Spanish Galgo

By tvaryny
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En bref Un aristocrate espagnol des plaines — un lévrier endurant au cœur tendre : calme à la maison, rapide sur le terrain, doux et dévoué. Le galgo espagnol est un ancien lévrier d’Ibérie, plus svelte et endurant que le greyhound anglais ; un excellent compagnon tranquille d’appartement qui, en liberté, devient un coureur infatigable au fort instinct.
AppartementEnfantsChats ⚠Autres chiensDébutants
Paramètres
Taille60–70 cm
Poids20–30 kg
Espérance de vie12–15 ans
Groupe FCI10 · lévriers
OrigineEspagne
Taille
Hauteur au garrot 60–70 cmPoids 20–30 kg
Évaluations · 12 · Dataset
FamilleEnfantsDébutantsDressageÉnergieSantéMueBaveAboiementAppartem.ClimatInstinct.
Notes exactes
Famille4.5
Enfants4.0
Débutants3.5
Dressage3.0
Énergie3.5
Santé4.0
Mue1.5
Bave1.5
Aboiement1.5
Appartement4.0
Climat3.0
Instinct chasse4.5
Problèmes de santé
  • Une race globalement saine et longévive
  • Ostéosarcome (cancer des os)
  • Hypothyroïdie
  • Maladies cardiaques
  • Sensibilité à l’anesthésie (comme tous les lévriers)
Alimentation

Une alimentation modérée de qualité et un contrôle du poids (une constitution maigre est normale). Protéger la peau fine du froid et des blessures ; offrir des courses sûres régulières pour assouvir l’instinct.

Le galgo espagnol — le lévrier espagnol, Galgo Español — est une race qui impose le respect par son élégance, son histoire et son endurance. Silhouette de statue, regard sombre et doux : ce chien est passé du rang de compagnon des hidalgos castillans à celui d’auxiliaire de chasse au lièvre, avant de devenir, ces vingt dernières années, l’un des lévriers les plus adoptés d’Europe. Particularité française : on ne l’achète presque jamais, on l’adopte, le plus souvent auprès d’associations qui le sortent des refuges espagnols. Retrouvez d’autres fiches de race sur Tvaryny.

En bref : le galgo est un lévrier de plaine, endurant, silencieux et étonnamment casanier — calme à la maison, foudroyant dans un champ. Plus léger et plus sec que le greyhound anglais, il fait un excellent chien d’appartement, à condition d’accepter deux règles non négociables : la laisse en extérieur non clôturé et un couchage épais. C’est une race rustique et longévive (12 à 15 ans), dont les points de vigilance sont bien identifiés : sensibilité à l’anesthésie, ostéosarcome, frilosité, peau fine — et, pour les chiens venus d’Espagne, les maladies méditerranéennes.

Histoire et origines de la race
Galgo espagnol (lévrier espagnol)

Les racines du galgo plongent dans l’Antiquité. On considère que les ancêtres de ces chiens sont arrivés dans la péninsule Ibérique avec les Celtes, vers le VIe siècle avant notre ère. Le nom de la race renvoie au latin Canis Gallicus, « chien gaulois » ou « chien celte ». Les auteurs romains, eux, décrivent déjà une chasse où le chien poursuit sa proie uniquement à la vue, et non au nez : c’est ce mode de chasse qui a donné son nom à tout le groupe des lévriers. Le mot français « lévrier » vient d’ailleurs du bas latin leporarius, « chien à lièvre » — tout un programme, et très exactement le métier du galgo.

Pendant des siècles, la race s’est affinée autour d’un seul gibier : le lièvre, poursuivi en plein champ. Le détail est capital pour comprendre le chien d’aujourd’hui. Le galgo n’a pas été façonné pour un sprint en ligne courbe sur une piste de sable, mais pour suivre une proie qui crochète, sur des labours, des chaumes et des cailloux. De là vient toute sa construction : non pas la masse explosive d’un sprinteur, mais une sécheresse de coureur de fond, doublée d’une capacité à changer de direction à pleine vitesse.

