Berger Allemand Panda

By tvaryny
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En bref Le berger allemand panda n'est ni une race ni un croisement : c'est un berger allemand porteur d'une mutation de panachure blanche dans le gène KIT — l'insertion spontanée d'un nucléotide dans le deuxième exon, cartographiée sur le chromosome 13 (Wong et al., 2013). Dominante pour la couleur, la mutation est létale récessive pour la viabilité : aucun homozygote n'a été obtenu au fil de plusieurs intercroisements. Par le caractère, la taille et les besoins, c'est un berger allemand ordinaire ; la couleur ne figure pas dans la liste des standards.
AppartementEnfantsChatsAutres chiensDébutants
Paramètres
Taillemâles 60–65 cm, femelles 55–60 cm
Poidsmâles 30–40 kg, femelles 22–32 kg
Espérance de viemédiane 10,3 ans (VetCompass, Royaume-Uni)
Groupe FCI1 · chiens de berger (comme le BA ; couleur hors standard)
OrigineÉtats-Unis (mutation KIT dans une lignée de BA)
Taille
Hauteur au garrot mâles 60–65 cm, femelles 55–60 cmPoids mâles 30–40 kg, femelles 22–32 kg
Évaluations · 12 · Dataset
FamilleEnfantsDébutantsDressageÉnergieSantéMueBaveAboiementAppartem.ClimatInstinct.
Notes exactes
Famille5.0
Enfants4.5
Débutants3.0
Dressage5.0
Énergie4.5
Santé3.0
Mue4.5
Bave2.0
Aboiement3.5
Appartement2.5
Climat4.0
Instinct chasse3.5
Problèmes de santé
Alimentation

Le Berger Allemand Panda (Panda German Shepherd) n’est pas une race. C’est un berger allemand porteur d’une mutation de panachure blanche : même morphologie, même mental, même aptitude au travail, mais avec de larges plages blanches là où le standard de la race n’en prévoit pas. La mutation a été localisée, séquencée et publiée dans une revue à comité de lecture — le « panda » est donc l’un des rares cas où l’on peut parler de l’origine d’une apparence inhabituelle non pas par ouï-dire, mais en nommant un gène et une position précise dans ce gène. Pour d’autres fiches de races, voir Tvaryny.

Le « panda » n’est pas une race, c’est une mutation du gène KIT
Berger Allemand Panda

Commençons par ce qui détermine tout le reste de cette fiche. Les chiens que l’on appelle « pandas » ne constituent ni une race distincte, ni un hybride de convenance, ni un croisement avec un Border Collie. Ce sont des bergers allemands qui ont hérité d’une seule et unique modification du gène KIT — le gène d’un récepteur à activité tyrosine kinase qui pilote la migration et la maturation des précurseurs des mélanocytes. Quand ce signal est affaibli, certaines zones de peau ne reçoivent tout simplement pas de cellules pigmentaires, et le poil y pousse blanc. Le blanc du « panda » n’est donc pas un autre pigment, encore moins de l’albinisme : ce sont les endroits où les cellules pigmentaires ne sont pas arrivées.

La mutation est apparue spontanément — de novo, dans une lignée de bergers allemands, chez un chien dont les parents ne présentaient pas ce motif. Dans le milieu des propriétaires, on désigne comme fondatrice une chienne nommée Lewcinka’s Franka von Phenom, née en octobre 2000 aux États-Unis ; c’est d’elle que l’on fait descendre tous les « pandas » ultérieurs. Ce nom vit dans les cercles de la race et dans les présentations d’élevages, et nous le donnons avec exactement ce statut : la version admise dans la communauté, et non une ligne tirée d’un article scientifique.

Ce qui est en revanche bel et bien consigné dans la littérature scientifique, c’est la mutation elle-même. La base internationale des caractères héréditaires animaux OMIA lui consacre une entrée : OMIA:001737-9615, « Coat colour, white spotting, KIT-related » chez le chien, gène KIT, chromosome CFA13. Ce qui est catalogué officiellement n’est donc pas une « race panda », mais le caractère « panachure blanche liée à KIT », documenté chez deux races — le berger allemand et le braque de Weimar.

Comment cela a été démontré : liaison génétique, exon 2 et quatre-vingt-quinze chiens

La source primaire est unique, et elle mérite d’être citée en entier : Wong A. K., Ruhe A. L., Robertson K. R., Loew E. R., Williams D. C., Neff M. W., « A de novo mutation in KIT causes white spotting in a subpopulation of German Shepherd dogs », Animal Genetics, 2013, volume 44, numéro 3, p. 305–310 (mise en ligne le 8 novembre 2012). Le premier auteur travaillait au Veterinary Genetics Laboratory de l’Université de Californie à Davis — ce laboratoire que les textes de vulgarisation évoquent sous le nom d’« UC Davis ».

