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non reconnue par la FCI · race nationale RKF · URSS / Russie

Chien de garde de Moscou

Un géant gardien soviétique au caractère posé — puissant et équilibré : fort, intelligent, infiniment dévoué et un protecteur sensé. Le chien de garde de Moscou est une grande race russe, créée dans l'après-guerre à partir du saint-bernard et du berger du Caucase ; il allie puissance et instinct de garde à l'équilibre, devenant un protecteur fiable et, en même temps, un membre sensé de la famille pour un maître expérimenté.
Taille
mâles 77–78 cm · femelles 72–73 cm
Poids
à partir de 55 kg
Espérance de vie
9–11 ans
Groupe FCI
non reconnue par la FCI · race nationale RKF
Chien de garde de Moscou
Photos: 9

Évaluations de la race

Famille Enfants Débutants Dressage Énergie Santé Mue Bave Aboiement Appartement Météo Instinct de chasse
Notes détaillées · 12
Famille 4.5 Enfants 4.0 Débutants 1.5 Dressage 3.5 Énergie 2.5 Santé 3.5 Mue 4.0 Bave 3.0 Aboiement 3.5 Appartement 1.5 Météo 5.0 Instinct de chasse 2.0
Avantages
Qualités de garde sans agression non motivée — le standard l'exige
Rustique face au climat : pelage conçu pour vivre dehors toute l'année
Haute intelligence ; la maniabilité figurait au cahier des charges
Attaché à toute la famille plutôt qu'à un seul maître
Inconvénients
Géant — a besoin d'espace, pas pour un appartement
Autonome et territorial — pas pour un débutant
Bave et mue abondamment deux fois par an
Mature seulement vers 2-3 ans ; vie plus courte d'un géant (9–11 ans)
Le dépistage articulaire ne fait pas partie des conditions d'admission
Taille
Compatibilité
Appartement · non adapté Enfants Chats · sous conditions Autres chiens · sous conditions Débutants · non adapté
Pages dédiées à la race

Le Chien de garde de Moscou (Moscow Watchdog) est l'une des rares races dont on sait non seulement «d'où elle vient à peu près», mais qui l'a créée, sur ordre de qui et pour quel cahier des charges. Race de travail d'élevage dirigé, développée au chenil «L'Étoile Rouge» de l'École centrale de cynotechnie militaire, elle a laissé des documents de sélection — descriptions des premières portées, mensurations des premiers reproducteurs, cinq rédactions du standard — conservés et publiés. C'est sur eux que nous nous appuyons, et non sur la tradition orale des clubs. En savoir plus sur Tvaryny.

Statut de reconnaissance: ce qui existe et ce qui n'existe pas

C'est le point sur lequel on prête le plus souvent à cette race davantage qu'elle ne possède. Voici donc les faits, point par point.

Ce qui existe. Le Chien de garde de Moscou est une race nationale reconnue au sein de la Fédération cynologique russe (RKF). Le standard en vigueur, daté du 23/04/2008, est publié par la RKF dans la section des standards du deuxième groupe; son adoption par le Département de l'élevage et de la reproduction du ministère compétent est consignée dans le texte même du standard. La race dispose d'un Club national, d'expositions monoraciales, d'un système de titres et de lignées remontant à Orslan.

Ce qui n'existe pas. La race ne figure pas dans la nomenclature de la Fédération Cynologique Internationale (FCI): ni dans la liste des races commençant par M, ni dans celle des races reconnues à titre provisoire. Conséquence pratique: en exposition FCI, elle ne peut prétendre au CACIB ni aux titres internationaux en tant que race reconnue, et les pedigrees RKF la concernant n'ont pas le statut de pedigrees d'une race reconnue par la FCI.

Le détail le plus parlant. Le Club national de race publie, comme document distinct, le «standard adressé à la FCI»: une version anglaise au format FCI, traduite par O. Chebarova sous la direction d'E. Ierouzalimski. L'en-tête de ce document porte «FCI-Standard Nr.: 000» et «DATE OF PUBLICATION OF THE OFFICIAL VALID STANDARD: 00.00.0000». La demande est donc rédigée selon le gabarit international, et le numéro de standard y est un espace réservé, vide. C'est la réponse la plus exacte à la question de la reconnaissance: le dossier a été déposé, le numéro n'existe pas.

Une subtilité qui égare beaucoup de lecteurs: le texte russe du standard comporte lui-même une ligne «Classification FCI: Groupe 2, Section 2.2 Molossoïdes, sans épreuve de travail». C'est la classification que les auteurs ont proposée dans leur dossier, non une inscription au registre de la FCI. Quand vous lisez que «la race appartient au 2e groupe FCI», l'affirmation vient de là — du texte de la demande, pas de la nomenclature.