Dans l’Espagne médiévale, posséder un galgo était un privilège de la noblesse. Le chien apparaît dès la première phrase de Don Quichotte (Cervantès, 1605) : parmi les maigres biens de l’hidalgo figurent une lance, un vieux bouclier et un galgo corredor, un « lévrier coureur ». Ce n’est pas un ornement littéraire mais un marqueur social — le lévrier disait le rang, comme la lance au mur. La race est ensuite descendue vers les campagnes de Castille, d’Andalousie et d’Estrémadure, où elle s’est conservée presque inchangée.

Au XXe siècle, une partie du cheptel a été croisée avec le greyhound anglais pour gagner en vitesse sur les courses : c’est le type que les Espagnols appellent galgo inglés. Le galgo de pure souche a gardé son modèle plus léger et plus sec. Le standard en vigueur, FCI n° 285, classe la race dans le groupe 10 (lévriers), section 3 (lévriers à poil court), sous le patronage de la Real Sociedad Canina de España. Différent de l’exotique Rajapalayam (Polygar Hound) ou du robuste Plott Hound, le galgo partage avec eux ce statut de race façonnée par le travail et non par les expositions.

Apparence et standards de la race
Galgo espagnol — apparence et standard de la race

Le galgo est une leçon d’aérodynamisme. Comparé à son cousin le Greyhound, le lévrier espagnol présente une musculature plus plate, ce qui le rend plus endurant sur la distance, même s’il cède au sprint pur. Le corps est allongé, la tête étroite et sèche, le museau long. Signe distinctif : les « pieds de lièvre », des doigts longs à voûte haute qui amortissent sur terrain dur.

La silhouette se lit à quelques repères précis. La poitrine descend jusqu’au coude, mais elle reste étroite et longue, comme une quille de bateau — jamais en tonneau. Le ventre relevé, cette « taille de guêpe » qui inquiète tant les passants, est inscrit au standard : chez un galgo en condition, les deux ou trois dernières côtes se devinent. Les oreilles sont petites, repliées vers l’arrière « en rose » au repos, et se redressent à l’excitation. La queue, longue, fine, attachée bas, touche le sol et se termine par un crochet caractéristique. En action, le chien adopte le galop à double suspension : deux fois par foulée, les quatre pieds quittent le sol en même temps.

Le poil du galgo existe en deux variétés :

  • Poil ras : court, fin, plaqué au corps.
  • Poil dur (barbudo) : plus rêche, formant une petite barbe, des moustaches et des sourcils.

Les deux variétés sont d’égale valeur au standard et peuvent naître dans la même portée : ce ne sont ni deux races, ni même deux lignées. La robe, elle, est traitée très largement — c’est l’aptitude qui compte, pas la couleur. Les plus typiques portent des noms espagnols : bringé (barcino), fauve et cannelle (canela, tostado), noir, ou blanc marqué de plaques (berrendo).

CaractéristiqueDescription
Hauteur au garrotMâles : 62-70 cm ; Femelles : 60-68 cm
Poids20-30 kg
Espérance de vie12-15 ans
Type de constitutionSec, fort, élégant
CouleurBringe, noir, fauve, cannelle, blanc (et leurs combinaisons)
Le galgo en France : une race que l’on adopte plus qu’on n’achète
Galgo espagnol — adoption et statut de la race en France

Au Livre des origines français, le galgo reste une race confidentielle : les naissances inscrites au LOF se comptent chaque année sur les doigts d’une main ou presque (seize en 2005, pour donner un ordre de grandeur). Dans le même temps, plusieurs centaines de galgos venus d’Espagne sont adoptés chaque année en France, en Belgique et en Suisse. Autrement dit, si vous croisez un galgo dans un parc lyonnais ou sur une plage bretonne, il y a de très fortes chances qu’il soit né en Andalousie et qu’il soit arrivé par une association. Parmi celles qui travaillent en France et publient leurs chiens à l’adoption : Galgos France, Galgos Sans Famille, Une histoire de galgos. Toutes fonctionnent avec des refuges espagnols partenaires et présentent des chiens identifiés, vaccinés, stérilisés et testés.

