaire attentif.
Principaux groupes à risque :
- Syndrome brachycéphale (BOAS) : En raison de leur museau plat, ils peuvent souffrir de narines étroites (sténose des narines) et d’un voile du palais allongé. Cela obstrue la respiration, entraîne des reniflements, des ronflements et une intolérance à l’effort et à la chaleur.
- Problèmes oculaires : Leurs grands yeux sont très vulnérables.
- Proptose du globe oculaire : Peut survenir à la suite d’un choc violent, d’une grande peur ou même d’un collier trop serré.
- Atrophie Progressive de la Rétine (APR) et cataracte : Maladies héréditaires menant à la cécité.
- Distichiasis (cils supplémentaires) : Des cils poussent vers le globe oculaire, irritant la cornée.
- Ulcères de la cornée : Très fréquents car l’œil est facilement blessé.
- Problèmes neurologiques :
- Syringomyélie (SM) et Malformation de Chiari (CM) : Une maladie grave et douloureuse, fréquente chez les races apparentées (comme le Cavalier King Charles Spaniel). Le crâne est trop petit pour le cerveau, provoquant une douleur intense et des symptômes neurologiques.
- Hydrocéphalie : Se rencontre également dans la race.
- Problèmes de reproduction : Les femelles ont souvent des mises bas difficiles (dystocie) en raison de la grande taille de la tête des chiots. Une césarienne programmée ou d’urgence est très souvent nécessaire.
- Problèmes dentaires : En raison de la petite bouche et du prognathisme, les dents sont souvent encombrées, ce qui entraîne une formation rapide de tartre et une perte précoce des dents.
| Problème | Symptômes | Prévention / Actions |
|---|---|---|
| BOAS (Syndrome brachycéphale) | Reniflements bruyants, ronflements, intolérance à la chaleur, essoufflement | Contrôle du poids, éviter la chaleur, utiliser un harnais plutôt qu’un collier. Dans les cas graves – correction chirurgicale. |
| Problèmes oculaires (traumatismes, ulcères) | Plissement des yeux, larmoiement, rougeur, opacité | Inspection quotidienne, protection contre les branches/herbes. Consultation immédiate d’un vétérinaire ophtalmologue. |
| Syringomyélie (SM) | Grattage « fantôme » du cou, gémissements sans raison, douleur au toucher de la tete/du cou | Choisir un éleveur qui teste les parents (IRM). Traitement symptomatique (antalgiques). |
| Problèmes dentaires | Mauvaise haleine, dents qui bougent, refus de manger | Brossage quotidien des dents. Détartrages professionnels réguliers chez le vétérinaire (souvent sous anesthésie). |
| Mises bas difficiles | Contractions prolongées et inefficaces chez la chienne gestante | Planification de la gestation sous suivi vétérinaire, préparation à une césarienne. |
Éducation et socialisation

Le tempérament assuré du Griffon Bruxellois explique son désir d’être le centre de l’attention. Ce petit a vraiment le « syndrome du gros chien » et peut essayer de dominer un chien plus grand ou même son maître.
La socialisation précoce est absolument critique pour le Griffon. Dès son plus jeune âge, il doit être familiarisé avec différentes personnes, sons, lieux et d’autres chiens (impérativement calmes et vaccinés). Cela aidera à élever un chien confiant, et non un chien nerveux ou agressif.
Particularités de l’éducation :
- Utilisez uniquement le renforcement positif. Les Griffons sont extrêmement sensibles. Les cris, les secousses ou les punitions ne feront que « bloquer » le chien, le vexer et le rendre réfractaire à la coopération. Ils fonctionnent à merveille avec les friandises et les louanges.
- Soyez prêt pour les problèmes de propreté. C’est peut-être l’aspect le plus difficile de l’éducation. Les Griffons sont considérés comme l’une des races les plus difficiles à éduquer à la propreté. Ils détestent la pluie, le froid, la neige et feront tout pour faire leurs besoins à l’intérieur. Il faut une constance incroyable, de la patience, des sorties fréquentes et, éventuellement, l’apprentissage de la litière/des tapis éducateurs comme solution de secours.
- Gardez les sessions courtes et amusantes. Ils sont intelligents mais s’ennuient vite. 5-10 minutes de jeu-entraînement plusieurs fois par jour donneront de meilleurs résultats qu’une longue session.
- Ne les laissez pas prendre les commandes. Un Griffon à qui tout est permis se transformera rapidement en un petit tyran domestique. Établissez des règles et des limites claires dès le premier jour.
