| Taille | ♂ 62–68 · ♀ 56–64 cm |
| Poids | 25–45 kg |
| Espérance de vie | 10–12 ans |
| Groupe FCI | 1 · chiens de berger |
| Origine | France |
Notes exactes
Problèmes de santé
Alimentation
Le Briard, ou Berger de Brie, est décrit par le standard FCI n° 113 avec une sobriété révélatrice : « chien de berger et de garde », groupe 1, section 1, avec épreuve de travail. Tout le reste — le pelage ondulé, la barbe, les sourcils, la houppette — vient par-dessus une charpente de chien de ferme. Cette race possède deux singularités que peu d’autres partagent : une exigence anatomique dont l’absence entraîne l’exclusion, et un rôle dans l’histoire de la médecine qui a fait entrer son nom dans la bibliographie des ophtalmologistes. Nous les détaillons ici, avec le reste, sur Tvaryny.
Le Briard : aperçu rapide de la race

| Caractéristique | Valeur |
| Origine | France |
| Classification FCI | Standard n° 113, groupe 1 (chiens de berger et de bouvier, sauf bouviers suisses), section 1 (chiens de berger), avec épreuve de travail |
| Version en vigueur du standard | Publié le 04.11.2008 ; édition FCI du 23.01.2009 |
| Utilisation selon le standard | Chien de berger et de garde |
| Taille au garrot (FCI n° 113) | Mâles 62 à 68 cm ; femelles 56 à 64 cm. Hors de ces limites, avec une tolérance de 2 cm en plus et 1 cm en moins : défaut entraînant l’exclusion |
| Poids | Le standard FCI n° 113 fixe la taille, pas le poids : aucun chiffre de masse n’y figure |
| Poil (FCI n° 113) | Flexueux, long, sec, « genre poil de chèvre », avec un léger sous-poil ; moins de 7 cm, mou ou laineux : défaut grave |
| Robe (FCI n° 113) | Noire, fauve, fauve charbonné (légèrement à moyennement) souvent masquée, grise ou bleue |
| Membres postérieurs | Double ergot obligatoire ; ergot simple ou absence totale d’ergots : défaut entraînant l’exclusion |
| Comportement selon le standard | Caractère équilibré, « ni agressif, ni peureux » ; « sage et hardi » |
La suite développe ce que cette grille condense : l’origine de la race, le sixième doigt, ce que les clubs vérifient réellement selon les pays, et l’entrée du Briard dans l’histoire de la thérapie génique.
Histoire du Berger de Brie : de l’abbé Rozier aux chiens sanitaires
L’histoire du Briard possède un point de départ commode, et il est inscrit dans le standard lui-même. La race a longtemps été connue sous l’appellation générique de chiens de berger français de plaine, et c’est en 1809, dans le « Cours complet d’agriculture » de l’abbé Rozier, que le nom de « chien de Brie » apparaît pour la première fois. Autrement dit, le Briard entre dans l’écrit non par la cynophilie mais par un traité d’agronomie : au même titre qu’une race ovine ou qu’un outil de ferme.
La Brie est une région céréalière à l’est de Paris, et la fonction du chien y est exactement celle que le standard consigne encore : conduire et garder les troupeaux. La plaine n’est pas la montagne : pas de barrière naturelle, des moutons qui pâturent le long de cultures non clôturées, et un chien qui ne doit pas pousser le troupeau devant lui mais le contenir — faire office de haie vivante. De là vient l’allure demandée par le standard : un trot allongé, avec une bonne amplitude et une bonne poussée de l’arrière, de façon que le chien travaille « avec le minimum d’efforts et de fatigue ».
La biographie publique commence plus tard. Les Briards sont présentés à l’exposition agricole de Paris en 1863, où on les confond régulièrement avec l’autre berger français de plaine, le Beauceron : même pays, même travail, la différence tenant d’abord au poil. Un premier standard est rédigé en 1897, et le Club des Amis du Briard voit le jour en 1909 — deux événements distincts que les résumés fusionnent souvent à tort.
Le chapitre américain est, lui, plutôt bien documenté. En octobre 1789, au Havre, Thomas Jefferson, alors sur le départ pour la Virginie, acquiert une chienne pleine nommée Bergère ; elle met bas deux chiots pendant la traversée, et les chiens sont à Monticello dès le début de 1790. La Fayette lui enverra plus tard un autre couple. Le club de race américain identifie ces « chiens bergers de Brie » comme des Briards. Le lien avec Napoléon, lui, n’est pas de même nature : il repose sur la tradition de race et la littérature cynophile, non sur une pièce d’archive comparable au mémorandum de Jefferson.