Il y a une ironie française dans cette histoire : le métier d’origine du galgo est illégal ici. La loi du 3 mai 1844 a proscrit la chasse au lévrier, et l’article 8 de l’arrêté du 1er août 1986 interdit toujours l’emploi, pour la chasse, « des chiens lévriers pur-sang ou croisés ». Le galgo arrive donc dans un pays où personne ne lui demandera jamais de prendre un lièvre. Son défouloir légal s’appelle la poursuite à vue sur leurre (PVL), ou coursing : deux lévriers lancés derrière un leurre mécanique sur un parcours qui imite les crochets d’un lièvre.

Cette discipline est encadrée par la Commission nationale d’utilisation des lévriers (CNUL) de la Société centrale canine. Les épreuves officielles sont réservées aux chiens confirmés et titulaires du Brevet de poursuite à vue sur leurre (BPV), ce qui écarte de fait la majorité des galgos adoptés, arrivés sans pedigree. En revanche, beaucoup de clubs ouvrent leurs entraînements aux lévriers sans papiers : c’est la piste à explorer si votre chien a besoin de courir pour de vrai — renseignez-vous auprès du club de lévriers le plus proche de chez vous.

Côté formalités, un chien adopté en Espagne voyage avec une puce électronique, un passeport européen délivré par un vétérinaire et une vaccination antirabique valide (une primo-vaccination n’est reconnue qu’au bout de 21 jours). À l’arrivée, la démarche que l’on oublie le plus souvent est l’enregistrement au fichier national I-CAD : votre vétérinaire établit un certificat provisoire d’identification lors d’importation ou d’échange intracommunautaire, et le chien doit être enregistré dans le mois qui suit son arrivée en France. Passé ce délai, vous êtes en infraction — et un lévrier perdu non enregistré est un lévrier très difficile à retrouver.

La saison de chasse espagnole : ce qu’il faut savoir avant d’adopter
Galgo espagnol — le sort de la race après la saison de chasse

On ne peut pas parler honnêtement du galgo sans aborder ce sujet. En Espagne, la race vit dans deux mondes parallèles. Dans le premier, c’est un chien de famille et d’exposition. Dans le second, c’est un outil de travail dont la valeur se mesure au résultat en plaine.

La saison de chasse au lièvre s’achève à la fin de l’hiver, et la suivante ne rouvre qu’en août. C’est précisément à la charnière des saisons que se concentre le pic d’abandons : les chiens qui ont perdu leur forme, se sont blessés ou « n’ont rien montré » sont massivement remis en refuge, laissés sur place ou éliminés. Depuis des années, les organisations de protection animale documentent des milliers de cas par an, et le galgo — avec le podenco — figure en tête des statistiques espagnoles de chiens abandonnés.

Le volet juridique est tout aussi particulier. La loi 7/2023 sur la protection des droits et du bien-être des animaux (Ley 7/2023, adoptée le 28 mars 2023) a représenté une avancée majeure en Espagne, mais les chiens de chasse en ont été explicitement exclus et relèvent de règles distinctes. C’est précisément cette exception que les associations ont combattue pendant les débats parlementaires, et c’est elle qui laisse le sort des galgos de travail dans une zone grise.

La conclusion pratique, elle, est plutôt encourageante pour un futur adoptant : le galgo est l’une des rares races que l’on peut prendre adulte, avec un caractère déjà formé et un comportement connu vis-à-vis des chats et des enfants. Les familles d’accueil espagnoles et françaises testent les chiens et le disent honnêtement. Un galgo adulte sortant d’un accueil est souvent un choix plus sûr qu’un chiot : vous voyez un tempérament, pas une loterie.

Caractère : une double nature
Galgo espagnol — caractère et double nature

Les propriétaires de galgos disent souvent qu’ils vivent avec deux chiens en un. À la maison, c’est une véritable descente de lit : un chien calme, doux, discret, capable de dormir jusqu’à dix-huit heures par jour et de faire partie du mobilier du salon. Il aboie rarement, ne dégage pratiquement pas d’odeur et se salit peu. Lâchez-le dans un champ, et le même animal devient en une seconde un chasseur totalement absorbé par sa poursuite.