La démarche est celle, classique, de la cartographie d’un caractère. D’abord un balayage du génome : 95 bergers allemands et 143 marqueurs microsatellites. Le signal converge vers un point unique — un seul locus sur le chromosome 13, celui qui héberge le gène KIT. Force de liaison : LOD = 15. Pour un généticien, ce n’est pas « c’est probable », c’est une question de localisation pratiquement close.

Vient ensuite le séquençage des exons de KIT, qui livre la cause : l’insertion d’un seul nucléotide — une adénine — à 70 bases du début du deuxième exon. Cette lettre en trop décale le cadre de lecture ; des codons stop prématurés apparaissent aussitôt après, et au lieu d’un récepteur complet de 974 acides aminés, la cellule fabrique un fragment de 55 résidus. C’est une perte de fonction à l’état pur. Dans la nomenclature actuelle, le variant s’écrit c.140_141insA, p.(L48Vfs*10) (on peut aussi le noter c.140dup) ; sur l’assemblage CanFam3.1, cela correspond à g.47144513_47144514insA sur le chromosome 13. Dans OMIA, c’est le variant n° 570.

Dernière étape : la vérification sur l’ensemble de l’échantillon. Le génotypage a montré une correspondance parfaite entre l’insertion et le motif — 64 chiens tachetés et 31 frères et sœurs de portée normaux, sans une seule exception dans un sens ou dans l’autre. Quand un caractère et un variant ne se séparent jamais sur près d’une centaine d’animaux, l’hypothèse « c’est autre chose » s’épuise d’elle-même.

Il y a un point qu’on peut manquer et qui fait pourtant l’importance de ce travail. Jusque-là, KIT passait pour un gène « étranger » à la panachure canine : chez le porc, la vache, le cheval, le chat et l’humain, les taches blanches dues à KIT sont décrites de longue date, mais pas chez le chien. Les auteurs écrivent explicitement avoir montré qu’une mutation avec perte de fonction dans KIT reproduit chez le chien les phénotypes de robe observés chez les autres espèces. Le « panda » n’est donc pas une curiosité : c’est le premier cas canin documenté d’un mécanisme bien connu ailleurs.

Pourquoi la thèse du croisement avec le Border Collie ne tient pas
Berger Allemand Panda — Génétique de la couleur: pourquoi ressemblent-ils à des pandas?

Le soupçon se comprend : collier blanc, tête barrée de blanc, pieds blancs — visuellement, cela évoque effectivement un chien de berger venu d’un tout autre coin de la cynologie. Mais la génétique sépare ces cas plus sûrement que l’œil.

Chez le chien, la panachure blanche « ordinaire » relève du locus S, et le gène responsable en est un tout autre : MITF. C’est lui qui produit la panachure irlandaise, le pie et le blanc extrême dans des dizaines de races. Le merle est encore un troisième gène, PMEL. Le « panda » n’appartient à aucun de ces mécanismes : chez lui, c’est KIT — autre chromosome, autre protéine, autre type d’avarie. Si le blanc était venu du Border Collie, il serait arrivé avec le variant « collie » et aurait ségrégé avec tout un pan de génome étranger. Or le travail montre l’inverse : une insertion nouvelle, absente des générations précédentes.

Deuxième appui : la ségrégation. Un apport de sang étranger ne se comporte pas comme un allèle dominant unique — il traîne derrière lui des dizaines de segments liés et produit une diversité floue de types. Ici, le caractère se comporte comme un locus unique : 64 chiens tachetés contre 31 frères et sœurs normaux, avec une concordance parfaite entre génotype et phénotype.

Troisième appui : la répétabilité du mécanisme. Indépendamment du travail américain, une équipe allemande a décrit un cas analogue dans une autre race — Gerding W. M., Akkad D. A., Epplen J. T., « Spotted Weimaraner dog due to de novo KIT mutation », Animal Genetics, 2013, 44(5), p. 605–606. Là aussi KIT, là aussi une mutation apparue de novo, mais différente : une délétion de trois nucléotides dans le treizième exon, p.(L646del), en plein domaine tyrosine kinase. Deux épisodes indépendants dans deux races distinctes signifient que KIT peut « casser » chez le chien tout seul, sans le moindre apport extérieur.

Transmission : une couleur dominante — et le versant silencieux de la même mutation

Pour la couleur, la mutation se comporte de façon autosomique dominante : une seule copie suffit pour qu’un chiot naisse « panda ». D’où une arithmétique mendélienne simple — d’un accouplement « panda × berger ordinaire », on attend qu’environ la moitié des chiots hérite de l’allèle et porte du blanc, l’autre moitié non. C’est une espérance, pas une garantie sur une portée donnée : sur de petits effectifs, les proportions fluctuent toujours.

Et voici le point capital, celui sur lequel les textes de vulgarisation se trompent le plus souvent. Le même article rapporte une seconde observation : aucun chien homozygote pour cette mutation n’a été obtenu au fil de plusieurs intercroisements (P = 0,01). Les auteurs l’interprètent ainsi : à l’état homozygote, l’allèle est très probablement létal récessif au stade embryonnaire. Et ils ajoutent que cela concorde avec le comportement des allèles nuls de KIT chez d’autres espèces. La base OMIA formule le mode de transmission de manière doublement explicite : dominant pour la couleur de robe et létal récessif pour la viabilité.