Reste la guerre — et là, nul besoin de s’appuyer sur des récits de club. Le bref aperçu historique du standard FCI n° 113 écrit noir sur blanc que la race a été utilisée par l’armée française pendant les deux guerres mondiales, notamment comme sentinelle et comme chien ambulancier recherchant les blessés sur les champs de bataille. Il est rare qu’un passé militaire soit consigné non dans un ouvrage de vulgarisation mais dans le document officiel en vigueur de la race. Le chien sanitaire travaillait d’ailleurs méthodiquement : quadrillage du terrain, repérage d’un homme à terre, retour au conducteur en rapportant un objet du blessé ou en indiquant la direction — soit exactement la tâche du pâturage, à ceci près que l’objet de la recherche n’était plus un agneau égaré. Les deux conflits ont laminé les effectifs, et la race a été reconstruite par les éleveurs en temps de paix.
Quant au récit médiéval d’Aubry de Montdidier, dont le chien aurait confondu l’assassin de son maître, il relève de la légende : on la retrouve de livre en livre, et certains y voient même l’origine du mot « Brie » par altération d’« Aubry ». C’est à ce titre — celui de légende — qu’il faut la garder.
À quoi ressemble le Briard : ce qu’exige exactement le standard FCI n° 113

L’aspect général tient en une phrase : un chien rustique, souple, musclé et bien proportionné, vif et éveillé. Le format est légèrement allongé — la longueur du corps, de la pointe de l’épaule à la pointe de la fesse, doit être légèrement supérieure à la hauteur au garrot. Le Berger de Brie est un chien médioligne.
La tête se mesure, elle ne s’apprécie pas à l’œil. Le standard donne trois proportions d’un coup : la tête est longue, 2/5 de la hauteur au garrot ; la largeur du crâne est légèrement inférieure à la moitié de la longueur de la tête ; le crâne et le chanfrein sont de même longueur. De profil, leurs lignes sont parallèles. Le stop est marqué et se situe à égale distance de l’occiput et de l’extrémité du nez. La truffe est forte, les narines bien ouvertes, et elle est toujours noire, sauf chez les chiens bleus, où elle est bleue ou bleuâtre. Le poil de la tête forme barbe, moustache et sourcils voilant légèrement les yeux.
Les yeux sont ovales, horizontaux, bien ouverts, plutôt grands et de couleur foncée ; chez les sujets bleus, des yeux légèrement plus clairs sont admis. Un œil trop clair (jaune) ou vairon figure parmi les défauts entraînant l’exclusion.
Les oreilles sont attachées haut, non plaquées, et plutôt courtes si elles sont laissées naturelles : la longueur du cartilage doit être égale ou légèrement inférieure à la moitié de la longueur de la tête. Elles sont toujours plates et couvertes de poils longs. Le standard décrit encore la variante coupée, « dans les pays où cette pratique n’est pas interdite », mais la coupe est prohibée dans la plupart des juridictions européennes et l’oreille naturelle est depuis longtemps la norme des rings. À noter : une oreille droite naturellement est, elle, un défaut entraînant l’exclusion — ce n’est pas une race à oreille dressée.
Le corps : dos droit, rein court et ferme, croupe peu inclinée et légèrement arrondie. La poitrine est large et longue, bien descendue jusqu’aux coudes, les côtes bien cintrées. Cette formule n’est pas décorative : c’est précisément une poitrine profonde qui place la race dans la population à risque pour la torsion d’estomac, comme on le verra plus bas.
La queue est entière, portée bas, descend au moins jusqu’à la pointe du jarret, sans déviation, et forme un léger crochet en forme de J. En action, elle peut être portée au plus haut dans le prolongement de la ligne du dessus. Une queue portée sur le dos « en cor de chasse » ou dressée verticalement exclut le sujet.
Le poil est décrit brièvement et très précisément : flexueux, long, sec, « genre poil de chèvre », avec un léger sous-poil. Un poil de moins de 7 cm, mou ou laineux, constitue un défaut grave — la race normalise donc non seulement la longueur mais la texture. Un poil sec et nerveux ne feutre pas au même rythme qu’un poil mou : un sujet à robe « incorrecte » est aussi, très concrètement, un chien plus lourd à entretenir.