Il faut bien comprendre la nature de cette bascule. Ce n’est ni de la désobéissance, ni une question d’autorité : chez un lévrier, la poursuite se déclenche par la vue et se déroule de façon quasi réflexe, en marge du contrôle conscient. Le chien qui marchait sagement au pied peut partir derrière un chat, un lapin de garenne ou un sac plastique porté par le vent — et à cet instant, il ne vous entend physiquement plus. C’est pourquoi les propriétaires expérimentés n’essaient pas d’« éduquer l’instinct » : ils gèrent l’environnement, avec une laisse, des espaces clos et des itinéraires sûrs.

Ces chiens s’attachent profondément à leur famille, mais réservent aux inconnus une politesse distante, trait commun à beaucoup de lévriers primitifs comme le Podenco d’Ibiza (Ibizan Hound). Le galgo n’est pas un exécutant, c’est un partenaire. Les méthodes dures ne donnent rien avec lui : seules fonctionnent la patience et le renforcement positif.

Un mot enfin sur leur fragilité. Les galgos issus du monde de la chasse arrivent souvent avec un bagage : peur des bruits secs, du geste de la main levée, des escaliers, des sols glissants, parfois des hommes ou du bâton. Ce n’est pas un « psychisme abîmé », c’est un manque d’expérience de la vie en maison — beaucoup n’ont jamais vu un carrelage, un ascenseur ni une porte vitrée. Ces chiens dégèlent généralement en quelques semaines à quelques mois, et le meilleur outil n’est pas la pitié mais la prévisibilité : mêmes horaires, mêmes gestes, calme.

Entretien et soins au quotidien
Galgo espagnol — entretien et soins au quotidien

Contrairement aux idées reçues, le galgo se plaît très bien dans un appartement urbain, à condition que les sorties soient de qualité. Ce n’est pas un chien qu’il faut épuiser pendant des heures : il lui faut une « décharge » d’énergie, c’est-à-dire la possibilité de courir librement dans un espace clos, plutôt que des kilomètres de marche.

Le couchage n’est pas un détail de confort

C’est une question de santé. Le galgo n’a quasiment pas de graisse sous-cutanée : sur un sol dur, les proéminences osseuses (coudes, hanches, ischions) s’usent en callosités puis en hygromas, ces poches de liquide douloureuses qui finissent parfois sur la table d’opération. Il lui faut un matelas orthopédique épais, pas un tapis fin, et idéalement plusieurs couchages répartis dans le logement — la race préfère dormir là où se trouve la famille, pas dans une pièce à part.

Le collier martingale, un équipement obligatoire

La tête d’un lévrier est plus étroite que son cou. Avec un collier plat classique, un chien qui prend peur recule et se dégage à reculons en une seconde : c’est la cause numéro un des fugues de lévriers en ville. Le collier martingale, muni d’une boucle de retenue qui se resserre juste ce qu’il faut sans étrangler, règle le problème. Un harnais spécifique lévrier, taillé pour un poitrail profond, fait aussi l’affaire.

Poil et garde-robe

L’entretien du poil est minimal : un gant de caoutchouc une fois par semaine suffit. En revanche, l’habillement n’est pas une coquetterie. Le galgo a froid, et le climat français n’est pas celui de l’Estrémadure.

  • Automne / printemps : un imperméable léger ou un pull en polaire.
  • Hiver : une combinaison chaude avec un col couvrant (snood), car le long cou perd très vite sa chaleur.
  • Été : attention au coup de chaleur et aux coups de soleil, en particulier chez les sujets blancs et sur les zones peu couvertes (ventre, chanfrein).