La mention «sans épreuve de travail» mérite aussi un commentaire: aucun test de travail n'est exigé pour les titres d'exposition — pour une race de garde, l'écart entre la vocation affichée et ce qui est réellement vérifié dans le ring est notable. Une classe travail existe aux expositions RKF, mais l'inscription y est volontaire et suppose des certificats d'aptitudes au format unique reconnu par la RKF (obéissance générale + protection, ou service de garde).

Faits intéressants sur la race

  • «L'Étoile Rouge» ne créait pas une race, mais quatre à la fois: le Chien de garde de Moscou, le Terrier noir russe, le Terre-Neuve de Moscou et le Dogue de Moscou. Deux d'entre elles ne sont pas parvenues jusqu'à nous — le Terre-Neuve de Moscou s'est dilué dans le cheptel des Terre-Neuve sans jamais obtenir la certification de groupe de race.
  • Dans les deux premières générations, le cheptel présentait des robes caucasiennes: gris, gris zoné, fauve. En reproduction, on utilisait des femelles de toutes les robes, mais uniquement des mâles rouge-pie. C'est ainsi que la robe raciale s'est fixée en quelques générations.
  • Les marques blanches obligatoires (poitrail, antérieurs jusqu'au coude, postérieurs jusqu'au jarret, bout de la queue) sont apparues dans le standard de 1985 comme «préférables» et ne sont devenues «obligatoires» qu'à partir de 1997. Le commentaire du club le dit sans détour: la fixation de ce caractère a demandé 12 ans de sélection.
  • La race n'est toujours pas reconnue par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) comme une race distincte au niveau mondial. Le standard anglais préparé pour le dépôt auprès de la FCI porte encore aujourd'hui, en en-tête, un numéro vide: «FCI-Standard Nr.: 000».
  • En quête d'une silhouette propre, la jeune race a un temps eu les oreilles et la queue coupées — pratique abandonnée depuis, le standard actuel exigeant des oreilles tombantes naturelles et une longue queue fournie.

Entretien et soins

Chien de garde de Moscou — Entretien et soins

L'endroit idéal pour un Chien de garde de Moscou est un enclos spacieux avec une niche isolée et un accès libre au terrain clôturé d'une maison privée. Ce n'est pas une version «spartiate», mais le régime pour lequel la race a été conçue: la rusticité face aux conditions climatiques figurait au cahier des charges, et le poil, selon le commentaire du club, doit permettre au chien de vivre dehors en permanence par tous les temps, y compris lors d'hivers rigoureux.

Soin du pelage

Le pelage nécessite un brossage régulier: 1 à 2 fois par semaine en temps normal, quotidiennement pendant la mue (printemps et automne). Une brosse carde et un peigne métallique à longues dents suffisent. Le commentaire du club ajoute un détail pratique important: un pelage conforme au standard a tendance à s'autonettoyer et n'exige aucun produit cosmétique pour obtenir un aspect «d'exposition»; les chiens tondus ou traités avec des produits destinés à gonfler le poil ne sont pas bien vus dans le ring.

Un signe diagnostique à connaître: si le sous-poil est plus long que le poil de couverture, le chien paraît «pelucheux» — ce n'est pas mignon, c'est un problème. Le poil de couverture ne protège plus le sous-poil de l'humidité, n'assure ni ventilation ni isolation, et le pelage se mouille puis gèle. Une boucle sur les reins et la croupe signifie la même chose: poil de couverture trop mou. Pour un chien vivant dehors, ce n'est pas de l'esthétique, c'est de l'hivernage.

Yeux, oreilles, dents

Examinez les yeux régulièrement: c'est le point faible de la race par filiation (voir le chapitre suivant). Larmoiement persistant, plissement des paupières, frottement du museau appellent non pas une lotion mais un ophtalmologiste vétérinaire: derrière ces signes se cache souvent un entropion, qui se traite chirurgicalement. Les oreilles, plaquées contre les joues, s'aèrent moins bien que des oreilles dressées: inspectez-les chaque semaine. Quant aux dents, puisque l'absence d'une seule est éliminatoire, habituez le chiot à l'examen de la gueule dès les premières semaines.

Alimentation

Alimentation: recommandations clés

Santé et risques

Santé et maladies typiques

Foire aux questions sur la race (FAQ) · 6

Le Chien de garde de Moscou est-il sûr pour les enfants?

Le standard décrit la race comme dévouée à son maître et à toute la famille, sans agression non motivée; la peur et l'excitabilité excessive y sont éliminatoires, un psychisme instable est donc écarté de la reproduction. Tenez compte du gabarit: ne laissez pas de très jeunes enfants seuls avec le chien, qui pourrait les bousculer involontairement. La sécurité repose sur l'éducation et la surveillance, non sur une prétendue vocation de nounou.

Peut-on mettre ce chien à la chaîne?

Catégoriquement non. Rester en permanence à la chaîne détruit le psychisme de cet animal intelligent: le chien devient aigri ou dépressif. Une attache temporaire est admissible (arrivée d'invités, portail ouvert pour sortir la voiture), mais l'essentiel du temps le chien doit se déplacer librement dans l'enclos ou la cour. L'argument n'est pas qu'éthique: un comportement instable est un défaut éliminatoire de la race.