La robe est le point sur lequel les résumés se trompent le plus souvent. Le standard n’autorise pas « toute couleur unie sauf le blanc » : il énumère une liste fermée — noire, fauve, fauve charbonné (légèrement à moyennement) souvent masquée, grise ou bleue. Une robe d’un fauve chaud peut présenter un éclaircissement ton sur ton aux extrémités et sur les parties déclives ; les robes noire, grise et bleue de même ; toutes les robes peuvent plus ou moins grisonner. Entraînent l’exclusion : la couleur blanche, marron ou acajou, une robe de deux couleurs distinctes, une liste blanche, des poils blancs à l’extrémité des membres, la robe fauve à manteau et la robe fauve à manteau charbonné. Un ensemble de robe trop clair est un défaut grave.
Enfin, une ligne que tout acheteur devrait lire : le standard se termine par la mention que seuls les chiens sains, capables d’accomplir les fonctions pour lesquelles ils ont été sélectionnés et dont la morphologie est typique de la race, peuvent être utilisés pour la reproduction. Ce n’est pas une formule de politesse : c’est la norme sur laquelle s’appuie chaque club national.
Le double ergot : une anatomie inscrite dans le règlement
Un standard de race exige d’ordinaire des proportions, des angulations, une couleur, un type. Le Briard est l’un des rares cas où le standard exige la présence d’une structure anatomique précise, et où son absence n’entraîne pas une simple pénalité mais l’exclusion.
La formulation du standard FCI n° 113, au chapitre des membres postérieurs, est la suivante : « Ergots : Par tradition, les bergers ont tenu à conserver le double ergot. Les ergots forment des pouces bien séparés avec ongles, assez près du pied. » Et parmi les défauts entraînant l’exclusion figure une ligne sans ambiguïté : « Ergot simple ou absence totale d’ergots aux membres postérieurs. »
Le plus intéressant est la justification que le standard se donne à lui-même. Il n’invoque pas la biomécanique : il écrit « par tradition », parce que les bergers ont tenu à ce caractère. L’explication répandue selon laquelle le double ergot aiderait le chien à accrocher le sol sur les pentes circule dans la littérature de race et dans d’anciennes rédactions françaises du standard ; le texte FCI en vigueur, lui, désigne la tradition d’élevage comme cause. Voilà donc un caractère conservé délibérément par une communauté d’éleveurs, comme signe de reconnaissance de la race, et verrouillé si fermement qu’un sujet qui en est dépourvu sort du circuit de la reproduction.
Concrètement, cela veut dire quoi ?
- Le chiot est examiné sur ce point dès les premiers jours. Les doubles ergots doivent être présents aux deux postérieurs, bien séparés, avec ongles. L’éleveur connaît l’état des ergots de chaque chiot de la portée : c’est la première question à laquelle il doit répondre sans hésiter.
- On ne les retire pas. Dans les races où l’ergot passe pour un vestige, on l’ôte parfois dans les premiers jours de vie. Chez le Briard, cette ablation rend le chien non conforme au standard.
- Les ongles demandent une surveillance à part. L’ergot ne touche pas le sol : ses ongles ne s’usent donc pas à la marche, ils poussent en cercle et peuvent s’incarner. Les guides de toilettage de la race le signalent explicitement — les ongles d’ergots poussent en rond et se coupent régulièrement. Le poil long dissimule à la fois le doigt et le problème : lors du brossage des postérieurs, on va le chercher à la main.
- C’est un point fragile. Un doigt écarté muni d’un ongle long s’accroche — au tapis, aux hautes herbes, à un grillage. Vérifier les postérieurs après une sortie en terrain broussailleux est une habitude raisonnable.
Le caractère du Briard : tempérament et comportement
Là encore, le standard pose le cadre : le caractère doit être équilibré, « ni agressif, ni peureux », et par ailleurs « sage et hardi ». Un chien agressif ou peureux est explicitement rangé parmi les défauts entraînant l’exclusion. Pour l’acheteur, la conséquence est simple : chez le Briard, ni la méchanceté ni la timidité ne sont une « particularité de lignée » — ce sont des défauts.