Promenade : ce que dit la réglementation française

Deux textes concernent directement les propriétaires de lévriers. D’abord, l’article L211-23 du code rural : un chien est considéré en état de divagation dès lors qu’il échappe à la surveillance effective de son maître, qu’il se trouve hors de portée de voix ou à plus de 100 mètres de lui. Pour un galgo lancé, cent mètres, c’est environ six secondes — la divagation n’est donc pas une hypothèse théorique mais une question de dixièmes de seconde d’inattention. Ensuite, l’arrêté du 16 mars 1955 : dans les bois et forêts, les chiens doivent être tenus en laisse hors des allées forestières du 15 avril au 30 juin, en pleine période de reproduction du gibier. Ajoutons un détail très hexagonal : dans les trains SNCF, les chiens de plus de 6 kg voyagent en laisse et muselés — d’où l’intérêt d’habituer votre galgo à la muselière bien avant le premier trajet.

Particularités du dressage
Galgo espagnol — particularités du dressage

Le galgo est intelligent, mais il n’exécute pas les ordres « automatiquement » comme un berger. Il commence par se demander : « et pourquoi le ferais-je ? ». Le jeu et la récompense alimentaire sont donc les meilleurs leviers, avec des séances courtes. Le point sensible reste le rappel. Rappelez-vous : dès qu’un galgo voit une proie, il devient sourd. En ville, la promenade se fait uniquement en laisse. Le rappel se travaille dès le premier jour, mais on ne lui fait jamais confiance à 100 % en terrain ouvert et non clôturé — même après des années.

Ce sur quoi il vaut vraiment la peine d’investir du temps :

  • L’acceptation de la muselière. En Espagne, c’est un accessoire banal pour un lévrier, et un chien habitué la porte avec indifférence. En France, elle sert au train, chez le vétérinaire et lors des premières rencontres avec des chiens inconnus.
  • Les habiletés domestiques. Un chien de chenil ne connaît souvent ni l’escalier, ni le parquet glissant, ni le miroir, ni la baie vitrée. Cela s’apprend progressivement, jamais sous contrainte.
  • La solitude. Le galgo s’attache vite et fort à une personne : les absences se travaillent en amont, par départs très courts, avant la reprise du travail ou la rentrée.
  • Le « stop » et le rappel à la longe. Ces deux exercices n’ont de valeur que s’ils sont automatisés dans un environnement calme, avant d’être testés ailleurs.
Alimentation : recommandations clés
Galgo espagnol — alimentation et recommandations clés

Le métabolisme des lévriers diffère un peu de celui des autres chiens : ils ont besoin de protéines de qualité pour la récupération musculaire. On recommande deux repas par jour afin de limiter le risque de syndrome dilatation-torsion de l’estomac, auquel les chiens à poitrine profonde sont prédisposés. Prévoyez aussi un support surélevé pour les gamelles, et pas d’effort intense dans l’heure qui précède ou qui suit le repas.

L’erreur classique du débutant consiste à vouloir « remplumer » son chien. La maigreur du galgo est inscrite dans le standard, ce n’est pas de la dénutrition : en condition, on voit les dernières côtes et le dessin de la hanche. Les kilos superflus sont plus nocifs chez un lévrier que chez la plupart des races, car ils chargent des articulations et un cœur conçus pour la course. Fiez-vous au palper des côtes et à la taille vue de dessus, pas au chiffre de la balance — ni aux remarques des voisins de palier, qui sont, elles, garanties d’origine.

Un chien de refuge, en revanche, arrive parfois réellement dénutri. Dans ce cas, la reprise de poids doit être lente : de petites portions réparties en trois ou quatre repas quotidiens, sous contrôle vétérinaire. Renourrir brutalement un animal épuisé est dangereux, et un galgo qui reprend un kilo par semaine est un galgo qu’on rattrape trop vite.

Âge du chienNombre de repasParticularités de la ration
Chiots (2-6 mois)3-4 foisTeneur équilibrée en calcium et en protéines pour la croissance osseuse ; pas de supplémentation en plus
Juniors (6-12 mois)3 foisRation équilibrée, contrôle du poids
Adultes (à partir d’1 an)2 foisMaintien de la masse musculaire, compléments articulaires
Seniors (à partir de 7-8 ans)2 foisNourriture facile à digérer, calories réduites
Santé et caractéristiques génétiques
Galgo espagnol — santé et caractéristiques génétiques

Le galgo est une race étonnamment saine. Des siècles de sélection sur le travail, où seuls les plus solides restaient, ont fait leur œuvre : il n’accumule pas les tares des races construites pour le ring. Quelques spécificités méritent toutefois d’être connues avant l’adoption.