Combien mange un chien adulte?

Beaucoup — il s'agit d'un chien de 55 kg au minimum chez les mâles. Le régime importe plus que le volume: la ration quotidienne se divise en au moins deux repas, la gamelle se pose au sol et non sur un support, et le chien reste au calme après avoir mangé. En hiver, un chien vivant dehors a des besoins énergétiques accrus.

Est-il difficile de soigner ses yeux?

Les yeux sont le point faible de la race, et cela tient à ses origines: des paupières lâches et tombantes sont décrites dès les fondateurs en 1955–1956, et chaque rédaction du standard depuis 1958 les sanctionne comme défaut grave. L'examen régulier est indispensable, mais retenez la limite: l'hygiène règle une salissure ordinaire, tandis qu'un larmoiement persistant, un plissement et une rougeur imposent l'avis d'un ophtalmologiste vétérinaire, car l'entropion se traite chirurgicalement.

La race est-elle reconnue par la FCI?

Non. Le Chien de garde de Moscou ne figure dans la nomenclature de la FCI ni parmi les races reconnues à titre définitif, ni parmi celles reconnues à titre provisoire. La race est reconnue comme race nationale au sein de la RKF, avec un standard en vigueur daté du 23/04/2008 et un Club national de race. Le standard anglais préparé pour le dépôt auprès de la FCI est publié par le club avec un numéro non renseigné: «FCI-Standard Nr.: 000».

Que demander à l'éleveur avant d'acheter?

Quatre choses. Les paupières des parents: lâches, opérées? Des épisodes de torsion de l'estomac chez les parents ou proches parents (un parent au premier degré avec de tels antécédents augmente significativement le risque)? Des radiographies articulaires avec lecture officielle — le système d'admission de la RKF ne les exige pas, c'est donc l'objet d'un accord distinct entre vous. Et enfin: quel coefficient de consanguinité pour cette portée, et par quels ancêtres?

Vidéo sur la race

Questions fréquentes

Comment le Chien de garde de Moscou a-t-il été créé ?
La race a été développée au chenil de reproduction « L'Étoile Rouge » de l'École centrale de cynotechnie militaire, de la fin des années 1940 aux années 1950, par croisement de reproduction complexe entre Berger du Caucase, Saint-Bernard et chien courant russe pie. Le standard désigne comme fondateur le mâle Orslan (né le 1.12.1960, de Vepkhia et Toutti).
Le Chien de garde de Moscou est-il équilibré en famille ?
Oui. Le standard décrit la race comme équilibrée, indépendante et sociable, dévouée sans réserve à son maître et à toute la famille, sans agression non motivée. L'essentiel reste la socialisation précoce et un leadership ferme et calme.
La race convient-elle à un débutant ?
Non. C'est un gardien géant, indépendant et territorial, de 55 kg au minimum chez les mâles, qui ne mûrit psychologiquement que vers 2-3 ans ; il lui faut de l'espace, un maître expérimenté et une socialisation méthodique.
Quelles sont la taille et le poids selon le standard en vigueur ?
La taille souhaitée est de 77-78 cm chez les mâles et de 72-73 cm chez les femelles ; le minimum est de 68 cm pour les mâles et 66 cm pour les femelles, sans limite supérieure. Poids : à partir de 55 kg pour les mâles, 45 kg pour les femelles.
La race est-elle reconnue par la FCI ?
Non. Elle ne figure dans la nomenclature de la FCI ni parmi les races reconnues à titre définitif, ni parmi celles reconnues à titre provisoire. Elle est reconnue comme race nationale au sein de la RKF, avec un standard en vigueur daté du 23/04/2008. Le standard anglais préparé pour le dépôt auprès de la FCI est publié avec un numéro non renseigné : « FCI-Standard Nr.: 000 ».
Le Chien de garde de Moscou peut-il vivre dehors en hiver ?
Oui — c'est ce pour quoi il a été conçu. Le poil est long et dense, avec un sous-poil bien développé qui, selon le commentaire du Club national de race, doit permettre une vie permanente à l'extérieur par tous les temps. Signe d'un pelage incorrect : l'aspect « pelucheux » quand le sous-poil dépasse le poil de couverture — le pelage se mouille alors puis gèle.

Races similaires

Saint-bernard
Taille M 70–90 · F 65–80 cm · Énergie 2.5 · Pour débutants 2.5
absent du répertoire
Berger du Caucase
Taille M 72–75 · F 67–70 cm · Énergie 3 · Pour débutants 1.5
Terre-neuve
Taille M ~71 · F ~66 cm · Énergie 2.5 · Pour débutants 2.5
absent du répertoire
Sources
  • Standard de la race (RKF, éd. 23/04/2008)
  • Club national « Moskovskaïa Storojevaïa »
  • nomenclature FCI