La spécialisation de travail explique le comportement domestique mieux que n’importe quelle liste d’adjectifs. Un chien de plaine qui fait office de haie vivante décide seul toute la journée. D’où deux conséquences que les propriétaires décrivent tour à tour comme une qualité et comme un problème.
La première, c’est l’autonomie de jugement. Le Briard comprend vite et, tout aussi vite, propose sa propre version de l’exercice. Il ne refuse pas de travailler : il vérifie qu’il faut bien faire ainsi. Du point de vue du conducteur, cela ressemble à de l’entêtement ; du point de vue du mouton, à de la compétence.
La seconde, c’est la sélectivité des contacts. Envers l’étranger, le Briard est réservé : évaluation d’abord, confiance ensuite. Ce n’est ni de l’agressivité ni de la crainte, mais la part « de garde » inscrite dans l’utilisation même de la race. Sans socialisation précoce et variée, cette réserve glisse facilement vers la méfiance.
L’attachement à la famille est très fort. Le Briard supporte mal la solitude et le changement de maître, et se démobilise si on le relègue à la périphérie de la vie familiale. Avec les enfants, il est généralement patient, mais l’instinct de conduite ne disparaît pas : le chien peut tenter de « rassembler » un enfant qui court en le poussant du corps. Cela se corrige — et cela doit se corriger plutôt que s’attendrir. Les jeux entre enfants et grand chien se font sous surveillance d’un adulte, sans exception.
La race réussit en travail sur troupeau, en recherche et sauvetage, en Ring Français, en agility, en obéissance, en attelage et en danse canine ; des Briards travaillent aussi comme chiens d’assistance. Comme les autres bergers — le Berger australien ou le Kelpie australien —, le Briard a besoin d’une charge mentale autant que physique : un chien qui n’a rien à décider finit par décider quelque chose tout seul.
Santé du Briard : ce que dit la littérature
Questions à poser à l’éleveur : ce que les règlements n’imposent pas
Entretien du pelage du Briard : comment on procède réellement

La clé du toilettage tient à la structure du poil. Il est long, sec, « genre poil de chèvre », le sous-poil est léger, et il pousse en continu, comme les cheveux humains. Le poil mort ne tombe pas au sol : il reste dans la robe. D’où le paradoxe de la race — brossé régulièrement, le Briard laisse très peu de poils dans la maison ; négligé, il feutre en un bloc compact qui ne s’enlève plus qu’à la tondeuse.
La technique de base est le brossage par lignes (line brushing). On ne travaille pas la surface mais par couches : sur une zone, on relève le poil et on le maintient, puis on le redescend par fines mèches à la brosse en partant du bas — du pied — et en remontant progressivement la ligne de séparation. Chaque passage libère une nouvelle mèche. On voit ainsi physiquement la raie jusqu’à la peau, et l’on sait qu’une couche entière a été démêlée au lieu d’avoir lissé le dessus.
L’ordre des outils compte plus que les outils eux-mêmes. D’abord la brosse, ensuite le peigne — jamais l’inverse : passé sur un poil non brossé, le peigne arrache et casse. Le peigne joue ici le rôle de contrôleur : s’il traverse librement jusqu’à la peau, la zone est faite. Panoplie de base : une brosse à longues broches (pin brush), un peigne métallique à dents espacées et serrées, et un peigne à longues dents pour la vérification.
La règle qui sauve une robe : ne jamais laver un Briard feutré. L’eau resserre le nœud commencé en un bloc compact, quasiment impossible à défaire ensuite. L’ordre est toujours le même : démêler entièrement, puis baigner.
- Fréquence : pour un adulte, 2 à 3 fois par semaine, une bonne heure à chaque fois, corps entier. Le chiot s’habitue par séances courtes dès ses premières semaines à la maison : savoir rester couché sur le flanc fera gagner des centaines d’heures par la suite.
- Zones qui feutrent en premier : derrière les oreilles, la collerette sous le collier, les aisselles, l’aine et l’intérieur des cuisses, la culotte, et le pourtour des ergots. Ce sont les zones de frottement et d’humidité.
- Bain : selon la salissure, avec un shampooing pour poils longs, un après-shampooing et un rinçage soigneux. Séchage au séchoir à air frais tout en brossant : un séchage naturel, sous le poids du poil long, recrée des nœuds.