  • Sensibilité à l’anesthésie : en raison de leur très faible masse grasse, les lévriers exigent des protocoles anesthésiques adaptés. Une dose standard calculée pour un chien de même poids peut être fatale — à rappeler avant toute stérilisation ou détartrage.
  • Ostéosarcome : plus rare que chez le greyhound, le cancer des os existe néanmoins ; une boiterie persistante sans cause évidente chez un lévrier d’âge mûr se radiographie sans attendre.
  • Blessures de course : à 60-65 km/h, les élongations, les lésions ligamentaires et les coupures aux coussinets sont fréquentes.
  • Hypothermie : peau fine et absence de sous-poil les rendent vulnérables au froid et à l’humidité.
  • Peau fragile : une branche ou un fil de fer qui laisserait une égratignure à un autre chien ouvre chez un lévrier une plaie qui demande des points de suture.

Prévenez votre vétérinaire : les analyses d’un lévrier ne se lisent pas comme les autres

C’est le détail qui évite bien des frayeurs. Les lévriers présentent des valeurs de référence physiologiquement différentes : hématocrite et globules rouges plus élevés, plaquettes et globules blancs plus bas, créatinine plus haute, T4 totale plus basse. Un praticien qui n’a jamais suivi de lévrier peut prendre une créatinine parfaitement normale pour une insuffisance rénale débutante, ou une T4 basse pour une hypothyroïdie, et traiter un chien qui n’a rien. La phrase à dire en entrant dans le cabinet est simple : « c’est un lévrier, ses normes ne sont pas les mêmes ».

Les chiens venus d’Espagne demandent en outre un dépistage des maladies méditerranéennes : leishmaniose, ehrlichiose, babésiose, dirofilariose. Les associations sérieuses testent avant le départ, mais il faut refaire le bilan sur place, car les périodes d’incubation peuvent être longues. Ce point concerne d’ailleurs tous les propriétaires français : la leishmaniose est endémique sur le pourtour méditerranéen — Provence, Languedoc, Corse, vallée du Rhône — et remonte progressivement vers le nord. Protection antiparasitaire contre les phlébotomes (collier ou pipette à effet répulsif) et, selon l’avis de votre vétérinaire, vaccination : c’est valable pour un galgo qui vit à Marseille comme pour celui qui descend passer l’été dans le Var.

Avantages et inconvénients de la race
Galgo espagnol — avantages et inconvénients de la race
Avantages (+)Inconvénients (-)
Très doux et calmes à la maisonFort instinct de chasse (risque pour les chats/petits animaux)
N’aboient presque pas, ne sentent pas le « chien »Nécessitent une promenade obligatoire en laisse en ville
Génétiquement sains, vivent longtempsTrès sensibles au froid, nécessitent une garde-robe
Esthétiquement parfaits, attirent l’attentionPeuvent être voleurs (volent de la nourriture sur la table)
S’entendent bien avec les autres chiensPsychisme sensible, ne supportent pas les cris
Faits intéressants sur la race
Galgo espagnol — faits intéressants sur la race
  • Le sommeil du juste : les galgos dorment dans des positions invraisemblables, souvent noués sur eux-mêmes ou sur le dos, les quatre pattes tendues vers le plafond. Les propriétaires anglophones ont même un mot pour cette posture — roaching, « faire le cafard ».
  • Un sang très ancien : la race a très peu changé depuis des millénaires. En regardant un galgo, vous voyez à peu près le chien que voyaient les Romains.
  • Donneurs de sang précieux : grâce à leur hématocrite élevé et à leur groupe sanguin fréquent, les lévriers sont des donneurs recherchés dans les cliniques vétérinaires.
  • Des animaux grégaires : le galgo se sent mieux en compagnie d’autres chiens, surtout d’autres lévriers. Ils dorment volontiers en tas, les uns sur les autres.
  • Un début en littérature : le galgo apparaît dans la toute première phrase de Don Quichotte, aux côtés de la lance et du vieux bouclier, parmi les biens du gentilhomme.
  • Deux poils dans la même portée : le galgo à poil ras et le barbudo à poil dur ne sont ni deux races ni deux lignées — les deux types peuvent naître du même couple.
  • Un métier interdit en France : depuis la loi de 1844, on ne chasse pas au lévrier dans l’Hexagone. Le galgo français court donc derrière un leurre en plastique, et il s’en accommode très bien.
Questions fréquentes sur la race
Galgo espagnol — questions fréquentes sur la race