Alimentation : recommandations clés

Une alimentation correcte est vitale pour le Griffon, surtout en raison de sa prédisposition aux problèmes de santé.
- Le contrôle du poids est primordial. Le surpoids est une charge énorme pour le cœur, les articulations et, le plus critique, le système respiratoire d’un brachycéphale. Ne le suralimentez pas ! Suivez les rations indiquées sur l’emballage des croquettes et ajustez-les en fonction de l’activité du chien.
- Choix de l’alimentation. Les croquettes sèches de haute qualité, de type holistique ou super-premium pour petites races, conviennent le mieux. Les granulés doivent être petits pour que le chien puisse les saisir facilement. Certains propriétaires optent pour une alimentation naturelle (BARF ou ration ménagère), mais celle-ci doit être méticuleusement équilibrée par un vétérinaire nutritionniste.
- Horaires des repas. Un chien adulte (après un an) est nourri deux fois par jour, à heures fixes. Ne laissez jamais de nourriture en libre-service dans la gamelle.
- Ne donnez pas de restes de table. Ce n’est pas seulement la voie vers l’obésité, mais aussi vers des problèmes digestifs et des allergies. Les Griffons sont des manipulateurs experts, mais soyez ferme.
- Eau fraîche. De l’eau potable propre doit toujours être disponible, surtout si le chien mange des croquettes.
- Hygiène après le repas. Comme mentionné, après chaque repas, essuyez la « barbe » pour la garder propre.
Faits intéressants sur le Griffon Bruxellois
- Inspiration pour « Star Wars ». Bien que George Lucas ait officiellement déclaré s’être inspiré de son propre griffon pour créer les Ewoks du « Retour du Jedi », de nombreux fans sont convaincus que c’est le Griffon Bruxellois qui a servi de prototype. Leur museau de singe et leurs grands yeux sont très similaires à ces créatures de cinéma.
- Star d’Hollywood. La race a connu un pic de popularité fulgurant après la sortie du film « Pour le pire et pour le meilleur » (As Good as It Gets) en 1997. Le chien nommé Verdell, joué par un griffon nommé Jill (et plusieurs doublures), a volé le cœur des spectateurs du monde entier.
- Favoris de la royauté. La reine belge Marie-Henriette aimait tant ses griffons qu’elle les emmenait partout avec elle, même lors d’événements officiels, contribuant ainsi grandement à leur popularité en Europe à la fin du XIXe siècle.
Questions fréquentes sur la race (FAQ)
Le Griffon Bruxellois perd-il beaucoup ses poils ?
Non, à condition qu’il soit correctement entretenu. Un Griffon à poil dur qui est régulièrement épilé (tous les 2-4 mois) ne mue pratiquement pas. En revanche, s’il est tondu, les poils morts restent dans le follicule, les nouveaux poussent mous, et ce chien muera.
Les Griffons conviennent-ils à une famille avec de jeunes enfants ?
Ce n’est pas recommandé. Les Griffons sont fragiles et peuvent être blessés par un jeune enfant. De plus, ils n’aiment pas les gestes brusques et peuvent mordre pour se défendre. Ils s’entendent bien mieux avec des enfants plus âgés et calmes, qui comprennent comment se comporter avec un petit chien. Pour les familles avec de jeunes enfants, il vaut mieux envisager des races plus patientes, comme le Caniche Toy (bien qu’il demande aussi de la délicatesse).
Peut-on laisser un Griffon Bruxellois seul à la maison ?
C’est extrêmement déconseillé. C’est leur plus grande faiblesse. Ils souffrent d’anxiété de séparation, qui peut se manifester par un comportement destructeur, des aboiements incessants ou des problèmes de propreté. C’est une race pour ceux qui travaillent à domicile, les retraités, ou ceux qui peuvent emmener leur chien avec eux.
Le Griffon Bruxellois et le Griffon Belge sont-ils la même race ?
Selon les standards de la FCI (suivis en France et en Belgique), ce sont deux races différentes. La différence réside uniquement dans la couleur. Le Griffon Bruxellois est uniquement fauve. Le Griffon Belge est noir, noir et feu, ou mélangé. Pour tout le reste (caractère, entretien, santé), ils sont identiques. Aux États-Unis, ils sont considérés comme une seule race.
Est-il difficile d’entretenir leur poil ?
Oui, cela demande des efforts. L’épilation manuelle est une procédure qu’il faut soit apprendre à faire soi-même (ce qui est difficile), soit payer régulièrement les services d’un toiletteur professionnel qui maîtrise cette technique. C’est nettement plus coûteux qu’une simple tonte.