- Tonte : le Briard ne se tond pas — la longueur du poil est normalisée par le standard. On égalise pour l’hygiène entre les coussinets, autour des parties génitales et de l’anus ; le pied se met en forme ronde plutôt qu’en « raquette ».
- Houppette : le standard prévoit un poil de tête voilant légèrement les yeux. Certains propriétaires raccourcissent un peu le poil entre les yeux ou relèvent la houppette par une pince en été et au travail.
- Ongles : à part et impérativement ceux des ergots, qui ne s’usent pas et poussent en cercle.
Le sous-poil récupéré au brossage se file, d’ailleurs : on en tire un fil, pratique qui a existé aussi bien dans les milieux de race que dans l’artisanat domestique. Une robe d’exigence comparable se rencontre chez le Colley barbu, et la logique d’entretien y est la même : par couches, la brosse avant le peigne, régulièrement.
Éducation et socialisation du Briard
Le Briard apprend vite — et c’est justement pour cela que tout se fixe vite chez lui, y compris ce que vous n’aviez pas l’intention de fixer. Le travail commence le premier jour à la maison.
- Renforcement positif. La race est sensible à la justice et supporte très mal la brutalité : chez un chien de berger autonome, les méthodes dures ne produisent pas de l’obéissance mais de la fermeture.
- Des règles communes à toute la famille. Le Briard repère parfaitement qui autorise quoi, et s’en sert.
- Des séances courtes et variées. La répétition monotone d’un acquis est perçue comme dénuée de sens, et la race se met à improviser.
- Des limites lisibles. Le chien les testera : c’est une étape normale de la maturation, pas de la « dominance ».
- De la charge mentale autant que physique. Nouveaux apprentissages, exercices de recherche, jouets d’occupation, sport canin.
La socialisation précoce est critique chez le Briard précisément à cause de sa part de garde : le chiot doit rencontrer des gens différents, des sols, des bruits, la ville, les transports et des chiens calmes — avant que la réserve ne se fige en trait de caractère. Deux « effets secondaires » typiques de la race : les tentatives de rassembler les membres de la famille et l’aboiement d’alerte. Les deux se corrigent tôt et deviennent très difficiles à reprendre si on les laisse s’installer des années.
Dans plusieurs pays européens, des Briards travaillent en sauvetage lors de catastrophes naturelles et en recherche de personnes disparues. La solitude reste leur point faible : un chien laissé seul des journées entières compense par l’aboiement, la destruction et les comportements compulsifs.
Alimentation du Briard : recommandations clés
Avantages et inconvénients de la race Briard
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Grande intelligence et apprentissage rapide | Autonomie de décision : discute si le sens de l’exercice lui échappe |
| Attachement profond à sa famille | Supporte mal la solitude et le changement de maître |
| Qualités de garde naturelles sans agressivité gratuite | Réserve envers les étrangers qui vire à la méfiance sans socialisation précoce |
| Très peu de poils dans la maison si le brossage est régulier | Le toilettage, ce sont des heures chaque semaine, pas un coup de brosse de temps en temps |
| Polyvalence : troupeau, recherche, sport, chien d’assistance | Besoin d’activité élevé, physique et mental |
| Repères d’élevage clairs : test ADN RPE65 et schémas de lecture des hanches existants | Les tests ne sont pas partout obligatoires — c’est à l’acheteur de réclamer les documents |
| Type marqué et reconnaissable, verrouillé par un standard exigeant | Grand format et poitrine profonde : il faut de la place et connaître les signes de torsion |
Faits intéressants sur les Briards
- La race entre dans l’écrit par l’agronomie. Le nom « chien de Brie » est attesté pour la première fois en 1809 dans le « Cours complet d’agriculture » de l’abbé Rozier — c’est le standard FCI n° 113 lui-même qui le rappelle.
- Le passé militaire figure dans le standard en vigueur. La FCI indique que la race a été employée par l’armée française pendant les deux guerres mondiales, notamment comme sentinelle et chien ambulancier recherchant les blessés.
- Le double ergot est une exigence sanctionnée par l’exclusion. Un ergot simple ou l’absence totale d’ergots aux postérieurs écarte le sujet ; le standard rattache la règle à la tradition des bergers.
- Le Briard est la race modèle de la thérapie génique oculaire. La mutation RPE65 y a été décrite en 1999, la restauration de la vision sur ce modèle publiée dans Nature Genetics en 2001, et en 2017 la FDA a autorisé une thérapie génique pour les patients porteurs de mutations bialléliques de RPE65.