Le galgo convient-il à la vie en appartement ?

Oui, et c’est même l’un des chiens les plus discrets qui soient en immeuble : il aboie très peu, n’a pas d’odeur marquée et passe l’essentiel de la journée à dormir. Deux conditions seulement : des sorties quotidiennes en laisse et un couchage orthopédique épais. Deux promenades de 30 à 40 minutes suffisent généralement, complétées si possible par une vraie course en terrain clos une à deux fois par semaine.

Peut-on lâcher un galgo en liberté en France ?

Uniquement dans un espace entièrement clôturé. En terrain ouvert, un chien qui s’éloigne à plus de 100 mètres de son maître ou qui sort de sa portée de voix est en état de divagation au sens de l’article L211-23 du code rural — et un lévrier lancé franchit cette distance en quelques secondes. En forêt, l’arrêté du 16 mars 1955 impose en outre la laisse hors des allées forestières du 15 avril au 30 juin.

Un galgo adopté peut-il faire du coursing ?

Les épreuves officielles de poursuite à vue sur leurre, encadrées par la CNUL de la Société centrale canine, sont réservées aux lévriers confirmés et titulaires du Brevet de poursuite à vue (BPV) — ce que la plupart des galgos adoptés, arrivés sans pedigree, ne peuvent pas obtenir. Beaucoup de clubs acceptent toutefois les chiens sans papiers aux entraînements : c’est la meilleure façon de laisser un galgo courir en sécurité.

Peut-on faire cohabiter un galgo avec des chats ?

Cela dépend entièrement du niveau individuel d’instinct de prédation. Beaucoup de galgos, surtout ceux qui ont grandi en famille, vivent parfaitement avec des chats à l’intérieur. Dehors, le même chat peut redevenir une proie. L’avantage d’un chien passé en famille d’accueil est précisément qu’il a été testé sur les chats et que l’association vous le dira honnêtement.

Quelles démarches après l’arrivée d’un galgo adopté en Espagne ?

Vérifiez le passeport européen, la puce et la validité de la vaccination antirabique, puis faites enregistrer le chien à l’I-CAD dans le mois qui suit son arrivée, via le certificat provisoire d’identification établi par votre vétérinaire. Profitez de cette première consultation pour prévoir un dépistage des maladies méditerranéennes et pour signaler que votre chien est un lévrier, dont les analyses sanguines s’interprètent différemment.

En quoi le galgo diffère-t-il du greyhound ?

Le galgo est plus petit, plus léger et musclé plus « à plat ». Le greyhound est une puissance explosive taillée pour un sprint court sur piste ; le galgo, une endurance faite pour la course en terrain accidenté — labours, chaumes, pierres. Le lévrier espagnol a aussi une queue plus longue et souvent des oreilles plus longues, et son tempérament passe pour plus calme et plus sensible.

Pourquoi un galgo a-t-il besoin d’un collier particulier ?

Parce que sa tête est plus étroite que son cou : avec un collier ordinaire, un chien effrayé recule et s’en extrait à reculons. La solution standard est le collier martingale, dont la boucle de retenue se resserre suffisamment pour empêcher l’échappée, sans étrangler.