Ce que cela signifie concrètement, sans dramatiser :

  • Tout « panda » vivant est hétérozygote. Aucun chien porteur de deux copies n’a été obtenu dans la famille étudiée : le « double panda » n’est pas un objectif d’élevage, c’est une classe que l’on n’a pas observée.
  • Accoupler deux « pandas » ne donne pas « plus de panda ». En transmission dominante, l’effet visible d’une copie n’est pas renforcé par une seconde, et la fraction attendue de conceptions homozygotes n’atteint pas la naissance selon les observations des auteurs.
  • C’est un argument contre l’élevage délibéré « pour la rareté ». Le schéma le plus sûr au regard des données publiées est celui où un seul des deux partenaires porte la mutation.

Important : l’absence d’homozygotes observés concerne des embryons, pas des chiens nés. Rien n’en découle quant à la santé d’un « panda » hétérozygote déjà né — ce sont deux questions différentes, et il ne faut les confondre dans aucun sens.

Audition et taches blanches : pourquoi le « panda » n’est pas ce cas de figure

La question est légitime : chez le chien, les taches blanches sont effectivement parfois liées à une baisse d’audition. Les exemples classiques sont le dalmatien, le boxer blanc, les races merle. Le mécanisme est le même que pour la couleur : l’oreille interne a besoin de cellules apparentées aux mélanocytes, et là où elles manquent, l’audition en souffre.

Mais « panachure » ne désigne pas une seule et même chose. Chez le chien, la surdité pigmentaire est traditionnellement rattachée au locus pie (gène MITF) et au merle (gène PMEL). Le « panda » n’est ni l’un ni l’autre.

Ce que dit la littérature à propos de ces chiens précisément : dans la revue à comité de lecture Strain G. M., « The Genetics of Deafness in Domestic Animals », Frontiers in Veterinary Science, 2015, vol. 2, article 29, il est décrit une famille de bergers allemands porteuse d’une mutation avec perte de fonction dans KIT, produisant un motif blanc sur la face, la partie ventrale de l’abdomen, les pieds et le bout de la queue, et il y est indiqué que tous les chiens atteints avaient une audition normale au test BAER — l’enregistrement des potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral. Le BAER n’est pas un « le maître a appelé et le chien est venu » : c’est un test objectif qui détecte aussi la surdité unilatérale, celle qu’un propriétaire peut ignorer pendant des années.

Voilà la réponse honnête dans son entier : chez cette famille de chiens, l’audition a été mesurée par appareil et décrite comme normale. La position raisonnable pour un propriétaire n’est pas de considérer le contrôle comme superflu, mais de le faire faire si le chiot est destiné au travail ou au sport : le BAER se pratique en service de neurologie et prend peu de temps.

Allure et gabarit : l’apparence selon le standard
Berger Allemand Panda — Apparence et standards

Puisque le « panda » est un berger allemand, tous les paramètres de construction se lisent dans le standard de la race. Le standard FCI n° 166 « Deutscher Schäferhund » (édition officielle en vigueur du 11.08.2010, version française du 17.10.2018) décrit un chien de taille moyenne, au format légèrement allongé, robuste et bien musclé, à ossature sèche. Le format est chiffré : la longueur du corps dépasse la hauteur au garrot d’environ 10 à 17 %. La tête est cunéiforme, sa longueur représente environ 40 % de la hauteur au garrot, et les régions crânienne et faciale se répartissent 50 / 50.

Les tailles figurent séparément pour les mâles et pour les femelles — et il ne faut surtout pas les fondre en une seule fourchette, ce sont des chiffres distincts.

CaractéristiqueMâlesFemelles
Hauteur au garrot (FCI n° 166)60–65 cm55–60 cm
Poids (FCI n° 166)30–40 kg22–32 kg
Taille selon le standard AKC24 à 26 pouces22 à 24 pouces
Type de poil (FCI n° 166)Poil double ou poil double long — avec sous-poilPoil double ou poil double long — avec sous-poil
Longévité médiane10,3 ans (écart interquartile 8,0–12,1)10,3 ans (écart interquartile 8,0–12,1)

Le standard FCI reconnaît deux variétés de poil : le poil double et le poil double long, toutes deux obligatoirement pourvues de sous-poil. Le poil long sans sous-poil figure parmi les défauts entraînant l’exclusion, et cela vaut pour n’importe quelle couleur. La structure du pelage du « panda » n’a rien de particulier : elle est identique à celle du Berger Allemand à poil court, une partie des poils poussant simplement sans pigment.

Quant au motif lui-même, la description la plus précise disponible dans une source à comité de lecture a déjà été citée plus haut : le blanc se répartit sur la face, la partie ventrale de l’abdomen, les pieds et le bout de la queue. Ces plages de poil blanc n’ont rien à voir avec l’albinisme : le standard exige une truffe noire dans toutes les variétés de couleur, et chez les « pandas » elle le reste.