- Une chienne chez Jefferson. En octobre 1789, au Havre, Thomas Jefferson acquiert Bergère, chienne pleine ; les chiots naissent à bord et les chiens sont à Monticello dès le début de 1790. La Fayette lui enverra plus tard un autre couple.
- Le poil est normalisé en texture, pas seulement en longueur. Un poil mou ou laineux est un défaut grave au même titre qu’un poil de moins de 7 cm.
- « Un cœur enveloppé de poils » — surnom traditionnel de la race, en référence à son attachement.
- Pas un chien de débutant. Caractère autonome, besoin de travail et toilettage exigeant : le Briard demande un maître qui a du temps et de l’expérience.
Questions fréquentes sur la race Briard (FAQ)
Que sont les doubles ergots et peut-on les faire retirer ?
Ce sont deux « pouces » bien séparés, munis d’ongles, aux membres postérieurs. Le standard FCI n° 113 en exige la présence et range l’ergot simple ou l’absence totale d’ergots parmi les défauts entraînant l’exclusion. Chez le Briard, on ne les retire pas : le chien cesserait d’être conforme au standard.
Quels tests les parents d’un chiot doivent-ils avoir ?
Au minimum : le statut ADN CSNB / RPE65 des deux parents avec le certificat du laboratoire, une lecture officielle des hanches selon l’un des schémas reconnus (A/B en FCI, BVA/KC, OFA, PennHIP) et un examen ophtalmologique récent. Attention : selon les pays, ces examens peuvent être des recommandations et non une condition de saillie — c’est donc à vous de demander les documents.
Le Briard perd-il beaucoup ses poils ?
Le poil mort reste dans la robe au lieu de tomber, si bien qu’avec un brossage 2 à 3 fois par semaine on retrouve peu de poils dans la maison. Revers de la médaille : sans entretien régulier, ce même poil feutre.
La « cécité nocturne stationnaire » est-elle vraiment non évolutive ?
Le nom est historique. La publication d’origine, en 1999, décrit chez le Briard une dystrophie rétinienne précoce et progressive, et la littérature ultérieure emploie le terme de « dystrophie rétinienne héréditaire ». Le mot « stationnaire » vient des premières descriptions cliniques.
Le Briard convient-il à la vie en appartement ?
Oui, à condition qu’il bénéficie de plusieurs heures d’activité physique et mentale par jour et qu’il ne reste pas seul trop longtemps. Ce n’est pas la surface du logement qui limite, mais le mode de vie du maître.
Le Briard s’entend-il avec les enfants ?
En général oui, surtout s’il a grandi avec eux. En raison de sa taille et de son instinct de conduite — il peut pousser du corps un enfant qui court —, les jeux se déroulent sous la surveillance d’un adulte.
Le Briard est-il agressif envers les étrangers ?
Le standard exige un caractère équilibré, « ni agressif, ni peureux », et range l’agressivité comme la peur parmi les défauts entraînant l’exclusion. La réaction normale d’un Briard face à un inconnu est une évaluation réservée, ni attaque ni fuite.
De quelle activité le Briard a-t-il besoin ?
De longues promenades, de la course libre et un travail régulier : agility, obéissance, recherche ou conduite de troupeau. La race est inscrite à la FCI comme race de travail, avec épreuve de travail, et cela se ressent dans ses besoins.
Vidéo sur la race
- Intelligent, dévoué, sensible
- Pelage somptueux ondulé
- Bon berger et gardien
- S'attache profondément à sa famille
- Pelage somptueux = toilettage sérieux
- Grand besoin d'exercice et de travail
- Vigilant envers les étrangers
- Risque de torsion de l'estomac
| Bobtail (berger anglais ancestral) | Bergamasque | Beauceron | |
|---|---|---|---|
| Taille | 53–61 cm | 54–62 cm | 61–70 cm |
| Énergie | 3.5 | 3.5 | 5 |
| Appartement | 3 | 3 | 2 |
| Débutants | 3 | 3 | 1.5 |
Pourquoi le briard est-il appelé « un cœur enveloppé de poils » ?
Le pelage du briard demande-t-il beaucoup d'entretien ?
Que sont les doubles ergots du briard ?
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