Vidéo sur la race
Avantages
  • Silencieux, calme et propre en appartement
  • Doux, tendre et dévoué
  • Plus endurant que le greyhound anglais
  • Perd peu de poils, facile d’entretien
Inconvénients
  • Un fort instinct de prédation (dangereux pour les chats)
  • A besoin de longues courses sans laisse en lieu sûr
  • Peau fine sensible et intolérance au froid
  • Peut être timide, demande une éducation douce
Comparaison avec des races similaires
Greyhound anglaisSloughiWhippet
Taille68–76 cm61–72 cm44–51 cm
Énergie3.543.5
Appartement43.54.5
Débutants3.534
Questions fréquentes
En quoi le galgo diffère-t-il du greyhound anglais ?
Il est plus svelte, plus léger et plus endurant — élevé pour de longues chasses au lièvre en terrain difficile, non pour un sprint court sur piste ; son tempérament est plus calme et plus sensible.
Le galgo convient-il à un appartement ?
Oui — à la maison c’est un « paresseux de canapé » tranquille ; l’essentiel est des courses quotidiennes et une promenade sûre tenant compte de l’instinct de chasse.
Peut-on garder un galgo avec des chats ?
Avec prudence — l’instinct de poursuite est fort ; la cohabitation n’est possible qu’avec une socialisation précoce, et reste risquée avec de petits animaux.
Le galgo convient-il à la vie en appartement ?
Oui, et c'est même l'un des chiens les plus discrets qui soient en immeuble : il aboie très peu, n'a pas d'odeur marquée et passe l'essentiel de la journée à dormir. Deux conditions seulement : des sorties quotidiennes en laisse et un couchage orthopédique épais. Deux promenades de 30 à 40 minutes suffisent généralement, complétées si possible par une vraie course en terrain clos une à deux fois par semaine.
Peut-on lâcher un galgo en liberté en France ?
Uniquement dans un espace entièrement clôturé. En terrain ouvert, un chien qui s'éloigne à plus de 100 mètres de son maître ou qui sort de sa portée de voix est en état de divagation au sens de l'article L211-23 du code rural — et un lévrier lancé franchit cette distance en quelques secondes. En forêt, l'arrêté du 16 mars 1955 impose en outre la laisse hors des allées forestières du 15 avril au 30 juin.
Un galgo adopté peut-il faire du coursing ?
Les épreuves officielles de poursuite à vue sur leurre, encadrées par la CNUL de la Société centrale canine, sont réservées aux lévriers confirmés et titulaires du Brevet de poursuite à vue (BPV) — ce que la plupart des galgos adoptés, arrivés sans pedigree, ne peuvent pas obtenir. Beaucoup de clubs acceptent toutefois les chiens sans papiers aux entraînements : c'est la meilleure façon de laisser un galgo courir en sécurité.
Peut-on faire cohabiter un galgo avec des chats ?
Cela dépend entièrement du niveau individuel d'instinct de prédation. Beaucoup de galgos, surtout ceux qui ont grandi en famille, vivent parfaitement avec des chats à l'intérieur. Dehors, le même chat peut redevenir une proie. L'avantage d'un chien passé en famille d'accueil est précisément qu'il a été testé sur les chats et que l'association vous le dira honnêtement.
Quelles démarches après l'arrivée d'un galgo adopté en Espagne ?
Vérifiez le passeport européen, la puce et la validité de la vaccination antirabique, puis faites enregistrer le chien à l'I-CAD dans le mois qui suit son arrivée, via le certificat provisoire d'identification établi par votre vétérinaire. Profitez de cette première consultation pour prévoir un dépistage des maladies méditerranéennes et pour signaler que votre chien est un lévrier, dont les analyses sanguines s'interprètent différemment.
En quoi le galgo diffère-t-il du greyhound ?
Le galgo est plus petit, plus léger et musclé plus « à plat ». Le greyhound est une puissance explosive taillée pour un sprint court sur piste ; le galgo, une endurance faite pour la course en terrain accidenté — labours, chaumes, pierres. Le lévrier espagnol a aussi une queue plus longue et souvent des oreilles plus longues, et son tempérament passe pour plus calme et plus sensible.
Sources

Standard FCI n° 285 · Real Sociedad Canina de España

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