Ce que les standards disent, mot pour mot, de la couleur

C’est la partie la plus utile pour qui compte sortir quelque part avec un tel chien. Les deux standards de référence sont publics et ils ne parlent pas de « panda » : ils énumèrent ce qui est admis. C’est donc l’énumération qu’il faut lire.

FCI n° 166. La rubrique des couleurs admet : noir avec marques brun rouge, brunes ou jaunes jusqu’à gris clair ; noir et gris unicolore, le gris étant charbonné ; manteau et masque noirs. Vient ensuite l’unique mention du blanc : « De petites taches blanches discrètes sur le poitrail ou une coloration très claire à la face interne des membres sont tolérées, mais non souhaitées. » Et la rubrique se termine par : « le blanc n’est pas admis ». Parmi les défauts graves figure une ligne à part — « Défauts importants de pigmentation ». Parmi les défauts entraînant l’exclusion, deux points seulement concernent la couleur : l’albinisme et la couleur blanche de la robe (même si les yeux et les ongles sont foncés).

AKC (standard approuvé le 11 février 1978, remis en forme le 11 juillet 1994 ; le même texte est publié par le club de race GSDCA). La rubrique couleur y est ainsi rédigée : « Le berger allemand présente des couleurs variées et la plupart des couleurs sont admissibles. Les couleurs riches et soutenues sont préférées. Les couleurs pâles et délavées, ainsi que le bleu et le foie, sont des défauts graves. Un chien blanc doit être disqualifié. » La liste complète des disqualifications du standard AKC : oreilles coupées ou tombantes ; chiens dont la truffe n’est pas majoritairement noire ; prognathisme inférieur ; queue écourtée ; chiens blancs ; tout chien qui tente de mordre le juge.

Mis bout à bout, cela donne une image précise plutôt qu’approximative. Aucun des deux standards ne décrit le motif panaché de blanc comme une catégorie à part, et aucun ne prononce le mot « panda ». La FCI limite explicitement le blanc admis à de « petites taches discrètes sur le poitrail » : le motif du « panda » sort donc de la liste des couleurs admises et relève de la formule sur les défauts importants de pigmentation. Le texte de l’AKC, lui, est différent : la disqualification y vise le chien blanc, et non le chien à taches blanches ; le « panda » ne tombe donc pas littéralement sous cette ligne — mais il ne figure pas davantage parmi les couleurs riches et soutenues que le standard préfère.

Enregistrement et ring d’exposition : deux systèmes distincts

C’est ici que naît la moitié des querelles en ligne : on discute comme si la « reconnaissance » était une procédure unique. En réalité il y en a au moins deux, et elles obéissent à des règles différentes.

La première est le registre, c’est-à-dire l’inscription du chien au livre des origines en tant que représentant de la race. La seconde est le jugement de conformité au standard en exposition. La preuve la plus nette qu’il ne s’agit pas de la même chose vient de l’AKC lui-même : sa liste de codes d’enregistrement de couleurs pour le berger allemand compte onze entrées — noir (007), noir et crème (010), noir et rouge (014), noir et argent (016), noir et feu (018), gris (100), sable (164), blanc (199), foie (123), bleu (037) et bicolore (454). Le blanc y figure — alors même que ce même AKC disqualifie le chien blanc dans le standard de la race. Le registre enregistre un fait ; le ring juge une conformité. Ce sont deux plans parallèles.

Aucun code propre au motif panaché de blanc ne figure dans cette liste : dans les papiers d’enregistrement, le « panda » passe sous l’une des entrées existantes. Autre détail à garder en tête : nulle part l’enregistrement n’est une affirmation sur la qualité d’un chien. Il dit seulement que les parents sont inscrits au même livre.

Ce qu’il faut en retenir comme propriétaire. Les disciplines de travail et de sport — obéissance, pistage, agility, recherche — évaluent le comportement et l’exécution, pas le dessin du pelage. Le ring de beauté, lui, juge précisément la conformité à la description de la race, et une couleur hors liste y sera toujours un problème. Ce n’est pas un « complot contre les pandas », c’est le contenu littéral du document sous lequel travaille le juge.

Caractère : un chien de service sous un nom attendrissant
Berger Allemand Panda — Tempérament et caractère: un guerrier à l'âme de philosophe

Le nom trompe : derrière le mot « panda » se tient un véritable chien de service. La mutation de KIT gouverne la migration des cellules pigmentaires — elle n’a aucun rapport avec le tempérament, la capacité d’apprentissage ou le seuil de réactivité. Le caractère se décrit donc par le standard de la race, et par rien d’autre.

La formulation du standard FCI n° 166 mérite une lecture lente : le berger allemand doit être « équilibré (nerfs solides) dans son caractère, sûr de lui, absolument naturel et — hors situation de stimulation — de bonne composition, en outre attentif et disposé à coopérer ». Le standard exige ensuite « un comportement instinctif, de la résistance et de l’assurance » pour que le chien convienne « comme compagnon, chien de garde, de protection, de service et de berger ». L’utilisation, en tête du standard, est notée ainsi : « chien d’utilité, de berger et de service polyvalent ».

La conséquence pratique est simple, et peu réjouissante pour qui choisit un chien sur photo : cet animal a besoin d’une tâche. Un berger allemand laissé sans travail s’en trouve un lui-même — et le résultat plaît rarement au propriétaire. Cela vaut pour le « panda » exactement autant que pour n’importe quel autre berger.

Un chiffre encore, à connaître avant l’achat plutôt qu’après. Dans une étude britannique portant sur la médecine vétérinaire de première ligne, l’agressivité apparaissait comme diagnostic enregistré chez 4,76 % des bergers allemands, et elle était plus fréquente chez les mâles que chez les femelles. Ce n’est pas une condamnation de la race : c’est un argument en faveur d’une socialisation précoce, de règles claires à la maison et d’un travail avec un éducateur — et non du « ça lui passera ». Comparé à d’autres races de berger rares — le Berger Brésilien Ovelheiro Gaucho, par exemple — le berger allemand est bien plus tourné vers l’humain et s’insère nettement mieux dans un rythme urbain ; mais c’est justement par cette proximité qu’il « lit » aussi plus vite les erreurs d’éducation.

Santé : la ligne de base de la race, en chiffres
Torsion d’estomac : ce que les études de risque ont réellement montré

La dilatation-torsion de l’estomac (SDTE, en anglais GDV) est une affection qui peut tuer un grand chien à poitrine profonde en quelques heures. Beaucoup de conseils circulent sur sa prévention, et une partie contredit les données ; mieux vaut donc s’appuyer sur des travaux précis.

Dans une cohorte prospective de races grandes et géantes (Glickman L. T. et coll., Journal of the American Veterinary Medical Association, 2000, 217(10), p. 1492–1499), quatre facteurs ont été significativement associés au risque de torsion : l’âge croissant, l’existence d’un parent au premier degré ayant fait un épisode de SDTE, une vitesse d’ingestion élevée et — c’est le plus inattendu — la gamelle surélevée. Les auteurs estiment que la gamelle surélevée explique environ 20 % des cas chez les races grandes et environ 52 % chez les géantes. Autrement dit, le conseil répandu « nourrissez sur un support pour éviter la torsion » a, dans ce travail, le signe inverse, et nous ne le reprendrons pas.

Un second travail de la même équipe (JAVMA, 2000, 216(1), p. 40–45) donne l’ordre de grandeur du phénomène : incidence de 23 cas pour 1000 années-chien chez les grandes races et de 26 chez les géantes, incidence cumulée de 5,7 % sur la durée de l’étude, et parmi les 105 chiens ayant fait une torsion, 28,6 % sont morts. Un troisième (Raghavan M. et coll., Journal of the American Animal Hospital Association, 2004, 40(3), p. 192–203) portait sur l’alimentation : le risque était plus élevé chez les chiens ingérant un plus grand volume d’aliment par repas, indépendamment du nombre de repas quotidiens, et maximal chez ceux à qui ce grand volume était donné une seule fois par jour.

Une réserve importante sur la portée de ces données : le berger allemand ne faisait pas partie des races étudiées — il s’agissait de l’akita, du bloodhound, du colley, du dogue allemand, du setter irlandais, du lévrier irlandais, du terre-neuve, du rottweiler, du saint-bernard, du caniche royal et du braque de Weimar. La formulation correcte est donc : ce sont des régularités établies pour les grandes et très grandes races en général. La conclusion pratique qui en découle est simple — des portions plus petites et plus fréquentes, pas de gamelle surélevée, ralentir une ingestion trop rapide et connaître par cœur les signes de la torsion. La fiche de race de l’AKC la décrit comme un gonflement abdominal soudain et potentiellement mortel, et recommande au propriétaire d’en apprendre à l’avance les symptômes et la conduite à tenir.

Entretien, pelage et mue
Berger Allemand Panda — Soins et entretien

Le pelage du « panda » est construit comme celui de n’importe quel berger allemand : un poil de couverture dense et un sous-poil, que le standard exige dans les deux variétés. Le poil blanc n’a pas une autre structure — il est simplement dépourvu de pigment.

La fiche de race de l’AKC décrit l’entretien de façon brève et réaliste : poil de longueur moyenne, double, avec un poil de couverture plutôt dur et couché et un sous-poil plus doux ; l’entretien est simple et se résume d’ordinaire à un brossage rapide tous les quelques jours pour retirer le poil mort ; une ou deux fois par an, le chien mue beaucoup plus abondamment et il faut alors brosser plus souvent. Le bain n’est nécessaire qu’occasionnellement. Les ongles doivent être coupés ou meulés chaque mois s’ils ne s’usent pas naturellement — des ongles trop longs provoquent des douleurs et altèrent l’aplomb.

La seule chose qui distingue le « panda » de ses congénères au quotidien est purement cosmétique : les zones blanches se salissent de façon plus visible. Ce n’est pas une raison de laver le chien plus souvent que la race ne le demande — c’est une raison d’essuyer les pieds et le ventre au retour de promenade.

Et une chose encore qui découle des chiffres ci-dessus : l’otite externe est le diagnostic le plus fréquent de la race (7,89 %). Les oreilles méritent un contrôle régulier, et les secouements de tête ou une odeur ne doivent pas être mis sur le compte du « cérumen » : c’est un motif de consultation, car une otite a presque toujours une cause en amont du symptôme.

Exercice, mouvement et dressage
Berger Allemand Panda — Dressage et éducation

Le standard FCI définit le berger allemand par un seul mot : trotteur. Et il explique ce que cela veut dire mécaniquement : les membres doivent être coordonnés en longueur et en angulations de façon que le chien puisse engager l’arrière-main sous le corps sans modification notable de la ligne du dessus, et porter l’avant tout aussi loin. Des proportions correctes donnent une allure rasante et sans effort apparent. Le standard prévient expressément qu’une angulation excessive de l’arrière-main réduit la stabilité et l’endurance, et par conséquent l’aptitude au travail.

D’où le régime d’exercice. Un chien bâti pour un trot prolongé ne se contente pas d’un tour de pâté de maisons en laisse. Il lui faut du mouvement avec une tâche : jeux de recherche, rapport d’objet, travail de nez, longues sorties régulières. Le sprint n’est pas son point fort : là où l’explosion courte revient au Lurcher ou au lévrier, le berger prend l’avantage sur la distance à allure constante. Chez le jeune chien en croissance, les sauts hauts et les longues courses sur sol dur se dosent — c’est un investissement direct dans ces mêmes articulations qui dominent ensuite les statistiques de mortalité.

L’éducation commence dès les premiers jours à la maison. La race comprend vite, et c’est précisément pourquoi la répétition monotone joue contre vous : le chien se met soit à « optimiser » l’exécution, soit à se désintéresser. Le renforcement positif donne le résultat le plus stable ; les méthodes dures, chez une race aussi sensible au contact humain, frappent les deux choses à la fois — le comportement et la fiabilité.

Un mot à part sur les disciplines de protection. Le standard qualifie explicitement le berger d’apte à la garde et à la défense, ce qui signifie que le potentiel est là par défaut et que la seule question est de savoir qui le façonne. Un cours d’obéissance de base est nécessaire pour tous ; tout travail de défense doit être conduit par un éducateur, et non par un propriétaire d’après des vidéos. Rappelons le chiffre : l’agressivité est le cinquième diagnostic enregistré par ordre de fréquence dans la race, et elle est plus courante chez les mâles. C’est exactement le terrain où une socialisation précoce est plus fiable qu’une correction tardive.

Alimentation d’un grand chien de travail
Quelles questions poser à l’éleveur
Avantages et difficultés
Berger Allemand Panda — Avantages et inconvénients de la race
Points fortsDifficultés
Les qualités de travail et l’aptitude à l’apprentissage du berger allemand, sans la moindre altérationCouleur hors de la liste des standards — le ring de beauté est fermé
L’origine de cette apparence inhabituelle est établie et publiée, non colportéeMue abondante toute l’année, avec deux pics
Polyvalence : compagnon, gardien, sport, travail de serviceFort besoin de mouvement et de tâches ; sans travail, le chien s’en invente
Dans la famille de chiens décrite, l’audition a été mesurée par appareil et décrite comme normaleLes vulnérabilités héréditaires typiques de la race — l’appareil locomoteur en premier lieu
Une ligne de base de santé bien mesurée pour la race : il y a sur quoi s’appuyerLa rareté du motif attire le discours commercial : il faut vérifier les documents avec plus de soin
D’où vient la race elle-même

Le contexte, sans lequel le « panda » reste en suspens. Le standard FCI n° 166 retrace l’histoire de la race en renvoyant aux documents officiels du club fondateur — le Verein für Deutsche Schäferhunde (SV), dont le siège est à Augsbourg. Le club a été constitué lors de la première assemblée générale à Francfort-sur-le-Main le 20 septembre 1899, sur les propositions d’A. Meyer et de Max von Stephanitz ; c’est le SV, en tant que club fondateur, qui est responsable du standard de la race.

Le standard formule ensuite le projet avec une franchise remarquable : la race a été construite à partir des chiens de berger d’Allemagne centrale et méridionale existant à l’époque, « dans le but ultime de créer un chien de travail porté aux hautes performances », et c’est pour cet objectif que la description a été rédigée, portant aussi bien sur la constitution physique que sur les traits et le caractère. Le berger allemand n’est donc pas, dès l’origine, une race d’agrément à passé utilitaire : c’est un programme de travail couché par écrit sous forme de standard. Cela explique beaucoup — et le caractère restrictif de la rubrique couleur, et l’ardeur avec laquelle tout écart est discuté dans la race.

Faits intéressants
  • Une seule lettre d’ADN. Toute la différence entre un berger ordinaire et un « panda » tient à une adénine en trop dans le deuxième exon du gène KIT. Le décalage du cadre de lecture réduit un récepteur de 974 acides aminés à 55.
  • Le premier cas canin d’un mécanisme connu. Avant ce travail, la panachure blanche due à KIT était décrite chez le porc, la vache, le cheval, le chat et l’humain — mais pas chez le chien.
  • Ni pie ni merle. Chez le chien, le pie vient du gène MITF et le merle de PMEL. Le « panda » n’appartient à aucun de ces locus.
  • Le mécanisme s’est répété dans une autre race. La même année 2013, Animal Genetics décrivait un braque de Weimar tacheté de blanc, également porteur d’une nouvelle mutation de KIT — mais différente : une délétion de trois nucléotides dans le treizième exon.
  • Registre ne vaut pas ring. Dans la liste des codes d’enregistrement de couleurs de l’AKC pour le berger allemand, le blanc existe (code 199) — alors que le standard de cette même organisation disqualifie le chien blanc.
  • Le standard chiffre le format. La longueur du corps du berger allemand dépasse la hauteur au garrot d’environ 10 à 17 %, et la tête représente près de 40 % de la hauteur au garrot.
Questions fréquentes sur le Berger Panda (FAQ)

Le Berger Panda est-il une race à part ?

Non. C’est un berger allemand porteur d’une mutation de panachure blanche dans le gène KIT. Ce que la base internationale des caractères héréditaires animaux catalogue, c’est précisément le caractère — « panachure blanche liée à KIT » (OMIA:001737-9615) — et non une race.

N’est-ce pas un apport de sang Border Collie ?

Non. Les généticiens ont localisé le caractère sur le chromosome 13, dans le gène KIT, et identifié l’insertion d’un nucléotide dans le deuxième exon, qui correspondait parfaitement au motif chez 64 chiens tachetés et 31 frères et sœurs normaux. La panachure blanche canine ordinaire est gouvernée par un autre gène, MITF, auquel le « panda » n’a rien à voir.

Peut-on accoupler deux « pandas » ?

Les données publiées invitent à ne pas le faire. Aucun chien homozygote pour la mutation n’a été obtenu au fil de plusieurs intercroisements, et les auteurs l’interprètent comme une létalité embryonnaire récessive ; la base OMIA classe l’allèle exactement ainsi — dominant pour la couleur de robe et létal récessif pour la viabilité.

Les « pandas » naissent-ils sourds ?

Dans une revue à comité de lecture consacrée à la génétique de la surdité chez les animaux domestiques, il est indiqué que tous les chiens atteints de la famille de bergers allemands décrite avaient une audition normale au test BAER. Chez le chien, la surdité pigmentaire est traditionnellement liée aux locus pie (MITF) et merle (PMEL), et le « panda » n’appartient à aucun des deux.

Peut-on présenter un tel chien en exposition ?

En ring de beauté, pratiquement pas. Le standard FCI n° 166 ne tolère en fait de blanc que de « petites taches discrètes sur le poitrail » et range les défauts importants de pigmentation parmi les défauts graves. Le standard AKC disqualifie le chien blanc et ne cite pas le motif panaché parmi les couleurs riches qu’il préfère. Les disciplines de travail et de sport, elles, jugent le comportement et l’exécution, non la couleur.

Le caractère du « panda » diffère-t-il de celui d’un berger ordinaire ?

Non. La mutation de KIT gouverne la migration des cellules pigmentaires. Le tempérament, l’intelligence et les aptitudes au travail sont décrits par le standard de la race : un chien équilibré, sûr de lui, attentif et disposé à coopérer, apte comme compagnon, chien de garde, de protection, de service et de berger.

Combien de temps vivent les bergers allemands ?

D’après les dossiers cliniques de la médecine vétérinaire de première ligne au Royaume-Uni, la longévité médiane de la race est de 10,3 ans, avec un écart interquartile de 8,0 à 12,1 ans. Les causes de mort les plus fréquentes dans le même échantillon sont le trouble musculo-squelettique (16,3 %) et l’incapacité à se lever (14,9 %).

Sources
  • Wong A. K., Ruhe A. L., Robertson K. R., Loew E. R., Williams D. C., Neff M. W. A de novo mutation in KIT causes white spotting in a subpopulation of German Shepherd dogs. Animal Genetics, 2013, 44(3), 305–310.
  • OMIA:001737-9615 « Coat colour, white spotting, KIT-related » chez Canis lupus familiaris, variants n° 570 et n° 459. Online Mendelian Inheritance in Animals, Université de Sydney.
  • Gerding W. M., Akkad D. A., Epplen J. T. Spotted Weimaraner dog due to de novo KIT mutation. Animal Genetics, 2013, 44(5), 605–606.
  • Strain G. M. The Genetics of Deafness in Domestic Animals. Frontiers in Veterinary Science, 2015, 2:29.
  • Standard FCI n° 166 « Deutscher Schäferhund » (Berger allemand), édition officielle en vigueur du 11.08.2010 ; version française du 17.10.2018.
  • Standard de race German Shepherd Dog, American Kennel Club — approuvé le 11.02.1978, remis en forme le 11.07.1994 ; texte identique publié par le German Shepherd Dog Club of America.
  • O’Neill D. G., Coulson N. R., Church D. B., Brodbelt D. C. Demography and disorders of German Shepherd Dogs under primary veterinary care in the UK. Canine Genetics and Epidemiology, 2017, 4:7.
  • Glickman L. T. et coll. Non-dietary risk factors for gastric dilatation-volvulus in large and giant breed dogs. JAVMA, 2000, 217(10), 1492–1499 ; Incidence of and breed-related risk factors for gastric dilatation-volvulus in dogs. JAVMA, 2000, 216(1), 40–45.
  • Raghavan M. et coll. Diet-related risk factors for gastric dilatation-volvulus in dogs of high-risk breeds. JAAHA, 2004, 40(3), 192–203.
Avantages
  • Les qualités de travail et l'aptitude à l'apprentissage du berger allemand, intactes
  • Chien polyvalent : compagnon, gardien, sport, travail de service
  • L'origine de la couleur est établie et publiée, non colportée
  • Dans la famille décrite, l'audition a été mesurée au BAER et jugée normale
Inconvénients
  • Mue abondante toute l'année, avec deux pics
  • Fort besoin de mouvement et de tâches ; sans travail, il s'en invente
  • Couleur hors de la liste des standards — le ring de beauté est fermé
  • Vulnérabilités héréditaires typiques du berger allemand
  • Accoupler deux « pandas » est déconseillé au vu des données publiées
Comparaison avec des races similaires
Berger allemand (standard)Berger blanc suisseBerger d’Europe de l’Est
Taille55–65 cm53–66 cm62–76 cm
Énergie4.544
Appartement2.52.52
Débutants332.5
Questions fréquentes
Le berger panda est-il une race à part ?
Non. C'est un berger allemand porteur d'une mutation de panachure blanche dans le gène KIT. Ce que la base des caractères héréditaires animaux catalogue, c'est le caractère — « panachure blanche liée à KIT » (OMIA:001737-9615) — et non une race.
N'est-ce pas un apport de sang Border Collie ?
Non. Le caractère a été localisé sur le chromosome 13, dans le gène KIT, et l'insertion d'un nucléotide dans le deuxième exon correspondait parfaitement au motif chez 64 chiens tachetés et 31 frères et sœurs normaux. La panachure blanche canine ordinaire est gouvernée par un autre gène, MITF.
Peut-on accoupler deux « pandas » ?
Les données publiées invitent à ne pas le faire : aucun chien homozygote pour la mutation n'a été obtenu au fil de plusieurs intercroisements, et les auteurs l'interprètent comme une létalité embryonnaire récessive. OMIA classe l'allèle comme dominant pour la couleur et létal récessif pour la viabilité.
Les « pandas » naissent-ils sourds ?
Dans une revue à comité de lecture consacrée à la génétique de la surdité chez les animaux domestiques, il est indiqué que tous les chiens atteints de la famille de bergers allemands décrite avaient une audition normale au test BAER. La surdité pigmentaire canine est traditionnellement liée aux locus pie (MITF) et merle (PMEL).
Peut-on présenter un tel chien en exposition ?
En ring de beauté, pratiquement pas. Le standard FCI n° 166 ne tolère de blanc que de petites taches discrètes sur le poitrail et range les défauts importants de pigmentation parmi les défauts graves. Les disciplines de travail et de sport jugent le comportement et l'exécution, non la couleur.
Le caractère du « panda » diffère-t-il de celui d'un berger ordinaire ?
Non. La mutation de KIT gouverne la migration des cellules pigmentaires. Le tempérament, l'intelligence et les aptitudes au travail sont décrits par le standard de la race : un chien équilibré, sûr de lui, attentif et disposé à coopérer, apte comme compagnon, chien de garde, de protection, de service et de berger.
Combien de temps vivent les bergers allemands ?
D'après les dossiers cliniques de la médecine vétérinaire de première ligne au Royaume-Uni, la longévité médiane de la race est de 10,3 ans, avec un écart interquartile de 8,0 à 12,1 ans. Les causes de mort les plus fréquentes sont le trouble musculo-squelettique (16,3 %) et l'incapacité à se lever (14,9 %).
Sources

Wong et al., Animal Genetics 2013, 44(3):305–310 · OMIA:001737-9615 · Strain, Frontiers in Veterinary Science 2015, 2:29 · Standard FCI n° 166 · Standard de race AKC / GSDCA · O'Neill et al., Canine Genetics and Epidemiology 2017, 4:7

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